Bilan de l’action gouvernementale : le convaincant Grand oral du ministre Abdoulaye Seydou sur la Refondation de l’Industrie et du Commerce

Lundi 30 juin 2026, sur la télévision publique (RTN), le ministre du Commerce et de l’Industrie était le candidat du jour pour le Grand oral des membres du gouvernement initié par le Président de la République, le Général Abdourahamane Tiani, afin de permettre aux citoyens de jauger les efforts de leurs ministres conformément à leur lettre de mission. Pendant quatre (4) heures d’horloge, M. Abdoulaye Seydou a déroulé le bilan des actions entreprises par son ministère, qui couvre deux principaux départements stratégiques et à la tête duquel il trône depuis plus d’un an maintenant. Avec la rhétorique qu’on lui connaît, l’ancien syndicaliste, arrivé au gouvernement en avril 2025 comme acteur de la société civile, a été à la hauteur des attentes des téléspectateurs avec un exposé succinct sur les réformes engagées tous azimuts pour renforcer l’attractivité économique du Niger, soutenir le tissu industriel, accompagner les entrepreneurs et les investisseurs et surtout faire en sorte que toutes les actions entreprises s’inscrivent dans le cadre de la vision prônée par le Chef de l’État, celle de la transformation structurelle pour une véritable souveraineté économique du Niger. Avec chiffres à l’appui, n’occultant aucun sujet et sans botter en touche sur aucune question des journalistes, le ministre Abdoulaye Seydou a fait plus que défendre un simple bilan des réalisations enregistrées. Avec des détails, des exemples et des arguments, il a expliqué, justifié et assumé l’opportunité et la pertinence de chaque décision prise qui cadre avec les orientations de l’ambition que porte le Chef de l’État pour le Nouveau Niger et que le gouvernement s’échine à mettre en œuvre à travers son Programme de Refondation de la République (PRR). Avec un fil conducteur comme sacerdoce : faire en sorte que toutes les initiatives engagées soient profitables aux populations. En cela, l’impact socioéconomique, qui se mesure sur le terrain, plaide en faveur du ministre, qui n’a pas fait dans l’économie en évoquant les perspectives prometteuses qui s’offrent désormais au pays avec la dynamique enclenchée. Une véritable « Master Class » qui a convaincu même ceux qui ont trouvé à redire sur certains aspects de sa gestion mais qui, au final, se sont accordés à reconnaître, honnêteté oblige, que le choix du Président de la République de faire de l’acteur de la société civile un ministre à un poste aussi stratégique a été tout sauf une erreur de casting. Loin s’en faut, car, au regard des appréciations à chaud qui ont suivi le passage du ministre, c’est peu dire qu’Abdoulaye Seydou a passé son examen avec brio !
Quatre heures de temps d’horloge : c’est le temps qu’il aura fallu aux trois journalistes commis pour servir d’examinateurs aux membres du gouvernement pour faire le tour du bilan des actions réalisées par le ministre Abdoulaye Seydou à la tête du département du Commerce et de l’Industrie ! Pour un entretien-bilan, c’est certes un peu long, mais il y en avait de la matière et surtout, la prestation médiatique, pour un exercice pédagogique de reddition des comptes tel que voulu par le Chef de l’État, est une véritable « Master Class » qu’a livrée le ministre. La preuve : contrairement aux habitudes, le tribunal des réseaux sociaux n’a pas tenu rigueur des heures passées à écouter le ministre, dont l’entretien a été tout sauf un « one man show », surtout avec les questions, dont certaines auraient pu, à une époque et dans un autre contexte, paraître dérangeantes.
Un entretien-bilan très attendu et qui a été à la hauteur des attentes
Pour ceux qui connaissent vraiment l’homme, connu pour sa légendaire rhétorique à la mythique « Place AB », haut lieu par excellence du syndicalisme militant estudiantin mais aussi comme acteur de la société civile, cela n’a guère été une surprise. Plus surprenante a été la parfaite maîtrise des grands dossiers que le ministre Abdoulaye Seydou avait en charge à la tête de son département et surtout l’aisance avec laquelle il a défendu son bilan.
Il faut dire que le ministre était et se savait très attendu, d’abord comme acteur de la société civile qui a rejoint le gouvernement « sur le tas », comme le disent certains, mais aussi par ceux qui, plus objectifs, avaient des choses à éclaircir par rapport à certaines décisions prises et qui, par manque de véritables explications ou de connaissances des enjeux, les considéraient comme des zones d’ombre ou carrément des échecs. Avec une aisance assez remarquée, une éloquence à laquelle on ne trouverait rien à redire et des preuves concrètes à l’appui, l’ancien coordinateur du M62 a tenu la dragée haute à Abdoulaye Tiémogo (RTN), Aboubacar Abari Amitti (Télé Sahel) et Ibrahim Yero (presse privée). Par leurs questions, qui touchaient à l’essentiel et parfois non, les journalistes du jour ont d’ailleurs facilité la tâche au ministre, même lorsqu’elles étaient incisives, comme les nombreuses fois où ils étaient obligés de revenir à la charge sur un aspect polémique, sans pour autant ébranler le ministre.
