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Le président du Niger Mahamadou Issoufou a assuré vouloir des élections présidentielle et législatives "transparentes" en 2016, alors que l'opposition accuse la Cour constitutionnelle, qui valide les candidatures, d'avoir fait "allégeance" au pouvoir en place.

"Nous souhaitons que les prochaines élections soient transparentes, libres, honnêtes et crédibles", a affirmé le chef de l'Etat mercredi soir à la télévision publique, après avoir lancé une opération de recensement des électeurs.

Quelque 6,7 millions d'électeurs étaient inscrits sur l'ancien fichier électoral utilisé pour les scrutins de 2011, alors que la population du Niger est estimée à 17 millions de personnes.

Ce recensement électoral est "une base pour un fichier électoral crédible", a commenté M. Issoufou, invitant "l'ensemble des citoyens" majeurs "à se faire recenser".

Cette opération, qui va durer trois semaines, sera assurée par des représentants de la majorité, de l'opposition et des partis non affiliés.

Les futures élections législatives et présidentielle seront organisées au cours du premier semestre 2016 par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), dirigée par le magistrat Ibrahim Boubé.

Mi-janvier, l'opposition avait publié un "livre blanc" dans lequel elle "récusait" notamment la Cour constitutionnelle, qui valide en dernier ressort les candidatures et les résultats des élections, fustigeant son "allégeance" au président nigérien.

Les accusations de l'opposition sont "sans fondement", avait rétorqué Mohamed Bazoum, le chef du parti au pouvoir, pour qui la Cour n'a "jamais pesé de quelque poids dans les résultats des élections".

Depuis deux ans, les opposants politiques accusent également le président Issoufou de provoquer des scissions au sein de leurs formations, notamment "à coups d'argent" et "de marchés publics", pour assurer sa réélection en 2016.

Mais pour les partisans du président, ces crises sont dues à des "problèmes internes" à ces partis d'opposition.

Le climat politique est tendu au Niger depuis que le principal allié du régime, Hama Amadou, ex-président du Parlement, est passé en août 2013 dans l'opposition au président Issoufou, dont il avait permis l'accession au pouvoir en avril 2011 grâce à une alliance de second tour.

Hama Amadou est le principal accusé, parmi une vingtaine de personnes, dans une affaire très sensible de trafic de bébés conçus au Nigeria. La justice nigérienne se prononcera le 13 juillet sur la tenue d'un procès.

AFP

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