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Ce mardi 28 septembre, le monde célèbre la Journée internationale du droit d’accès à l’information. En plus de connaître un défaut en termes d’accès à l’information, le continent africain doit également lutter contre un phénomène encore plus néfaste : les fake-news.

En effet, l’accès à l’information est limité dans certains pays par le biais de la censure, du contrôle de médias et de la limitation à internet. Cette situation créée un vide informationnel que les fake-news tentent de combler, ce qui  trompe davantage une population déjà en mal d’informations fiables.

Pour mieux comprendre ce lien entre les deux, nous avons pris contact avec Azil Momar Lô, journaliste en fact-checking (vérification de l’information) au sein du média « Africa Check ». En trois questions, le journaliste a tenu à nous expliquer ce lien.

1) Que vous inspire la notion du droit d’accès à l’information en tant que journaliste en fact-checking?

A mon sens, le droit d‘accès à l’information, qui devrait pourtant être un droit rudimentaire, se retrouve aujourd’hui être un luxe, car beaucoup de pays africains n’ayant pas adopté une loi sur l’accès à l’information. Même si l’absence d’une loi sur l’accès à l’information ne veut pas dire que les gens ne seront pas informés, cela rend la pratique du journalisme ainsi que l’accès, pour tout citoyen, à des informations importantes, tout simplement difficile.

De ce fait, il est évident que l’absence d’une loi sur l’accès à l’information peut rendre le fact--checking plus compliqué. Cependant, il ne faut pas qu’on se  trompe : ce n’est pas parce qu’une loi sur l’accès à l’information existe dans un pays, que ce droit est respecté et assurément garanti. La Côte d’Ivoire par exemple, est un bon exemple d’un pays ayant fait des avancées dans l’accès à l’information avec l’existence d’une telle. Toutefois, les autorités ou les institutions habilitées ne sont pas toujours disposées à donner les informations demandées par les journalistes à temps voulu. Cette réticence, ou alors ces lenteurs, peuvent rendre difficile voire impossible la pratique du fact-checking.

2) Quel est rôle des fact-chekeurs dans l’accès à l’information ?

Je pense que le fact-checkeur peut aider le public à accéder à une information vraie et factuelle. En tant que fact-checkeurs, nous nous devons de nous assurer que les personnages publics capables d’impacter le débat public soient tenus pour responsables des choses qu’ils disent aux citoyens. Et ce, par le biais d’un travail de vérification des faits objectif et sans parti pris. Donc, je pense que c’est un processus par lequel le fact-checkeur peut contribuer à éclairer la lanterne du public sur les déclarations qui leur sont faites.

3) Comment voyez-vous l’avenir du fact-checking en Afrique ?

Radieux, en vertu du nombre croissant d’organes de fact-checking en Afrique. En 2012, Africa Check était la seule organisation de fact-checking en Afrique. Et en 2020, selon le dernier recensement du Duke Reporters Lab, il existait au moins 34 médias de vérification des faits sur le continent africain. Cela en dit long sur l’intérêt que continue de susciter le fact-checking. Pour autant, je pense que le fact-checking continuera d’être un sacerdoce pour les journalistes africains actuels et surtout ceux à venir, car il devient de plus en plus une discipline à part entière enseignée dans de grandes écoles de journalisme comme le CESTI de Dakar.

Pour finir, il est donc clair que le droit d’accès à l’information et le fact-checking sont indéniablement liés. Ainsi, l’avenir « informationnel » du continent ne se jouera pas l’un sans l’autre.

Omar sylla



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