En l’espèce, pour ce premier exercice de reddition des comptes, le ministre a été au rendez-vous dans la forme et dans le fond. L’entretien a été encore plus dense, car le bilan qu’il a défendu a beaucoup plaidé en sa faveur et a surtout conforté la pertinence du choix porté sur sa personne par le Président de la République pour concrétiser, à la tête de ce ministère stratégique, les ambitions que porte sa vision pour le Niger.
Un bilan satisfaisant conforté par des réalisations concrètes au service des citoyens
Du bilan, justement, la dynamique enclenchée par le ministre Abdoulaye Seydou a été assez édifiante. En témoignent les réformes engagées qui se sont d’abord traduites par ce que certains pourraient qualifier d’inflation réglementaire, avec plus d’une centaine de textes adoptés en presque une année. Dans un contexte de Refondation où tout, ou presque, est à remettre à plat pour repartir sur de bonnes bases, l’effort est colossal pour poser les jalons d’une véritable restructuration des secteurs commercial et industriel du pays. Des secteurs porteurs mais sensibles qui nécessitent une dynamique d’ensemble, et c’est ce qui explique cet engagement du ministre à qui il faudrait aussi reconnaître le choix qu’il a assumé de miser sur les compétences du ministère pour porter les réformes. Comme il l’a lui-même assumé au cours de l’entretien, le Niger regorge de compétences qualifiées, pour peu qu’on leur crée l’occasion de libérer leur potentiel, et c’est, du reste, donner corps à un objectif de la Refondation, celui de doter le Niger d’un véritable capital humain pour assurer l’exercice de sa souveraineté. Qu’il s’agisse des réunions périodiques du cabinet, du dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème commercial et industriel du pays, rien n’est laissé au hasard, comme l’a si bien expliqué le ministre, qui a expliqué par là les raisons qui expliquent la sérénité retrouvée entre le département et les opérateurs, notamment la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIAN) ainsi que les syndicats des commerçants, des industriels et les associations de consommateurs. Dans la même lancée, la concertation a été étendue aux partenaires du pays, mais également dans le cadre de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi qu’avec les nouveaux partenaires stratégiques, désireux de faire affaire avec le Niger dans le respect de sa souveraineté et de ses orientations nationales.
Dans les faits, cette dynamique s’est traduite par des réformes qui ont été engagées, par exemple, pour renforcer l’attractivité économique à travers plusieurs initiatives destinées à améliorer le climat des affaires et à attirer davantage d’investissements nationaux et étrangers. À ce niveau, a expliqué le ministre, le Code des investissements constitue l’un des principaux instruments mis en place par le gouvernement, et les mesures offertes aux investisseurs et partenaires, à travers notamment les exonérations fiscales et douanières ainsi que d’autres avantages, se sont révélées profitables aux opérateurs économiques nigériens. À titre illustratif, il a révélé que 87 promoteurs nationaux ont déjà bénéficié du Code des investissements, démontrant que ce dispositif est désormais accessible aussi bien aux investisseurs nationaux qu’étrangers. Le ministre a également mis en avant les efforts de simplification des procédures administratives, notamment grâce à la dématérialisation des démarches, qui permet aux investisseurs d’accomplir leurs formalités en ligne et à travers un guichet unique. Et la mayonnaise prend à merveille, comme s’en est félicité le ministre, qui a annoncé que 47 nouvelles unités industrielles ont été agréées au titre du Code des investissements, contre 27 en 2024, représentant une hausse de 104,07 %. Ces projets totalisent 465 milliards de FCFA d’investissements prévisionnels, pour un effort fiscal de l’État estimé à 214 milliards de FCFA, avec une perspective de création de 6 286 emplois.
L’un des sujets qui a beaucoup retenu l’attention, c’est l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME), et le ministre a fièrement rappelé l’adoption récente de la Charte des PME, qui prévoit plusieurs mesures d’appui, notamment pour faciliter leur accès aux marchés publics. Selon le ministre Abdoulaye Seydou, 35,95 % des marchés publics ont été attribués aux PME durant l’année de la Refondation, contre 20 % en 2024, traduisant une progression significative de l’appui à l’entrepreneuriat national. Dans son entretien, le ministre n’a pas manqué, également, d’évoquer le renforcement des partenariats économiques avec plusieurs pays, notamment la Turquie, l’Algérie, la Chine et l’Égypte, à travers la signature de mémorandums entre la Chambre de commerce et d’industrie du Niger et les institutions homologues de ces États, ainsi que des accords de coopération visant à sécuriser et promouvoir les investissements. Des efforts restent certes à déployer pour améliorer davantage les procédures administratives et réduire les lourdeurs bureaucratiques, afin d’offrir un environnement encore plus favorable aux investisseurs. Pragmatique, le ministre l’a reconnu et a même annoncé que des initiatives sont envisagées pour « garantir la transparence, préserver les intérêts nationaux et veiller à ce que les investissements contribuent à la création d’emplois et au développement économique du pays ».
