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Ibrahim Manzo Air Info

Le journaliste nigérien Ibrahim Manzo Diallo, patron du groupe de Presse Air Info et Sahara FM,  a remporté le premier prix, catégorie Presse écrite du Grand Prix Africain du Journalisme d'Investigation Norbert Zongo (PAJI-NZ 2023). Une consécration qui honore la presse nigérienne et surtout le sacre du mérite pour le chevronné journaliste qui a été distingué  lors de la cérémonie de gala qui s’est tenue samedi dernier à Ouagadougou, en marge de la 10e édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP 2023). Une édition qui a réunie près de 300 participants venus d’une trentaine de pays, en majorité d’Afrique, et qui s’est tenue sous le thème fort d’actualités : « Medias, conflits et cohésion sociale en Afrique ».

Zeyna commission0

C’est une véritable reconnaissance pour le travail de notre confrère Diallo Ibrahim Manzo (DIM) qui vient de remporter la palme d’or catégorie presse écrite de l’édition 2023 du Prix Africain du Journalisme d'investigation/Norbert Zongo (PAJI-NZ 2023). Le journaliste et patron de presse a été sacré parmi les lauréats sur une liste de 20 nominés retenus par le jury sur 118 dossiers de candidatures reçues et issues de 29 pays.

En plus du trophée pour le journaliste qui vient ainsi d’inscrire son nom dans l’histoire du journalisme d’investigations en Afrique, le Niger a été honoré lors de la soirée de Gala, samedi dernier à Ouagadougou, et qui a marqué la fin des travaux de la 10e édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP 2023) qui s’est ouvert le 14 octobre a pris fin le 22 octobre 2023. A cette occasion, plusieurs autres prix ont été décernés notamment à la Namibie, pays consacrée champion de la liberté de Presse pour cette année ainsi que le Prix Marie Soleil Frère de la meilleure journaliste du Burkina.

La cérémonie de remise des prix de la presse africaine s’est déroulée en marge de la Xe édition du FILEP, organisée par le Centre national de presse Nobert Zongo et dont l’édition 2023 a été placée sous le thème « Medias, conflits et cohésion sociale en Afrique ». Cette année,  la grande messe des médias africains a été marquée par des moments d’échanges entre près de 300 festivaliers venus de 33 pays d’Afrique et du monde.

Medias, conflits et cohésion sociale en Afrique

L’édition s’est tenue dans un contexte particulier surtout pour les journalistes et médias des pays du Sahel qui vivent actuellement des situations politiques et sécuritaires assez particuliers et qui mettent à rude épreuve le rôle des hommes et femmes de la presse dans ces moments stratégiques et pleins de défis pour la vie de leurs nations. Lors de la cérémonie de clôture, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement du Burkina Faso, n’a d’ailleurs pas manqué de se féliciter du choix du thème de cette édition, lequel a donné l’occasion aux acteurs du monde des médias d’apporter de riches contributions qui permettent au 4e pouvoir de jouer pleinement sa partition afin de faire face aux nombreux conflits qui rongent notre continent.  « Toutes ces thématiques ont permis des échanges fructueux et permettront un meilleur exercice de la profession de journalisme et de façon plus générale un meilleur apport des médias à la résolution des conflits et à la cohésion sociale », indique le ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo.

Les débats ont été intenses et fructueux avec des partages d’expérience de professionnels et qui ont notamment porté sur le Rolle des journalistes face aux défis actuels comme c’est le cas au Burkina, au Mali ou au Niger. « On est citoyen avant d’être un journaliste. Qui peut venir donc me dire que je ne suis pas patriote ? Ce terme de journalisme de patriotisme me dérange vraiment », a par exemple fait observer Mame Diarra Diop du Mali, lors d'un panel, qui n’a pas manqué de souligner qu’ « il y a plus de journalisme de propagande aujourd’hui qu’un journalisme de patriotisme ». Pour Dr Moussa Diallo de la CGT-Burkina, « le journaliste n’a pas pour rôle de faire de la propagande pour une partie. Si vous le faites, c’est votre choix. Le journaliste doit éviter à tout prix d’être une caisse de résonance de qui que ce soit ». De son coté, Harouna Ibrahim, président de la Maison de presse du Niger, a fait observer, qu’« avant les coups d’État, les journalistes faisaient leur travail. Et aujourd’hui, on nous demande de dire tout simplement ce que les officiers qui nous dirigent veulent entendre. Et cela n’est pas du journalisme ».

Déclaration de Ouagadougou

Les travaux de ce colloque international ont été sanctionnés par une déclaration dite «Déclaration de Ouagadougou» ainsi que l’adoption des motions et des recommandations.

Dans cette déclaration,  les participants de la 10e édition du festival ont insisté sur le fait que « la liberté d’expression et de presse ne saurait être un frein à la lutte contre le terrorisme comme d’aucuns voudraient le faire croire ». C’est pourquoi d’ailleurs, dans  l’une de ses recommandations, les participants condamnent « les atteintes à la liberté d’expression et de presse, appelle les autorités à garantir les droits et devoir des citoyens y compris la liberté d’opinion. A prendre les mesures de protection des journalistes et des medias dans l’exercice de leurs fonctions ».

