Insécurité : au moins 8 civils tués par l’explosion d’une mine artisanale près de Baroua (Diffa)

Le mardi 10 février aux environs de 9h30, un véhicule de transport mixte a explosé à son passage sur un engin explosif improvisé (EEI), près de Baroua, dans la région de Diffa. Au moins huit (08) personnes ont été tuées sur le coup et d’autres blessées dans l’explosion de la mine qui a complètement détruit le véhicule qui sert au transport de personnes et de marchandises, comme un peu partout dans les zones reculées du pays. Face à l’efficacité du dispositif militaire déployé par les Forces nigériennes dans cette zone où opèrent Boko Haram et ses factions, notamment l’ISWAP, les groupes armés terroristes recourent fréquemment, et de plus en plus, à la pose de mines artisanales (EEI) sur certains axes fréquentés de cette région frontalière du lac Tchad où le déficit d’infrastructures routières amplifie les pertes pour les populations civiles mais aussi les FDS.
Les engins explosifs improvisés (EEI) ont encore causé la perte d’innocentes victimes dans la région du soleil levant, rappelant à l’occasion le climat d’insécurité qui persiste toujours dans la région de Diffa, à l’extrême sud-est du pays, dans le bassin du lac Tchad.
Le mardi 10 février, une dizaine de personnes ont perdu la vie dans l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule, sur la route qui mène à Baroua, localité qui a été affectée durant plusieurs années par les agissements de Boko Haram et de ses différentes factions, notamment la province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Le tragique incident s’est produit aux environs de 9h30 et le véhicule de transport mixte (personnes et marchandises) a été complètement déchiqueté par l’impact de l’explosion. Sur place, ont rapporté des sources locales, huit (08) personnes ont été tuées dont un agent des FDS (GNN) en permission. Des blessés ont également été enregistrés, dont certains grièvement, ce qui pourrait alourdir le bilan de ce nouveau drame.
Les EEI, nouvelle arme de prédilection des GAT
L’explosion des EEI est devenue la hantise des populations et des FDS dans cette région, surtout dans les zones de Diffa, Nguigmi, Bosso, Toumou ou Baroua (Kindja-Indi), où les découvertes de mines artisanales sont devenues assez récurrentes ces derniers temps. Face à l’efficacité du dispositif militaire déployé dans cette zone de défense N°5, « Opération Naléwa Dolé », les combattants des groupes armés terroristes (GAT) recourent assez souvent à ces procédés dangereux pour faire des coups d’éclat, à défaut de pouvoir mener des attaques d’envergure comme par le passé, au plus fort des assauts de la secte nigériane.
Des mines qui causent d’importants dégâts dans les rangs des populations civiles mais aussi des FDS. Comme le déplorent les habitants de la région, la situation est amplifiée par l’absence d’infrastructures routières dans la région, ce qui complique le déplacement des véhicules et les expose aux EEI. Les quelques axes goudronnés sont dans un état dégradé, poussant les chauffeurs à emprunter des déviations risquées et assez exposées aux mines.
Il faut aussi noter que, selon les mêmes sources locales, on assiste également ces derniers temps à un regain d’enlèvements de civils par les mêmes groupes armés qui agissent le plus souvent à partir du Nigeria voisin où les attaques terroristes ont visiblement repris de plus belle, notamment dans les zones frontalières.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)


