Attaque meurtrière dans la région d’Agadez : onze soldats tombés au champ d’honneur

Dans la matinée du jeudi 27 février 2025, aux alentours de 7 heures, une patrouille des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) a été violemment attaquée par des bandits armés sur l’axe Inabangrit-Assamaka, dans la région d’Agadez. Une dizaine de pick-up transportant des assaillants lourdement armés ont pris pour cible les soldats en mission. Malgré une riposte immédiate et déterminée, soutenue par l’arrivée des renforts, l’assaut a coûté la vie à onze soldats et fait deux blessés.
Selon des sources sécuritaires, les forces de sécurité, en mission de routine sur cet axe stratégique, ont été prises pour cible par une dizaine de pick-up Toyota transportant des bandits lourdement armés. Face à cette attaque surprise, les soldats ont immédiatement riposté avec courage et détermination, tenant tête à leurs assaillants en attendant l’arrivée des renforts. Malgré leur bravoure, l’assaut a été d’une violence extrême, entraînant la perte de onze vies et blessant grièvement deux autres militaires.
En cette douloureuse circonstance, les plus hautes autorités du pays ont rendu un vibrant hommage à la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur. Dans un communiqué officiel, le gouvernement a exprimé ses condoléances les plus sincères à leurs familles, à leurs proches et à l’ensemble de la nation, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.
Les autorités ont également salué l’héroïsme et la résilience des forces de défense et de sécurité, qui continuent de faire face à des menaces complexes et persistantes dans la région d’Agadez, zone stratégique mais également épicentre de trafics et d’activités criminelles. Malgré les pertes, les FDS restent fermes dans leur engagement à protéger les populations et à sécuriser le territoire national.
La région d’Agadez, située dans le nord du Niger, est régulièrement confrontée à des défis sécuritaires majeurs, notamment des attaques de bandits armés et des trafics illicites.



Commentaires
Peut-être le début d'une nouvelle rébellion Touaregs. Avec Tiani, la partition du Niger peut malheureusement arriver.
Doit se CO'SIDERER comme 5 pieds sous terre
Du sommet a la base, tout le monde dort. La seule machine qui tourne à plein regime est la religion. Pauvre Niger
Il est donc certain qu'avec le déclenchement de ces attaques dans le Nord, la défense de notre pays devient plus complexe et sera peut-être plus longue, d'autant plus qu'on peut légitimement se demander si la France n'a pas réussi à associer certains groupes armés libyens à ses opérations de déstabilisation de notre pays.
Jeunes Lions Partis certes dans la fleur de l'âge , mais vousne serez jamais oubliés , le Niger vous sera éternellement reconnaissant.
Les pensées pieuses et condoléances les sincères de TOTO A DIT aux familles biologiques de ces Soldats tombés ainsi qu'à leurs frères d'armes...
Que leur âme repose en paix.
Que la terre leur soit légère .
La liberté a un prix , nonobstant les occurences en perte , au bout du tunnel , il y aura la lumière , l'autoaffranchissement et autodétermination... des vocables , dans un passé inimaginable et inconcevable au Sahelistan..
Et Pourtant !
La révolution en marche .....
le fait de dire une chose et son contraire , de faire semblant aimer une chose et son contraire et quand TOTO A DIT partage ... et aller à ligne reste un choix....
Entre soutien officiel au gouvernement de Tripoli et dialogue discret avec Khalifa Haftar, allié de Moscou, la France entretient une diplomatie à géométrie variable qui risque de lui coûter cher en Libye et au Sahel.
Un pied à l’ouest, un autre à l’est. Un discours à l’ONU, un autre à l’Élysée. Entre le Gouvernement d’Union nationale (GUN) de Tripoli, officiellement reconnu par la Communauté Internationale, et l’Armée nationale libyenne (ANL) du Maréchal Khalifa Haftar,
A suivre
soutenue par Moscou, la France joue une partition à plusieurs voix. Un équilibre fragile, voire intenable, où Paris s’enlise dans ses propres contradictions.
Mercredi 26 février 2025, Haftar, entouré de ses fils, a été reçu en catimini par Emmanuel Macron. Une rencontre non confirmée par l’Élysée, mais que l’ANL s’est empressée de relayer sur Facebook. Officiellement, il s’agissait de discuter du « processus politique en Libye » et du rôle de l’ONU. Dans les faits, la rencontre sonne comme une validation tacite du chef de guerre de Benghazi, que Paris considère, malgré tout, comme un acteur incontournable.
Pendant ce temps, à Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, le Premier ministre du GUN, scrute avec agacement cette duplicité. Car sur le papier, c’est lui, et lui seul, que la France devrait reconnaître comme légitime.
De l’intervention de 2011 au blocage politique
Tout a commencé avec l’élimination de Mouammar
Kadhafi en 2011, soutenue par une coalition occidentale où la France jouait un rôle moteur. Nicolas Sarkozy, à l’époque, se voulait l’architecte du renouveau libyen. Résultat ? Un pays fracturé, livré aux milices et aux ambitions des puissances étrangères.
Depuis, la Libye est un champ de ruines diplomatique, avec deux gouvernements rivaux et une unité nationale toujours aussi lointaine. L’envoyé spécial de l’ONU, Abdoulaye Bathily, a jeté l’éponge, comme ses prédécesseurs, et les élections maintes fois promises ne voient jamais le jour. En 2020 déjà, Ghassan Salamé, ancien émissaire onusien, reconnaissait que le statu quo était peut-être la moins mauvaise des options.
Mais dans ce chaos, Haftar a su se rendre indispensable. À la fois chef militaire et habile stratège politique, il joue sur tous les tableaux : soutien occidental d’un côté, rapprochement avec Moscou de l’autre.
Liaisons dangereuses : de Benghazi à Moscou, en passant par le Sahel
Si Paris le reçoit discrètement, Moscou, elle, assume pleinement son soutien à Haftar. Les mercenaires de Wagner ont été les premiers à sécuriser ses positions, et le Kremlin voit en lui un relais idéal pour son influence en Afrique du Nord et au Sahel.
Mais Haftar ne se contente pas d’un seul allié. Depuis la prise de pouvoir des militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger, il a aussi tissé des liens avec ces régimes, qui, comme lui, rejettent l’ingérence occidentale et lorgnent vers la Russie pour leur sécurité.
Ici encore, la France se retrouve piégée par ses propres contradictions. D’un côté, elle condamne l’influence russe au Sahel, de l’autre, elle négocie avec un allié stratégique de Moscou en Libye.
Paris, maître du grand écart diplomatique
La posture de Paris devient de plus en plus illisible.
Quel est son véritable objectif ? Maintenir son influence à Tripoli ? Composer avec Haftar ? Contenir l’expansion russe ?
Le paradoxe est flagrant : Paris soutient le GUN, tout en validant Haftar. Elle dénonce la présence russe au Mali, mais dialogue avec l’homme qui ouvre la porte à Moscou en Libye.
Pendant ce temps, Haftar avance ses pions, prenant ce qu’il peut obtenir de l’Occident, tout en consolidant ses alliances avec la Russie et les régimes sahéliens.
À force de vouloir ménager tous les camps, Paris risque de tout perdre : son influence à Tripoli, son poids en Libye et son crédit en Afrique.
Car dans ce jeu de dupes, il n’y a qu’un seul gagnant : celui qui ne se laisse pas enfermer dans les ambiguïtés.
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