Défense : l’armée tchadienne dément tout affrontement avec les forces nigériennes

L’état-major des Armées du Tchad n’a pas tardé à réagir aux informations véhiculées ce week-end sur les réseaux sociaux, faisant état d’un affrontement avec les forces nigériennes, à la frontière entre les deux pays. Dans un communiqué publié dans la soirée du dimanche, l’État-major général des Armées tchadiennes a formellement démenti toute information sur un prétendu affrontement entre les armées tchadienne et nigérienne, le 16 août 2026. Selon le porte-parole de l’armée tchadienne, aucun incident de ce type n’a eu lieu et les rumeurs distillées ne visent qu’à semer la méfiance entre les deux pays, dont les relations sont « excellentes ». L’armée tchadienne a ainsi saisi l’occasion pour appeler le public à se méfier des informations non vérifiées diffusées sur les réseaux sociaux.
C’est un démenti formel que l’état-major a rapidement opposé aux informations qui ont fait le tour des réseaux sociaux, faisant état d’un affrontement entre l’armée tchadienne et l’armée nigérienne, à la frontière entre les deux pays.
Dans un communiqué officiel publié dimanche dans la soirée, l’État-major des Armées a qualifié ces rumeurs de « fausses » et a assuré qu’« aucun affrontement ne s’est produit entre les deux armées sœurs ».
Dans son communiqué, l’armée tchadienne a dénoncé une manœuvre visant à « créer le doute et la méfiance » entre les deux pays, dont elle a, par ailleurs, rappelé les « excellentes relations de fraternité et de coopération ».
L’état-major a, par conséquent, invité l’opinion publique à la plus grande vigilance face aux informations « infondées et inexactes » qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.
Un démenti pour mettre fin aux velléités de déstabilisation
Le démenti de l’armée tchadienne met ainsi fin à la circulation d’informations faisant état de tensions, ces derniers temps, entre Niamey et N’Djamena.
Les rumeurs véhiculées sur un prétendu affrontement entre les deux armées ont été amplifiées par l’attaque des positions des FDS de Séguédine, samedi dernier, revendiquée par le MPLJ, un mouvement politico-militaire actif dans l’est et le nord-est du Niger et qui aurait ses bases au Tchad.
Ces derniers mois, des informations non authentifiées font état d’une méfiance entre les autorités nigériennes et tchadiennes, accusant chacune des deux parties d’abriter des forces rebelles hostiles à l’autre.
La situation sécuritaire dans la zone frontalière entre les deux pays et la Libye, notamment vers la célèbre passe de Salvador, est assez instable, avec la présence de plusieurs mouvements armés et bandes criminelles qui s’opposent aux autorités des deux pays.
Sur fond d’enjeux géostratégiques, le sujet est assez sensible, surtout au regard du contexte sécuritaire régional actuel, ce qui prête le flanc à toutes sortes de conjectures, mais également à certains d’attiser à dessein le feu. C’est certainement ce qui explique le démenti rapide de l’armée tchadienne, qui vient ainsi mettre fin aux conjectures.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)


