vendredi 7 octobre 2022

3157 lecteurs en ligne -

fraren
Ads Sidebar

Réunion des ministres chargés de l'agriculture et de l'élevage de l’espace UEMOA: Faire de l’Agriculture une super priorité dans l’Union

Reunion ministre agriculture UEMOA Niamey

Le Ministre de l’Agriculture de la République du Niger M. Alambedji Abba Issa a présidé ce vendredi 10 juin 2022 à l’hôtel Bravia de Niamey, la réunion des ministres chargés de l’agriculture et de l’élevage des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

 

Zeyna_transfert_argent_bis.jpg

Cette rencontre qui se tient en prélude à la 11ème réunion du comité de haut niveau sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle s’est tenue en présence des ministres chargés de l'agriculture, de l'élevage et du développement rural de l'espace UEMOA, du Président de la Commission de l’UMEOA M. Abdoulaye Diop, du Haut-Commissaire à l’initiative 3 N, M. Ali Béty,  du Commissaire chargé de l'agriculture de la CEDEAO, du secrétaire exécutif du CILSS, du Commissaire chargé du département de l'agriculture,  des ressources en eau et de l'environnement de la Commission de l'UEMOA, du Représentant du club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest, des représentants de la BCEAO et de la BOAD ainsi que des représentants des partenaires techniques et financiers, des organisations professionnelles agricoles régionales de la société civile et du secteur privé.

Reunion ministre agriculture UEMOA Niamey BIS

Face à l’accroissement du nombre de personnes exposées à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans l’espace UEMOA ces dernières années, les dirigeants au plus niveau, ont décidé de prendre la question à bras le corps surtout après les effets de la Covid-19 et la guerre en Ukraine, qui risque d’engendrer une pénurie des céréales et intrants agricoles à travers le monde. 

De deux (2) millions qu’ils étaient en 2014 puis 8 millions en 2021 et aujourd’hui 12 millions d’âmes qui sont menacés par la crise alimentaire et nutritionnelle, la situation interpelle au plus haut niveau les dirigeants dans l’espace UEMOA, d’où l’impérieuse nécessité d’agir à temps afin d’atténuer les souffrances des populations surtout rurales.

Intégration communautaire

Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Président de la Commission de l'UEMOA s'est félicité de la bonne de cette importante rencontre à Niamey, ce qui selon M.Abdoulaye Diop,  témoigne de l’intérêt capital que les autorités du pays, au premier rang desquelles le Président Mohamed Bazoum, accordent aux questions essentielles pour le bien-être des populations de notre espace communautaire."Cela nous réconforte et nous rassure, une fois de plus, du soutien de la plus Haute Autorité Nigérienne pour la prise en charge des problématiques régionales dans le cadre de la transformation de l’Agriculture de la région et la promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle", a déclaré le Président de la Commission de l'UEMOA.

Poursuivant son allocution, M. A Diop a souligné que cette rencontre de Niamey se tient dans un contexte marqué par plusieurs faits majeurs, en lien avec le sujet à l'ordre du jour, et qui  mérite toute l'attention des participants Il s’agit, notamment et selon les explications di Président de la Commission, de la baisse des productions vivrières chiffrée à plus de 13% par rapport à la campagne écoulée ;de la crise sécuritaire avec la persistance des foyers de tensions dans la sous-région ainsi que de la crise sanitaire avec la persistance du Covid-19. "A cela est venue s’ajouter la crise ukrainienne, source de lourdes menaces sur les disponibilités des céréales et des intrants agricoles importés, précisément les engrais", a-t-il poursuivi avant d'ajouter qu'une crise qui engendre une inflation galopante avec, au mois de mars 2022, un indice des produits alimentaires et boissons non alcoolisées en hausse de 12,2% par rapport à mars 2021 et qui contribue à rendre difficile l’accès aux denrées alimentaires au point de placer12,5 millions de nos concitoyens en situation de besoins d’assistance alimentaire d’urgence.

