Coup de tonnerre dans la magistrature : le Président Tiani radie coup sur coup le SG et le SGA du SAMAN

La crise entre le Syndicat autonome des magistrats du Niger (SAMAN) et le pouvoir exécutif a atteint un point de rupture inédit. En l’espace de 24 heures, le Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a signé deux décrets présidentiels coup sur coup, excluant du corps de la magistrature les deux figures les plus en vue du syndicat : son Secrétaire général, Bagna Abdourahamane Abdoul Nasser, et son Secrétaire général adjoint, Mahamadou Moussa.
Tout commence le 8 août, lorsque le ministre de la Justice, Alio Daouda, annonce la dissolution de quatre syndicats du secteur judiciaire — dont le SAMAN — accusés de « dévier » de leur mission au profit d’intérêts corporatistes et personnels, compromettant le fonctionnement du service public de la justice. Une décision justifiée par de graves accusations : protection systématique de magistrats poursuivis pour fautes lourdes, blocages disciplinaires, interventions illégales dans les affectations et même financement de membres soupçonnés de corruption.
Cinq jours plus tard, le 13 août, le SAMAN contre-attaque. Dans un communiqué incendiaire signé par son SG, Bagna Abdourahamane Abdoul Nasser, le syndicat accuse le ministre de « justifier l’injustifiable » et de nourrir une vendetta personnelle à l’encontre de ses dirigeants. Le texte dénonce une « attaque inacceptable contre le droit syndical » et rappelle que la dissolution viole selon lui les conventions internationales ratifiées par le Niger.
Le lendemain, 14 août, la riposte de l’exécutif tombe comme un couperet : un décret présidentiel radie et exclut du corps de la magistrature Bagna Abdourahamane Abdoul Nasser, sur proposition du ministre de la Justice. Le SAMAN appelle alors, par la voix de son SGA Mahamadou Moussa, à une action radicale : « déposer les toges » et observer une « justice morte » dès le 15 août, jusqu’à réintégration du SG.
Mais ce vendredi matin, un second décret présidentiel frappe. Mahamadou Moussa, magistrat de 3e grade et 6e échelon, est à son tour radié et exclu de la magistrature. Deux têtes coupées en deux jours.
Cette double exécution administrative, sans précédent dans l’histoire judiciaire récente du Niger, intervient dans un contexte de tension extrême entre le gouvernement et une partie de la magistrature. Les défenseurs du pouvoir y voient une restauration de l’autorité de l’État face à un syndicalisme « dévoyé ». Le SAMAN, lui, dénonce une « dérive autoritaire » et promet de poursuivre la lutte par tous les moyens légaux.
En coulisses, la fracture est profonde. L’avenir du mouvement syndical judiciaire paraît désormais suspendu à un bras de fer dont l’issue pourrait redessiner durablement les rapports entre justice et pouvoir exécutif au Niger.



Commentaires
Et qui peut se prévaloir saint et zéro défaut ou turpitude humaine pour appliquer cette Sharia allégée...
Et comme tu sembles t'y connaître en Sharia et en fait cas , informés le lectorat dans quelle partie du Niger , l'on peut laisser son portefeuille rempli d'argent et le retrouver ou laisser son téléphone ou autres gadgets à une place publique ou privé et venir les retrouver le lendemain ...
Dis la place au Niger ..... quand il est d'occurrence même aux. Cimetière morgues , des vols sont perpétrés...
Est cela votre compréhension de l'Islam ?
Quand une décision exprès doit être prise par le CNSP c'est à l'égard de CHARLIE Issou fou
Les guignols sont de retour
Quelle honte pour ce minable individu de toto
Alors....la france et lez.usa sont partis...le.niger.fonce dans le mur
Pas de developpement ...c est la.misere
Etes vous satisfait de votre soutien au.criminel Tiani
Le pouvoir c'est le pouvoir. Ne l'oubliez jamais.
Ceci étant, si le combat de ce corps vise à entériner la mauvaise et pauvre décision rendue par l'un d'eux en rapport et support de cette pratique anormale et deviante de ces deux femmes lesbiennes , une occurrence très dangereuse face à laquelle ce juge ne trouve rien à redire que cela relève de la vie privée et non publique ... LÀ !
TOTO A DIT se dissocie et condamne. même si l'homosexualité ne figure pas dans l'ordonnancement juridique du Niger , ce n'est point une raison de la promouvoir ou poser une jurisprudence en sa faveur .
Les opinions ou décisions ou déclarations émises par les acteurs d'une structure syndicale ( Secrétaire général, Porte-parole, bureau exécutif )
sont elles personnelles ou engagent elles la structure ?
Pour l'histoire, face à ce questionnement, TOTO A DIT est de ceux pensent que ces déclarations engagent la structure
du moment où elle sont faites en leur qualité de Représentants officiels, et non, positivement à titre personnel....
Ce qui revient à se demander , la radiation de ces acteurs de Justice , au regard du Droit impersonnel, est elle justifiée légalement et juridiquement même en International ????
mais rien d'étonnant au Niger, être magistrat est synonyme souvent d'une personne au dessus des autres, il y a qu'avoir les comportements quotidiens de beaucoup d'entre eux