Réouverture de la frontière Niger-Bénin : Niamey pose ses conditions « non négociables » à Cotonou

Dans le cadre des négociations entamées depuis quelques semaines pour la réouverture de la frontière, une délégation nigérienne de haut niveau a séjourné à Cotonou les samedi 20 et dimanche 21 juin 2026, quelques jours après la remise officielle aux chefs d’État des deux pays des travaux des comités d’experts commis à cet effet. Conduite par le Général de division Mohamed Toumba, membre du CNSP et ministre d’État en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique, la délégation nigérienne a eu des échanges avec son homologue béninoise, dirigée par le ministre porte-parole du gouvernement, Olushegun Adjadi Bakari. À cette occasion, le Niger a formellement présenté aux autorités béninoises les conditions préalables à la réouverture de sa frontière. Pour Niamey, la réouverture de la frontière commune reste suspendue à deux préalables sécuritaires jugés totalement non négociables pour des impératifs de sécurité, comme l’a expliqué le ministre Toumba. Le premier, c’est la signature formelle d’un accord de défense et de sécurité entre les deux États, un traité qui doit impérativement imposer le principe de la non-utilisation du territoire d’un État pour mener des actions hostiles ou de déstabilisation contre l’autre. Le second repose sur une transparence absolue concernant les dispositifs militaires étrangers stationnés à proximité des frontières. Et pour opérationnaliser cette confiance mutuelle, le Niger réclame la création immédiate d’une cellule de renseignements conjointe.











Commentaires
un état critique qu’il serait vain d‘ignorer. De lors, l'on peut comprendre en partie l’échec de tous vos programmes.