Niger : le MPLJ a revendiqué une attaque contre des positions des FDS à Séguédine, dans le nord-est du pays

Le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ) a revendiqué, samedi 15 août 2026, une attaque armée contre des positions des Forces de défense et de sécurité (FDS), à Séguédine, dans l’extrême nord-est du pays. Dans son communiqué, le mouvement politico-rebelle actif dans l’est et le nord du Niger, et dirigé par Moussa Kounai, a annoncé avoir fait plusieurs morts ainsi que des blessés et des otages dans les rangs des forces nigériennes. L’attaque a été confirmée par des sources sécuritaires et locales mais 48h après les faits, les autorités nigériennes n’ont pas encore communiqué sur ces évènements qui ne sont pas les premiers du genre que le mouvement revendique dans cette zone du pays qui abrite plusieurs infrastructures pétrolières. En février dernier, le MPLJ avait déjà mené une attaque contre le site pétrolier de Djibeila, près d’Agadem. Une attaque repoussée selon le ministère de la Défense, qui avait qualifié les assaillants de « mercenaires ».
Selon des sources locales, c’est dans la matinée du samedi 15 août que les positions des FDS de Séguédine, dans le département de Bilma (Région d’Agadez), à l’extrême nord-est du pays, a été pris d’assaut par des assaillants armés venus à bord de plusieurs véhicules. D’après les mêmes sources, les assaillants ont investi pendant quelques temps le camp qui abritait des éléments de la police, de la garde nationale ainsi que de la douane. De violents combats ont été signalés et par la suite, des renforts de l’armée sont arrivés et des opérations aériennes déployés dans la zone.
Des témoins ont aussi rapporté des frappes de drones dans la zone quelques heures après l’attaque sans que cela possible de confirmer si c’est en rapport avec l’assaut de Séguédine. Depuis plusieurs mois, l’armée nigérienne a intensifié ses opérations dans cette vaste zone désertique, à cheval des frontières libyenne, algérienne et tchadienne, où opèrent mouvements et bandits armés ainsi que des trafiquants de tout acabit.
Des sources sécuritaires ont également confirmé l’attaque ainsi que plusieurs morts dans les rangs des FDS même si 48h après l’assaut, les autorités militaires nigériennes n’ont officiellement pas communiqué sur la situation.
Dans un communiqué dans la même journée, le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), dirigé par le chef rebelle Moussa Kounai, a revendiqué l’attaque qui a visé le campement des forces nigériennes basé dans cette localité-oasis du nord désertique nigérien. Dans son communiqué publié sur les réseaux sociaux, le mouvement politico-rebelle a indiqué que ses « forces ont mené une opération contre le camp de la Garde nationale et un poste mixte de la police, de la gendarmerie et de la douane » de Séguédine.
Le mouvement a revendiqué avoir fait « 15 victimes dans les rangs des FDS », plusieurs blessés et des otages. Du matériel militaire a aussi été emporté selon les assaillants.
Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux par le mouvement ainsi que par certains habitants de cette localité, véritable carrefour pour les migrants en route pour la Lybie ainsi que de trafiquants en tout genre, on y voit des éléments du groupe armé pavanés dans ce qui ressemble à un campement militaire, à bord de véhicules des forces nigériennes alors que d’autres sont en feu, sans pour autant qu'il soit possible d'en établir les circonstances avec certitude. Les mêmes images montrent aussi le chef du mouvement, au milieu de ses hommes, en train de lire le communiqué de revendication, promettant que « ces actions vont se poursuivre ».
Le MPLJ qui a revendiqué l’attaque, « une nébuleuse de mercenaires » selon Niamey
Apparu au lendemain des évènements du 26 juillet 2023, le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), n’est pas à sa première action du genre. Depuis deux ans, le mouvement dirigé par le chef rebelle Moussa Kounai, actif dans le nord-est et l’est du pays, a revendiqué plusieurs attaques contre des positions des FDS et surtout les infrastructures pétrolières qu’il a menacé de saboter à plusieurs reprises.
En février dernier, le mouvement politico-militaire qui a ses bases au Tchad voisin, avait revendiqué une attaque armé contre la position CNPC de Djibeilla, située dans le bloc pétrolier d’Agadem, dans l’est du pays. Une attaque qui a été repoussée par les forces nigériennes qui ont contraint « les mercenaires » à se replier, abandonnant du matériel et des équipements militaires selon le ministère nigérien de la Défense.
Lors de sa création, le MPLJ a annoncé se battre pour « la libération du président Bazoum Mohamed » et « la restauration de l’ordre constitutionnel ». Depuis, le mouvement basé désormais au Tchad voisin, s’est radicalisé en déclarant la guerre ouverte contre le régime de la Refondation du CNSP dirigé par le Général d’armée Abdourahamane Tiani et en octobre 2024, le mouvement a rejoint la Coordination des forces libres du Niger (CFLN), une coalition créée en octobre 2024 et regroupant plusieurs mouvements politico-militaires opposés aux autorités de Niamey.
A.Y.B (actuniger.com)


