Infrastructures sanitaires : le ministre de la Santé publique en mission de suivi de 20 Centres de Santé (CSI) réalisés par l’UNICEF dans la région de Zinder

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le médecin colonel-major Garba Hakimi, a entamé, jeudi 1er octobre 2026, une mission de suivi des travaux de transformation de 20 cases de santé en CSI de type II dans la région de Zinder, une initiative du Gouvernement du Niger mise en œuvre par l’UNICEF, à travers le Projet « Lafia Iyali », financé par la Banque mondiale. Accompagné de la Représentante résidente de l’UNICEF au Niger, Mme Djenabou Mahonde, ainsi que du Gouverneur de la région de Zinder, le colonel Mahamane Sani Massalatchi, cette mission de terrain, qui va se poursuivre jusqu’au 7 octobre, vise à s’imprégner de l’état d’avancement et de la qualité des travaux ; identifier et évaluer les derniers obstacles à l’achèvement et à la mise en service des nouveaux CSI afin d’apporter les mesures correctives nécessaires et échanger avec les autorités locales et les communautés pour qu’elles soient davantage informées et associées à la préparation de l’ouverture des nouveaux centres de santé. Comme pour la région de Maradi où quinze (15) Centres de Santé ont été réalisés, la transformation de 20 cases de santé en Centres de santé intégrés dans la région de Zinder vise à rapprocher durablement les services essentiels de santé et de nutrition des femmes, des filles, des enfants et des communautés de Maradi et Zinder, une initiative qui s’inscrit dans le cadre de l’appui qu’apporte l’UNICEF aux autorités dans leur objectif d’améliorer la santé des populations. Au grand bonheur des communautés bénéficiaires qui voient leurs conditions de vie changées, comme en témoigne la mobilisation exceptionnelle des populations à chaque étape de la mission, une manière d’exprimer leur gratitude et leur reconnaissance aux autorités et aux partenaires.
Après la région de Maradi, cap sur celle de Zinder pour la mission conjointe Ministère de la Santé-UNICEF pour la supervision des infrastructures sanitaires réalisées dans le cadre du projet « Lafia Iyali », d’amélioration de l’accès des femmes et des filles à des services de santé et de nutrition renforcés dans les zones prioritaires. Une initiative du Gouvernement nigérien qui consiste à la transformation de trente-cinq (35) cases de santé en Centres de Santé Intégrés (CSI) de type II dans les régions de Maradi (15) et Zinder (20), dont la mise en œuvre est assurée par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), sur financement de la Banque mondiale.
Du 1er au 7 octobre 2026, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, accompagné de la Représentante résidente de l’UNICEF au Niger, du Gouverneur de la région, des cadres centraux et déconcentrés du Ministère, des représentants du partenaire financier ainsi que des responsables du projet « Lafia Iyali », du bureau UNICEF de Maradi, qui couvre la région de Zinder, ainsi que des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), des services techniques et les autorités et chefs des communautés locales.
Dans la région de Zinder, 20 nouveaux CSI plus proches des enfants, des femmes et des communautés
C’est par les districts sanitaires (DS) de Kantché et de Takeita que la mission a entamé son périple dans la région de Zinder. Au premier jour de la mission, la délégation s’est rendue aux nouveaux CSI de Zangon Moussa, Baban Birgi et Magarami, dans le département de Kantché, puis à ceux de Garin Sage et Naturgé, dans le département de Takeita.
Au second jour de la mission, vendredi 2 octobre 2026, la mission conjointe s’est rendue sur les chantiers de réalisation des CSI de Limandi, Goringo Dan Mallam et Jan Maje, dans le district sanitaire de Dungass.
Comme dans la région de Maradi, à chaque étape, la mission met un point d’honneur à observer presque le même rituel avec une visite minutieuse des infrastructures afin de s’imprégner de l’état d’avancement et de la qualité des travaux, qui sont évalués et documentés. L’occasion d’échanger avec les différents acteurs, notamment les responsables des chantiers, les entreprises ainsi que les autorités locales et responsables des services techniques, sur les derniers obstacles à l’achèvement et à la mise en service des CSI. Assez souvent, après des échanges, les difficultés sont identifiées et les mesures correctives nécessaires pour y remédier. Les visites offrent également un cadre idéal à la délégation pour échanger davantage avec les communautés sur la préparation de l’ouverture des nouveaux centres ainsi que la sensibilisation sur l’importance de ces infrastructures, dont les populations devraient désormais s’approprier pour la durabilité des importants investissements engagés pour rapprocher durablement les services essentiels de santé et de nutrition des femmes, des filles, des enfants et des communautés.
La mission, qui consiste également à assurer un suivi technique, environnemental, social et communautaire des travaux afin de garantir leur conformité, va poursuivre son périple pour les prochains jours avec les autres départements de la région, dont les districts sanitaires ont été également renforcés par ces nouvelles infrastructures sanitaires. Il s’agit notamment de Magaria, Mirriah, Tanout, Damagaram Takaya, Belbedji, Gouré et Tesker.
Il faut dire que ces infrastructures, entièrement financées par l’État du Niger, à travers le projet « Lafia Iyali », avec l’accompagnement de l’UNICEF et le financement de la Banque mondiale, comprennent notamment des services de soins curatifs et préventifs ; une maternité avec des salles de consultations prénatales et postnatales ; des salles d’observation ; des espaces pour jeunes et adolescentes ; des logements pour les responsables, notamment l’infirmier-major et la sage-femme ; des dispositifs solaires autonomes d’électricité et d’eau, ainsi que d’incinération.
Des investissements qui soulagent et améliorent le quotidien des populations