Au regard de l’acuité du problème de sécurité alimentaire et nutritionnelle, la Commission, a souligné le Président de la Commission et suite à la réunion des ministres en charge de l’agriculture et de l’élevage tenue le 21 octobre 2021 à Niamey, l'Union a accordé un appui financier de quatre milliards quatre cents millions (4.400. 000.000) de francs CFA aux Etats membres de l’Union pour les accompagner dans la mise en œuvre de leurs Plans Nationaux de Réponse.

Pour le Président de la Commission de l'UEMOA, face à ces constats, il importe d’inverser les tendances lourdes à l’origine, notamment, de la faible performance de nos systèmes agricoles et alimentaires. "Pour cela, nous devons bâtir nos nouvelles orientations sur les enseignements tirés de nos interventions passées et tenant compte de nos enjeux et défis de l’heure", a mis en exergue M. Diop avant de souligner que c’est dans cette dynamique que la Commission de l’UEMOA, prenant en compte les orientations des Chefs d’Etat, a adopté le Cadre d’Actions Prioritaires à l’horizon 2025 (CAP 2025) comme document d’orientations dont le contenu a été partagé avec l’ensemble des acteurs.  "C'est ainsi, avait-il ajouter qu'au volet « Agriculture » du CAP 2025, l'objectif communautaire  est de créer les conditions d’une transformation durable de ce secteur, lui permettant d’assurer souverainement la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que des revenus équitables à nos populations.  Pour cela, a expliqué le Président de la Commission de l'UEMOA,  nous allons activer trois leviers. Il s'agit, d’abord la promotion d’une agriculture durable pour soutenir la réalisation des Objectifs de Développement Durable relatifs à la pauvreté, à la faim zéro, à la croissance durable et à la création d’emplois. Il y a ensuite, le renforcement de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et la construction de chaines de valeur agricoles compétitives. Et enfin, a-t-il déclaré, il y a le renforcement de la résilience des populations face aux aléas et au Changement Climatique.

"Nous avons la certitude que la nature des crises alimentaires récurrentes que vit notre région tient plus des causes structurelles que conjoncturelles.  C’est pourquoi, il importe de changer de paradigme, en considérant l’Agriculture comme un secteur sur prioritaire, pourvoyeur d’emplois et de revenus décents, pour lequel, des reformes adaptées sont indispensables. Ces reformes peuvent concerner entre autres, l’amélioration du cadre d’investissements publics et privés agricoles, y compris le cadre juridique spécifique des affaires agricoles et de sécurisation foncière ;la promotion de politiques d’aménagement intégré des espaces agricoles et ruraux en pôles de croissance ainsi que l’amélioration des dispositifs de promotion des services agricoles, notamment l’approvisionnement en intrants agricoles et le conseil technique". M.  ABDOULAYE DIOP, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L’UEMOA

En terminant son allocution, le Président A. Diop a tenu à  rassurer les Autorités ainsi que les Partenaires que la Commission de l’UEMOA jouera pleinement son rôle pour relever les défis du secteur rural et ce, de manière synergique et complémentaire, aux côtés des partenaires que sont la CEDEAO et le CILSS. "Il convient d’ores et déjà de relever des motifs de satisfaction concernant la gestion concertée au niveau de la prévention et la gestion des crises alimentaires, la gestion des intrants agricoles et la promotion du pastoralisme", a estimé le Président qui s'est dit, en guise de conclusion, " persuadé que nous pouvons faire davantage surtout en ces moments critiques marqués par les crises sanitaires et sécuritaires et leurs corollaires sur le cadre macroéconomique et les moyens de vie de nos populations".

