Burkina : 118 associations dissoutes et interdites d’activités par les autorités

Au Burkina, 118 associations ont été officiellement dissoutes par les autorités et désormais interdites d’exercer sur le territoire national. Dans un communiqué ce mercredi 15 avril, le ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a publié une liste des associations dissoutes, conformément aux dispositions légales en vigueur. Il s’agit pour l’essentiel d’associations nationales établies dans plusieurs régions du pays et qui opèrent dans divers domaines, notamment l’humanitaire, la promotion des droits civiques ainsi que le développement. Comme au Niger, les autorités burkinabè entendent mettre de l’ordre dans le secteur associatif à travers une plus grande régulation que certains voient plutôt comme un renforcement du contrôle du secteur associatif.
Le ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a annoncé ce 15 avril 2026 la dissolution de plus d'une centaine d'organisations associatives, en conformité avec les dispositions légales en vigueur.
En conséquence, ces associations (118) sont formellement interdites d'exercer la moindre activité sur toute l'étendue du territoire national.
Selon le ministre d’État, ces associations sont interdites d'activités sur toute l'étendue du territoire national et « tout contrevenant s'expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur ». Et le communiqué d’exhorter l'ensemble des responsables d'organisations associatives à se conformer aux dispositions de la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d'association, dans les délais prescrits.
Assainissement et régulation
Comme au Niger voisin, les autorités burkinabè continuent donc leur opération d’assainissement et de renforcement du contrôle du secteur associatif et des ONG. En 2025, plusieurs associations, dont des organisations non gouvernementales (ONG) internationales, se sont vu révoquer leur agrément. À l’époque déjà, le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, leur avait reproché le non-respect des textes régissant le fonctionnement des associations et ONG.
À l’appui de toutes ces décisions, le gouvernement s’est appuyé sur la législation en vigueur, dont certaines dispositions ont été revues pour mieux encadrer la régulation du secteur associatif du pays.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)


