Médias : l’AES prend le contrôle de la fréquence 94.0 FM ex-RFI avec Radio Daandé Liptako

La fréquence 94.0 FM, autrefois occupée par Radio France Internationale (RFI) avant sa suspension il y a trois ans, a été officiellement attribuée à la Radio « Daandé Liptako », nouveau média de la Confédération des États du Sahel (AES). La décision a été actée mercredi à Ouagadougou par la signature d’une convention entre le ministère des Affaires étrangères et le Conseil supérieur de la Communication (CSC). La radio sera officiellement lancée lors du sommet des chefs d’État de l’AES, les 22 et 23 décembre 2025 à Bamako.
Le document a été paraphé par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamogo Jean Marie Traoré, et le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo. Il consacre l’octroi de la fréquence 94.0 FM à cette radio du Sahel, créée récemment dans le sillage de la dynamique institutionnelle de l’AES.
Pour le chef de la diplomatie burkinabè, cette attribution s’inscrit dans une suite logique après la mise en place de la radio. Il a, à cette occasion, salué l’implication du ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, pour son accompagnement constant dans la concrétisation du projet.
Selon Karamogo Jean Marie Traoré, l’entrée de Daandé Liptako sur la bande FM nationale vise à doter l’espace médiatique d’un outil capable de produire un narratif en phase avec les réalités et les priorités de la Confédération des États du Sahel, dans un contexte marqué, selon lui, par la circulation de discours jugés hostiles à la cohésion sociale et à la paix.
Même lecture du côté du Conseil supérieur de la Communication. Son président a affirmé que la Radio Daandé Liptako porte les espoirs et les aspirations des peuples de l’AES, estimant indispensable de renforcer le paysage médiatique par des médias aptes à faire face à la désinformation. Il a précisé que la station émettra depuis Ouagadougou, avec des programmes également relayés à Niamey et à Bamako, traduisant ainsi sa vocation confédérale.
La convention signée fixe les conditions d’exploitation de la fréquence 94.0 FM pour une durée de trois ans, renouvelable, et encadre les exigences techniques liées à son utilisation.
La Radio Daandé Liptako sera officiellement lancée à l’occasion du sommet des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, prévu les 22 et 23 décembre 2025 à Bamako, au Mali, marquant une nouvelle étape dans la structuration de l’écosystème médiatique de l’AES.
Abdoulkarim (actuniger.com)



Commentaires
À l’occasion du centenaire de la naissance de Frantz Fanon, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un discours fort et sans détour sur la question monétaire en Afrique francophone. Critiquant la réforme de l’éco, présentée comme une alternative au franc CFA, il a appelé à une rupture réelle avec les logiques héritées de la domination postcoloniale.
Prenant la parole lors des commémorations marquant le centenaire de la naissance de Frantz Fanon,
figure majeure de la pensée anticoloniale, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a placé la question monétaire au cœur de son intervention. Pour lui, la monnaie demeure l’un des derniers bastions de la domination postcoloniale en Afrique francophone..
A suivre
Revenant sur la réforme annoncée de l’éco, censée remplacer le franc CFA, Ousmane Sonko a estimé que les changements opérés jusqu’à présent restent largement symboliques. « Nous devons le dire avec franchise, changer de nom sans changer de logique n’est pas une révolution, c’est un rebranding de la dépendance », a-t-il déclaré, exprimant ainsi ses réserves sur une réforme qu’il juge insuffisamment ambitieuse.
Selon le chef du gouvernement, la bataille pour une véritable monnaie africaine constitue un front majeur.
«Un front politique, certes, mais aussi un front culturel et psychologique », a-t-il souligné, rappelant qu’une monnaie ne se réduit pas à un simple instrument économique. « Car une monnaie, ce n’est pas seulement du papier ou du code numérique », a-t-il insisté.
« Nous devons le dire avec franchise, changer de nom sans changer de logique n’est pas une révolution, c’est un rebranding de la dépendance »
Et bien que comparaison historique ne soit déraison, lors de la SECONDE GUERRE TRIBALE ENTRE EUROPÉENS , les Alliés, notamment les Américains et les Britanniques, avaient prévu d’imposer une monnaie d’occupation en France après le débarquement. AMGOT, et pourquoi le général de Gaulle a fermement refusé cette monnaie, car il y voyait une atteinte à la souveraineté monétaire de la France. et tenait à ce que la France conserve sa propre monnaie nationale, le franc français.
Et pourquoi cette même France continue à perpétrer en emettant le FCFA, une posture à laquelle elle s'est opposée en 1945 ?