Durant les travaux, les participants ont souligné que la plupart des pays africains sont confrontés à un déficit démocratique et des crises multidimensionnelles qui se traduisent par un développement sans précédent de plusieurs formes d’insécurité telles que le grand banditisme, la criminalité transfrontalière, la guerre civile et le terrorisme qui affectent plusieurs pays de la corne de l’Afrique, du bassin du Lac Tchad et de la bande sahélo-saharienne.  « Cette situation affecte plus particulièrement la liberté d’expression et de presse dont les médias demeurent des canaux institutionnels. Du fait de l’option prise par de nombreux gouvernements tendant clairement à opposer aujourd’hui la lutte contre le terrorisme ou les autres formes d’insécurité à la liberté d’expression et de presse, les acquis démocratiques des peuples sont constamment menacés de remise en cause », ont déploré les festivaliers alors qu’il ressort pourtant des travaux que dans ces contextes, « les journalistes et les médias ont un rôle crucial à jouer en fournissant aux citoyens des informations justes, vraies et utiles afin de contrer les rumeurs et la propagande nuisible à la paix et à la cohésion sociale ». Pour les participants au FILEP 2023, nul doute que le traitement des informations liées à l’insécurité est indispensable pour permettre aux populations de comprendre les enjeux de la crise et de développer des postures citoyennes à la hauteur des exigences de la crise sécuritaire. « Les médias ne peuvent répondre au besoin d’information du public que si les journalistes jouissent de tous leurs droits en commençant par celui de l’accès à l’information et aux sources d’informations », ont-il relevé avant de déploré malheureusement, que «  dans de nombreux pays, les journalistes font plutôt face à la répression des différents pouvoirs en place ». C’est le constat au Tchad où deux journalistes ont été assassinés en 2022 ou au Cameroun qui a, lui, enregistré, au cours de l’année quatre assassinats de journalistes : Jean Jacques Ola Bede en février 2023, Anye Nde Nsoh et Arsène Salomon Mbani Zogo alias Martinez Zogo. Pire, a mis en évidence la Déclaration, « ce qui est encore plus révoltant, c’est l’impunité qui entoure ces crimes contre les journalistes ». Les plus chanceux se retrouvent dans les geôles. C’est le cas au Burundi avec Florianne, Irangabiye, en RDC avec Stanis Bujakera Tshiamala, au Niger avec Samira Sabu et en Tunisie avec Khalifa Guesmi, Yassine Romddhani et Chadha Haj Mbarek. Sans oublier que depuis 2020, quatre journalistes sont en détention au Cameroun.

« Il est essentiel pour les gouvernants africains de comprendre que les médias africains ne sont pas opposés à la lutte contre l’insécurité et ne refusent pas d’y participer si tant est que l’on s’accorde sur cette participation en précisant les rôles et responsabilités de chaque acteur. En outre, l’engagement et la participation des médias à la lutte contre l’insécurité ne signifient pas que ceux-ci doivent fermer les yeux sur la conduite des affaires de l’État et sur la déontologie et l’éthique professionnelle. Autrement, s’inscrire dans une telle démarche reviendrait à une démission pure et simple de leurs missions de service public car le devoir du journaliste lui impose toujours d’exiger des gouvernants la transparence et la redevabilité dans la gestion de la chose publique. C’est pourquoi, en tant de crise, les médias doivent faire davantage preuve de professionnalisme et de responsabilité dans la recherche de solutions au nom de l’intérêt général ». 

Dans la Déclaration de Ouagadougou, les participants au FILEP 2023 ont également relevé que « les médias n’ont pas vocation ni à s’opposer aux pouvoirs établis, ni à se réduire à des accompagnateurs embarqués obligés à ne prendre compte que les discours officiels, surtout quand ceux ceux-ci sont contraires au devoir de vérité ou confondent les intérêts et ambitions politiques des gouvernants à l’intérêt général ». Ils ont par ailleurs insisté sur le fait que « la liberté d’expression et de presse ne saurait être un frein à la lutte contre le terrorisme comme d’aucuns voudraient le faire croire ». Bien au contraire, est-il relevé, « cette lutte contre le terrorisme vise essentiellement la promotion des conditions d’exercice effectif des libertés individuelles et collectives dont celle de la presse ». La lutte contre le terrorisme ne saurait donc être efficace en employant les mêmes méthodes de la terreur que les groupes terroristes. Cette lutte vise plutôt à créer les conditions de sécurité et de justice nécessaires à la cohabitation entre communautés, à la construction et la consolidation d’une société démocratique, riche de sa divergente et résiliente face aux tentatives de destruction du vivre ensemble. L’objectif des terroristes, c’est connu, est d’entraver la liberté et de remettre en cause les fondements de l’État droit et du vivre ensemble. 

Pour finir, les participants appellent les gouvernements africains à s’approprier cette pensée du Tchèque, Josef Jarab qui affirme que « Le terrorisme ne doit pas affecter l’importance de la liberté d’expression et d’information dans les médias en tant qu’un des fondements essentiels de toute société démocratique. Cette liberté comprend le droit du public à être informé des questions d’intérêt général, notamment des actes et menaces terroristes et les réponses données par l’Etat et les organisations internationales. » Car, a conclu le FLEP 2023, «même en temps de guerre, les peuples ont droit à l’information pour mieux comprendre la situation et adopter des postures citoyennes et les engagements individuels et collectifs qu’exigent la situation ». Les médias et leurs professionnels sont des acteurs et artisans de la paix. Ils ne peuvent et ne doivent pas être assimilés à de simples instruments de propagande au service des pouvoirs politiques, ont rappelé les participants à la 10ème édition du FILEP.

A.Y.B (actuniger.com)



Commentaires

1
Antoine Djaffa
8 mois ya
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