Objectif "Fin zéro"

En prononçant le discours officiel d'ouverture de la rencontre, le ministre de l'Agriculture a tenu, tout d'abord, à souhaiter la bienvenue à tous les participants en terre hospitalière nigérienne et cela, en dépit de leur agenda particulièrement chargé. "Notre réunion se tient dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine avec des conséquences négatives sur les approvisionnements des marchés alimentaires et des engrais", a rappelé Dr Issa Alambédji avant de préciser que ceci, va contribuer à détériorer la situation alimentaire et nutritionnelle de notre région, déjà très fragilisée par les causes locales que vous connaissez. Effectivement, a poursuivi le ministre, les informations récentes issues du Réseau de Prévention des Crises Alimentaires (RPCA) révèlent une population en insécurité alimentaire évaluée à environ 12millions pour la période de soudure qui démarre. Cette population était de 8 millions de personnes en 2021 et seulement de 2 millions en 2014, a -t-il dit. "Cette situation difficile qui s'éternise nous interpelle au plus haut point et justifie, je ne cesse de le répéter, la place et le rôle combien important du Comité de Haut Niveau sur la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dont les préparatifs de la onzième11esession font l'objet de notre présente rencontre", a ajouté le ministre Alambédji pour qui, c'est l'une des raisons principales pour les participants d'honorer une fois de plus la pertinence politique du Comité de haut niveau, "en faisant en sorte que nos orientations et décisions ciblent la chaine des causes responsables, aussi bien profondes que conjoncturelles, afin d'espérer un traitement durable et définitif, de la problématique de la faim dans notre région. C’est une conviction partagée par le gouvernement de la République du Niger et tous les acteurs de la région".

Le ministre de l'Agriculture du Niger a ensuite rappelé que durant les 3 jours qui se sont écoulés, les experts ont, en plus de la situation alimentaire et nutritionnelle de l'année en cours, examiner spécifiquement les perspectives d'une mise en œuvre efficace des plans nationaux de réponse dans le cadre de la prise en charge des populations en insécurité alimentaire, et d’approvisionnement région en engrais. "Ils nous soumettent aujourd'hui leurs résultats pour appréciation et nous devons nous en inspirer, afin de proposer au président du comité de haut niveau, les orientations pertinentes qui conviendraient", a-t-il ajouté avant de souligner qu'il s'agira pour ces orientations, de faire en sorte de réaliser les objectifs de « fin zéro » dans les brefs délais à travers des actions structurantes permettant de mettre définitivement à l'abri de la faim et de la pauvreté les populations rurales et accélérer la transformation de l'agriculture dans la région, conformément à la déclaration de Malabo de 2015, pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie. Les objectifs pourraient être facilement atteint en intensifiant, en adaptant les productions irriguées dans l'ensemble de nos village agricoles, l'Oriental la production vers le marché et en valorisant nos productions agricoles par la conservation, la transformation et la commercialisation.

"Je voudrais relever pour m'en réjouir, les importants acquis engrangés par mon pays dans le cadre de l'initiative 3N, les nigérien nourrissent les nigériens, entamée depuis 2011. C'est à qui sont consolidées sous l'impulsion du président de la République en alignant tous les investissements du secteur rural à notre politique agricole révisée. D'ores et déjà, les résultats atteints après une année de mise en œuvre du programme de la Renaissance acte 3 sont très édifiants. Je voudrais vous rassurer de la disponibilité de mon pays à partager les enseignements tirés depuis bientôt plus d'une décennie en faveur du renforcement des moyens d'existence et de la résilience des populations de notre région". Dr Issa Alembédji

Le ministre a enfin saisi l’occasion pour saluer les efforts de la Commission de l'UEMOA qui assure, depuis 2011, le bon fonctionnement du comité de haut niveau, à travers la bonne continuation de la mise en œuvre des orientations qui en résultent. Il aussi tenu à remercier l'ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur soutien renouvelés à densifier leur accompagnement.  "À tous les acteurs, je lance un appel pour une mobilisation active est déterminé pour soutenir le processus en vue d'une transformation structurelle du secteur agricole, bâtie sur des orientations adaptées au besoin et au contexte socio-économique et culturel de notre région", a lancé en conclusion, le ministre Issa Alembedji.

