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nigerienne apprend couture 

L’insertion des jeunes est au cœur des préoccupations gouvernementales, notamment en raison de l’extrême jeunesse de la population nigérienne. En effet, des milliers de diplômés et autres jeunes déscolarisés en âge de travailler arrivent chaque jour sur le marché de l’emploi. Une insertion encore plus complexe pour les jeunes filles, dans un environnement où difficiles, où demeurent un certain nombre de préjugés.

 

Zeyna commission0

Devant la difficulté de la fonction publique à offrir à l’ensemble de ces jeunes diplômés un emploi, l’État se voit dans l’obligation de trouver une alternative pour leur insertion dans le tissu socio-économique. Dans le cadre du Programme Sectoriel de l’Éducation et de la Formation (PSEF), le ministère des Enseignements professionnels et techniques a, grâce aux ressources du Fonds Commun Sectoriel de l’Éducation (FCSE), procédé en 2019 à la formation de 40 points focaux, issus de toutes les régions du pays et du niveau central, sur l’approche Genre. À travers ces formations, les 40 points focaux ont été sensibilisés, notamment en ce qui concerne les techniques de plaidoyer et de communication. Ces points focaux seront par la suite chargés de transférer les connaissances acquises vers les autres acteurs locaux.

En 2019, trois actions de formation initiale professionnelle (FIP) de courte durée ont été menées au profit de 60 jeunes apprenants dont 40% de filles et 5% de personnes en situation de handicap. Ces formations ont été assurées par trois établissements privés. Des équipements ont été acquis et mis à la disposition de ces centres : l’Institut Nigérien d’Informatique et de Maintenance Electronique (INIME) à Niamey pour la filière menuiserie métallique ; le Centre de Formation en stylisme/Modélisme (CFS/M) à Niamey pour la filière Couture et l’Institut Privé de Formation (IPF MAZA YAKI) à Dosso pour la filière maraîchage. En contrepartie des équipements mis à leur disposition, le MEP/T propose aux établissements bénéficiaires la formation, en une ou plusieurs vagues, des groupes d’apprenants.

Il s’agit, à travers cette dynamique, de désacraliser certains mythes et préjugés sociaux qui réservent certains métiers exclusivement aux hommes et d’autres aux femmes, réduisant ainsi le champ d’opportunités pour les filles. Cette situation fait apparaître qu’au niveau de l’EFPT, l’on assiste à une reconduction des rôles traditionnellement attribués aux filles et aux femmes, qui renforce leur statut de « femme au foyer ».

En effet, les données de l’annuaire statistique 2017-2018 du MEP/T indiquent que les filles sont majoritaires dans le secteur tertiaire. Mais cette majorité cache en réalité des disparités, car les filles sont majoritaires au sein des Centre de formation aux métiers (CFM), particulièrement dans la filière économie familiale où elles représentent 66% des apprenants, alors que dans les secteurs industriel et primaire, elles ne représentent respectivement que 7% et 28% de l’effectif total.

L’objectif visé est d’améliorer l'égalité de genre en matière de formation professionnelle en donnant aux filles et aux garçons les mêmes chances d'être formés, mais aussi des chances égales de développer leurs talents et de s’insérer, en les soumettant à des méthodes d'enseignement et des programmes qui sont exempts de stéréotypes.

Dans le cadre des fi