Dosso : saisie de 184 000 comprimés de drogues d'une valeur de 9 millions de FCFA
Les éléments de la patrouille mixte départementale de Dosso ont encore frappé un grand coup contre le trafic de drogue. Alertés par le passage suspect d'individus à moto transportant des cargaisons inhabituelles dans le secteur Ouest, les forces de l'ordre ont engagé une course-poursuite effrénée avec les trafiquants aboutissant à une saisie de plus de 184 000 comprimés de substances psychotropes, d'une valeur marchande estimée à plus de 9 millions de francs CFA.
Selon l'Adjudant-Chef Boureima Amadou, Commandant de la Brigade Mixte N°1 de Dosso, l’alerte a été donnée après le signalement de motos suspectes transportant des cargaisons douteuses. Rapidement mobilisés, les éléments de la patrouille ont engagé une poursuite qui s’est soldée par la saisie d’une moto de marque Royale et la récupération de 100 000 comprimés d’Exol et 84 000 comprimés de Diazepam.
« Cette patrouille n’en est pas à son premier exploit. Pendant le mois de Ramadan, elle avait déjà mis la main sur 37 bidons d’essence de contrebande et deux motos utilisées par des trafiquants, qui ont été déférés au tribunal de grande instance de Dosso », a précisé l’Adjudant-Chef Boureima Amadou, saluant le travail de ses hommes.
Présente lors de la cérémonie de présentation de la saisie, la préfète du département de Dosso, Mme Ousseini Ouma Tamabari, a tenu à féliciter les forces de sécurité pour leur vigilance et leur engagement dans la lutte contre le trafic de drogue. « Notre patrouille départementale n’en est pas à son premier coup. Elle nous revient régulièrement avec des saisies impressionnantes. Je tiens à remercier et encourager ces hommes qui font preuve de professionnalisme et de détermination », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie de présentation de la saisie.
Elle a également souligné l'importance de la collaboration entre la population et les forces de sécurité, soulignant que de nombreuses interventions sont rendues possibles grâce aux informations fournies par les citoyens.
Le trafic de stupéfiants, en particulier celui des comprimés psychotropes, constitue un véritable problème de santé publique et de sécurité au Niger. Consommés principalement par les jeunes, ces substances favorisent la délinquance et alimentent des réseaux criminels bien organisés.
Face à cette menace, les forces de l’ordre, soutenues par les autorités locales, redoublent d’efforts pour endiguer ce commerce illicite qui gangrène plusieurs localités du pays. Cette nouvelle saisie vient confirmer la volonté du Niger de renforcer la lutte contre le narcotrafic et la criminalité transnationale.
Pour rappel l’Exol a été classé comme stupéfiant au Niger par arrêté ministériel N°000100MSP/P/AS/ANRP du 29 janvier 2024, le ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales a intégré l’Exol aux tableaux II et III des substances réglementées par l’ordonnance n°99-42 du 23 septembre 1999 relative à la lutte contre la drogue au Niger. Cette classification place désormais l’Exol sous le même régime de contrôle strict que d’autres substances psychotropes, renforçant ainsi les sanctions à l’encontre des trafiquants.