Reunion ministre agriculture UEMOA Niamey BIS1

Reunion ministre agriculture UEMOA Niamey BIS2

  

 

.

Commentaires  

+2 #1 TOTO A DIT 11-06-2022 13:33
Quand l'ancien Ministre de la Fonction Publique Ivoirienne, Gnamien Konan, déclare :
"JE SOUHAITE UNE GRANDE FAMINE POUR L'AFRIQUE"......

Certainement que d'aucuns vont s'offusquer et de demander qu'est ce qui lui prend à celui là où a t il perdu ses sens ?

Quand TOTO A DIT partage et valide la proposition du Ministre, aller à la ligne n'est ce pas un choix ?

A travers une déclaration publiée sur son compte Twitter, l'ancien ministre de la fonction publique Gnamien Konan a exprimé son ras-le-bol relativement à la cherté de la vie en Afrique liée aux importations de certaines denrées alimentaires. Il a souhaité une famine en Afrique pour que les dirigeants africains se rendent compte du potentiel africain.



Gnamien Konan ne supporte pas que les prix de certaines denrées alimentaires en Afrique connaissent des fluctuations au gré des humeurs des producteurs internationaux. On le sait, et ce n'est un secret pour personne, la crise entre l'Ukraine, la Russie et alliés se répercute considérablement sur les coûts de certains produits importés de ces pays tel que le blé , pour ne citer que celui-ci.

Pour l'ancien ministre de la fonction publique Gnamien Konan, cela est inadmissible. Par conséquent, souhaite-t-il une situation difficile en Afrique qui pourrait emmener les africains à prendre conscience.

A suivre...
Citer | Signaler à l’administrateur
+2 #2 TOTO A DIT 11-06-2022 13:47
Suite 1
"Je souhaite une grande famine en Afrique, une famine qui va nous faire prendre conscience que nous avons des milliards d’hectares de terres fertiles, une famine qui va nous obliger à apprendre à fabriquer nous mêmes des engrais."

a-t-il laissé lire sur son compte tweeter très tôt ce vendredi 10 juin 2022.

Dans sa déclaration, Gnamien Konan interpelle les gouvernants africains à compter sur leurs propres ressources déjà abondantes pour éviter de faire payer le prix aux populations du fait de leur dépendance aux producteurs internationaux.

Comme TOTO A DIT et beaucoup d'autres pensent, leur prérogatives de différer,...

Ne dit-on pas que les temps durs créent une nouvelle façon de voir et de penser et des hommes forts et novateurs, en imposant une prise de conscience et une recherche de solution durable ?

Le péché du Ministre, n'est il pas d'avoir une longueur d'avance sur ces contemporains et oser penser en dehors de boîte de routine ?

Comme par analogie et preuve pour appuyer la proposition du Ministre , TOTO A DIT donne un cas spécifique au Niger et une question pour le lectorat ...

Depuis combien de temps , le Nigeria fournit de l'électricité au Niger ....

Si le Nigéria décide, DE FAÇON UNILATÉRALE , de fermer définitivement la livraison de l'électricité au Niger , le Niger a t I conçu un palliatif ou plan b pour être souverainement indépendant du Nigeria en électricité ?
Citer | Signaler à l’administrateur
+2 #3 TOTO A DIT 11-06-2022 13:49
Suite 2 et fin
Ou faudrait il que le Nigéria coupe pour que les Nigeriens commencent à se gratter la tête et à penser de comment être moins dépendant du Nigeria dd facon endogène ou interne en électricité ?
Citer | Signaler à l’administrateur

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

WEB TV

Forum Douane Entreprise du 27 au 28 Septembre à Niamey

Image

Site web d'informations générales sur l’actualité politique, économique, culturelle, sportive au Niger et dans le monde.

Tél: (+227) 89 99 99 28  / 92 55 54 12
Email: contact@actuniger.com