À chaque étape, mais au-delà des aspects techniques, cette mission est aussi l’occasion d’écouter celles et ceux pour qui ces investissements doivent faire une différence au quotidien.
D’autant qu’à Zangon Moussa, Naturgé, Limandi, Mai Sajé et, comme dans les autres localités visitées, les habitants se sont massivement mobilisés autour des nouveaux CSI pour remercier les autorités et leurs partenaires et, par la même occasion, exprimer leurs attentes quant à la mise à disposition du personnel, des médicaments et des équipements nécessaires. L’occasion également pour les communautés et leurs représentants d’exprimer, à travers des témoignages édifiants, leur reconnaissance aux autorités et aux partenaires pour la réalisation de ces infrastructures sanitaires. « Nous avons désormais un grand centre de santé et nous n’avons plus à parcourir de longues distances pour faire nos consultations et faire consulter nos enfants. Quoi dire de plus que merci si on sait toutes les difficultés que nous éprouvons jusque-là pour nous soigner », clame fièrement Nana Djamila, une habitante du village de Birgi Babba, 25 ans et mère d’un enfant d’à peine quelques mois.
Rencontré dans l’enceinte du CSI flambant neuf de Limandi, Issahaka Halidou, un sexagénaire habitant de Limandi, 2 femmes et 13 enfants, n’en dit pas plus. « Au-delà de nos santés, ce sont nos vies qui vont changer. Vous n’imaginez pas notre détresse et la peine que nous, les pères de famille, vivons quand à chaque fois que notre enfant ou nos femmes ont besoin de soins. Les distances à parcourir et les risques à prendre avec des journées entières perdues à la recherche d’un centre de santé », nous a-t-il déclaré avant d’ajouter sur un ton de reconnaissance : « c’est vraiment un véritable soulagement pour nous et cela va faciliter beaucoup de choses pour nous, les parents, mais aussi pour nos femmes et nos enfants ! ».
Des témoignages des bénéficiaires, ces nouveaux CSI constituent un véritable soulagement, en réduisant notamment les distances et les difficultés liées aux évacuations sanitaires.
Derrière chaque infrastructure, en effet, ce sont des distances raccourcies, du temps gagné et des soins qui deviennent plus accessibles pour les familles.
« La concrétisation de cette promesse des autorités avec l’appui de leurs partenaires va apporter un véritable changement dans la vie de nos populations. Grâce aux efforts de sensibilisation que nous menons, par exemple avec l’UNICEF, la capacité des cases de santé est depuis longtemps dépassée avec une fréquentation de plus en plus importante des populations et en particulier des femmes et de leurs enfants. Avec ces nouveaux CSI modernes, les attentes des populations sont comblées et cela va renforcer nos actions de sensibilisation pour plus de recours aux structures sanitaires pour nos populations, car elles voient au quotidien l’impact sur leurs conditions de vie », se félicite l’honorable Tintouma Abdoul Kader Amadou Issaka, Chef de Canton de Kantché.
Pour les populations, l’enjeu, c’est que désormais ces CSI construits à grands frais par l’État et ses partenaires soient pleinement opérationnels dans les meilleurs délais. Des attentes légitimes que le ministre de la Santé publique a tenu à rassurer en réitérant les engagements de l’État à veiller à fournir tous les équipements nécessaires et à mettre à disposition de ces nouveaux centres les agents et personnels nécessaires pour répondre aux différentes sollicitations. À chaque étape, le médecin colonel-major Garba Hakimi a tenu à s’adresser aux populations pour les remercier de leur mobilisation et les assurer de la détermination du Gouvernement à répondre à ces attentes qui font du reste partie des priorités nationales. Le ministre a saisi l’occasion pour sensibiliser les populations sur l’importance de ces investissements réalisés à leur profit avant d’exhorter tout un chacun à contribuer à l’atteinte des objectifs assignés. L’occasion également pour le ministre Hakimi d’exprimer, au nom des plus hautes autorités du pays et des populations bénéficiaires, la gratitude aux partenaires, notamment l’UNICEF et la Banque mondiale, pour leur appui constant aux efforts du Gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des populations, plus particulièrement dans le domaine de la santé.
À Zinder, comme à Maradi, ce ne sont pas seulement des bâtiments qui prennent forme à travers cette initiative du Gouvernement et de l’UNICEF. C’est, en effet, l’accès aux soins qui se rapproche des enfants, des femmes et des communautés. À travers la transformation de ces anciennes cases de santé en CSI de type II, les nouvelles structures viennent renforcer concrètement l’offre de soins avec des espaces dédiés aux services curatifs et préventifs, une maternité et un dispositif autonome d’approvisionnement en eau, et bien d’autres. Et derrière chaque structure renforcée, il y a une ambition simple : permettre à davantage d’enfants et de familles d’accéder, plus près de chez eux, à des services de santé de qualité.

A. Y. Barma (actuniger.com)




