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Steve Ballmer quitte Microsoft sur un aveu d'échec

Steve_BallmerDans un discours prononcé en 2008 lors d'un dîner à Washington, Steve Ballmer se voyait à la tête de Microsoft pour "encore neuf ou dix ans". Vendredi 23 août, le patron du leader mondial des logiciels a dû changer ses plans. Le groupe a annoncé son départ d'ici douze mois, le temps de lui trouver un remplaçant.

A 57 ans, M. Ballmer prend donc une retraite anticipée dans tous les sens du terme. Arrivé à la tête de Microsoft en 2000 pour succéder à Bill Gates, le richissime fondateur de l'entreprise, il part treize ans plus tard sur un bilan très critiqué.

Durant son mandat, Microsoft a largement vécu sur ses acquis sans anticiper le virage pris par d'autres géants de l'Internet comme Google ou Apple, qui, eux, ont misé sur de nouvelles façons de surfer sur le Net, contribuant ainsi au déclin du marché des logiciels pour PC.

VASTE RÉORGANISATION

Ce qui surprend dans le changement à la tête de Microsoft, ce n'est donc pas le principe, mais les modalités. Le départ de M. Ballmer intervient six semaines seulement après l'annonce d'un virage stratégique majeur de l'entreprise. Le PDG venait de lancer une vaste réorganisation, censée être plus transversale, moins pesante et moins compartimentée, pour en faire un groupe capable d'innover plus vite et plus efficacement.

"Il n'y a jamais de moment parfait pour ce type de transition, mais ce moment est venu", s'est toutefois justifié Steve Ballmer dans un courriel envoyé aux salariés. Microsoft "se transforme en entreprise d'appareils (électroniques) et de services, nous avons besoin de quelqu'un qui sera là pour le long terme afin de la mener dans cette direction", a-t-il ajouté.

Longtemps numéro deux de Bill Gates, le PDG de Microsoft, pourtant réputé pour son caractère expansif et charismatique, aura eu toutes les peines du monde à se transformer en véritable numéro un.

Le fait qu'aucun successeur n'ait été désigné incite à penser que son départ n'a pas été planifié, voire qu'il a été précipité. Le choix du futur patron de Microsoft a été confié à un comité, composé d'administrateurs du groupe, à commencer par Bill Gates lui-même.

Plusieurs noms circulent déjà dans la presse américaine pour remplacer M. Ballmer. On cite Terry Myerson, le responsable des systèmes d'exploitation de l'éditeur de logiciels, qui a été l'un des grands gagnants de la récente réorganisation interne. Ou Julie Larson-Green, qui, chargée des appareils électroniques, est également au cœur du "nouveau Microsoft".

Le responsable du "cloud computing" (littéralement l'informatique dans les nuages, des offres de services informatiques délocalisés), Satya Nadella ou bien encore Qi Lu, qui dirige les applications et les services, peuvent également jouer un rôle d'outsiders.

A ce stade, le choix reste ouvert : "toutes les candidatures, internes comme externes seront étudiées", affirme-t-on chez Microsoft.

WALL STREET APPLAUDIT

Mais pour Patrick Moorhead, fondateur du cabinet américain d'analyse spécialisé Moor Insights and Strategy, il ne fait pas de doute que "le prochain PDG de Microsoft viendra de l'extérieur. Le conseil d'administration va vouloir envoyer un message de changement. S'ils recrutaient quelqu'un en interne, ils rateraient cet objectif."

De fait, le besoin de changement est pressant. En treize ans, sous l'ère Ballmer, l'action Microsoft a chuté de 36 %. Ce n'est donc pas un hasard si Wall Street a applaudi son départ : le titre a terminé la journée de vendredi par une hausse de 7,3 %, à 34,74 dollars. Grâce à sa participation au capital du groupe, la fortune de M. Ballmer a, du coup, elle aussi, augmenté de 786 millions de dollars (587 millions d'euros).

Ce qu'on reproche surtout à M. Ballmer, c'est de n'avoir pas assez anticipé les changements des habitudes de consommation avec l'explosion des ventes de tablettes et de smartphones. Malgré ses milliers d'ingénieurs, Microsoft est resté trop longtemps concentré sur le secteur du PC, continuant à mettre à jour des versions de ses principaux produits, de son système d'exploitation Windows et de sa suite bureautique Office.

Le groupe prend de plein fouet l'érosion rapide des ventes d'ordinateurs, entraînant dans leur déclin ses partenaires historiques de son écosystème, comme Nokia, Hewlett-Packard ou Dell.

"Si Ballmer a eu du succès dans le secteur de l'informatique professionnelle et le cloud computing, en revanche, toutes les aventures technologiques destinées au grand public comme Zune , Kin phone, Windows 8 et la tablette Surface se sont soldées par des échecs", souligne M. Moorhead. Surface, lancée à l'automne 2012, s'est si peu vendue que Microsoft a dû casser les prix pour tenter de l'écouler, et passer une dépréciation de 900 millions de dollars dans ses comptes en juillet...

Seule exception qui confirme la règle, le succès de la console de jeu Xbox, que Microsoft a su imposer face aux géants Sony et Nintendo. Mais le bilan global reste maigre : "Ballmer a été plus un patron opérationnel qu'un véritable visionnaire", résume Richard Williams, analyste chez Cross Research.

Il y a un an, le magazine américain Forbes avait placé Steve Ballmer en tête de son palmarès des "cinq PDG qui auraient déjà dû être virés". Ils ne sont désormais plus que quatre, mais pour Microsoft, la question de son futur et de son positionnement face à Google ou Apple reste entière...

Le Monde

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Commentaires  

0 #1 MAÏ LE TRANSITEUR 14-07-2014 09:57
BRAVO STEVE BALLMER,MET TOI AU REPOS.LE PROFFESSIONNALISME ET LE SAVOIR ONT BEAUCOUP CONTRIBUER POUR TOI.
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