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L’armée malienne et des groupes islamistes armés auraient tué au moins 107 civils dans le centre et le sud-ouest du Mali depuis décembre 2021, a déclaré Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié le mardi 15 mars 2022. Selon la même source, les victimes, dont la plupart auraient été exécutées sommairement, incluent des commerçants, des chefs de villages, des responsables religieux et des enfants.

Zeyna commission0

"Le gouvernement de transition malien devrait mener des enquêtes crédibles et impartiales sur ces meurtres présumés, dont au moins 71 impliqueraient des membres des forces gouvernementales, et 36 impliqueraient des membres de groupes islamistes armés, aussi appelés djihadistes", rapporte d'emblée le rapport qui plaide par même occasion à ce que, "les deux parties devraient mettre un terme aux exactions et veiller au respect des lois de la guerre, qui s’appliquent au conflit armé au Mali". 

« On constate une hausse dramatique du nombre de civils, y compris de suspects, tués par l’armée malienne et des groupes islamistes armés », a déclaré Corine Dufka,  la directrice pour le Sahel à Human Rights Watch pour qui,  « ce mépris total pour la vie humaine, qui se traduit notamment par des crimes de guerre manifestes, devrait faire l’objet d’enquêtes et les personnes impliquées devraient être punies comme il se doit. »

Pour HRW, les autorités devraient également faciliter la conduite d’enquêtes indépendantes par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Mali.

Selon le rapport, depuis que l’actuel conflit armé a éclaté au Mali il y a une décennie, des groupes islamistes armés, des rebelles séparatistes, des milices ethniques et des membres des forces de sécurité gouvernementales ont tué des centaines de civils. "La plupart de ces meurtres ont été commis dans le centre du Mali, qui depuis 2015 constitue l’épicentre de la violence, des exactions et des déplacements", décrit le document qui ajouté également que les groupes islamistes armés ont aussi tué des centaines de membres des forces de sécurité maliennes, dont 27 militaires lors d’une attaque à Mondoro le 4 mars 2022.

Selon la même source, plusieurs membres des groupes islamistes armés ont été poursuivis pour des délits pénaux, mais pratiquement personne des forces gouvernementales ou progouvernementales n’a fait l’objet d’investigations, et encore moins été tenu de rendre des comptes. La violence a provoqué le déplacement de plus de 320.000 personnes. C'est ainsi que de janvier à mars 2022, Human Rights Watch, qui suit la situation au Mali depuis 2012, s’est entretenu en personne et par téléphone avec 49 personnes qui avaient connaissance de huit incidents, dont des chefs communautaires, des commerçants, des gens du marché, du personnel médical et des diplomates étrangers. Ces incidents se sont produits entre le 3 décembre 2021 et début mars 2022 dans les villes, villages ou hameaux de Boudjiguiré, Danguèrè Wotoro, Feto, Nia Ouro, Petaka, Songho, Tonou et Wouro Gnaga, dans les régions maliennes de Ségou, Mopti et Koulikoro, ou à proximité de ces lieux.

Des habitants locaux cités dans le rapport ont affirmé que des combattants islamistes avaient tiré des coups de feu sur un bus conduisant des commerçants à un marché à Bandiagara début décembre 2021, tuant 32 civils, dont au moins six enfants. De nombreuses victimes ont été brûlées vives après que l’autobus a pris feu. « Je me suis retrouvé face à un véritable carnage… une scène imaginable », a raconté un témoin. « La plupart des morts présentaient des brûlures terribles, si bien qu’il est difficile de savoir s’ils sont morts fusillés ou à cause de l’incendie du bus. », a témoigné une des personnes citées dans le document.

Pillages et meurtres extrajudiciaires présumés commis par les forces de sécurité maliennes

Le rapport précise aussi que les forces de sécurité maliennes ont commis des exactions lors d’opérations antiterroristes en réponse à la présence croissante de groupes islamistes armés liés en grande partie à Al-Qaïda. Autour du 2 mars, lit-on," des militaires se seraient livrées à des exécutions extrajudiciaires contre au moins 35 suspects dont les corps calcinés ont été retrouvés près du hameau de Danguèrè Wotoro, dans la région de Ségou. "Il s’agit là de l’allégation la plus grave impliquant des membres de l’armée gouvernementale depuis 2012", souligne HRW.

Dans son rapport, Human Rights Watch a aussi documenté des exactions présumées par les forces de sécurité maliennes qui se sont produites dans le contexte d’opérations militaires de grande ampleur, y compris les opérations Maliko et  Kèlètigui qui ont démarré en décembre 2021. Les islamistes armés ont concentré leurs efforts de recrutement sur les éleveurs peuls en exploitant les griefs de ceux-ci à l’égard du gouvernement et d’autres groupes ethniques. La plupart des victimes des exactions présumées de l’armée appartenaient à l’ethnie peule, à l’exception de celles qui ont été tuées dans le village de Tonou, qui appartenaient à l’ethnie dogon.

Sur une vingtaine de pages, le rapport de HRW qui est disponible en intégralité sur son site, rapporte des témoignages atroces qui illustrent l'ampleur de la situation critique que vivent les populations locales depuis le début du conflit malien.

Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)



Commentaires

1
TOTO A DIT
1 année ya
Parlant justement du Mali , quand le G
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0
TOTO A DIT
1 année ya
Suite et fin
Ce sont des
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2
Credo
1 année ya
Ce machin des occidentaux. Qui y croit !
Ils ont d
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1
Sani Saley
1 année ya
Les conneries des occidentaux, c
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