Des actions qui préservent l’intérêt national et profitent avant tout aux populations
Dans son long entretien-bilan, le ministre du Commerce et de l’Industrie s’est beaucoup épanché sur l’un des enjeux stratégiques des réformes engagées par son département conformément à la feuille de mission qui lui a été assignée par le Chef de l’État. Il s’agit de la préservation de l’intérêt national et surtout de l’impact sur les populations afin que les efforts de quête de prospérité visés par les autorités de la Refondation, sous l’égide du CNSP, soient véritablement profitables aux citoyens. En premier lieu, le ministre Abdoulaye Seydou a affirmé que la protection du pouvoir d’achat des Nigériens et des consommateurs demeure une priorité du Gouvernement, mettant en avant les résultats enregistrés en matière de contrôle des produits, de lutte contre la vie chère et de promotion de l’industrie nationale. Des résultats qui traduisent « la détermination du Gouvernement à assurer une surveillance permanente du marché national », a défendu le ministre, pour qui cela est une nécessité pour garantir que les mesures prises par le Gouvernement soient effectivement mises en œuvre. C’est, à titre illustratif, ce qui a été déployé dans le cadre de la lutte contre la vie chère, une mission qui mobilise l’ensemble des services de son département, car, sur instructions du Président de la République, le Gouvernement a consenti d’énormes efforts malgré le coût pour les finances publiques et dans un contexte économique assez difficile. C’est le cas, par exemple, des subventions accordées qui, rien que sur le ciment, ont représenté un effort financier de 18,68 milliards de FCFA, au bénéfice de 232 449 ménages.
Concernant les hydrocarbures, l’État a supporté un manque à gagner de 70,92 milliards de FCFA afin de maintenir les prix à la pompe. Pour ce qui est des mesures prises en faveur du riz, les prix ont enregistré une baisse comprise entre 30 et 38 %, alors que les opérations de vente de céréales à prix modérés ont permis la mise à disposition de 64 513 tonnes au profit des populations. Le ministre a, en outre, évoqué les mesures d’interdiction d’exportation de certains produits afin de garantir leur disponibilité sur le marché national et la réduction des frais de scolarité dans les établissements privés, présentée comme une autre action visant à préserver le pouvoir d’achat des ménages.
À côté de ces mesures qui profitent directement aux populations, le ministre a révélé qu’au cours de l’année 2025, le Gouvernement a pris plusieurs mesures pour garantir l’approvisionnement du marché intérieur et lutter contre les pratiques spéculatives ainsi que les exportations frauduleuses. C’est ce qui explique qu’à la suite d’informations faisant état de possibles exportations illicites de ciment vers des pays voisins, son département a saisi les autorités administratives et, par mesure de précaution, le Gouvernement a néanmoins décidé d’interdire l’exportation du ciment 42,5 afin d’éviter tout détournement ou toute tentative de fraude. Pour le ministre Abdoulaye Seydou, cette décision s’inscrit dans « une logique de prévention visant à préserver les besoins du marché national », tout comme le récent réajustement du prix du ciment, porté à 60 000 FCFA à Niamey, pour tenir compte des coûts réels de transport, de production et de distribution. Il a précisé que cette révision vise à assurer une meilleure disponibilité du produit tout en maintenant l’équilibre de la filière.
Conscient des difficultés d’approvisionnement, M. Abdoulaye Seydou a reconnu des failles qu’il va falloir corriger, comme pour les autres secteurs où son département s’active. Le ministre a saisi l’occasion pour dénoncer « les pratiques spéculatives de certains acteurs qui achètent d’importantes quantités de ciment lors des opérations de vente avant de les revendre à des prix largement supérieurs », avant d’assurer que des « contrôles sont régulièrement effectués » et que « les contrevenants s’exposent à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur ». Du reste, le ministre a réaffirmé la détermination du Gouvernement à renforcer les mécanismes de contrôle, à améliorer la distribution du ciment sur l’ensemble du territoire national et à garantir un accès équitable à ce produit pour les populations.
Une dynamique enclenchée et des perspectives prometteuses
Comme il en ressort à travers ces quelques aspects du long entretien-bilan du ministre Abdoulaye Seydou, la Refondation est en marche au niveau des secteurs du Commerce et de l’Industrie. Les réformes sont en cours de mise en œuvre et les résultats déjà engagés traduisent une bonne dynamique qui ouvre de réelles perspectives pour le développement de ces secteurs stratégiques pour la transformation économique du pays et, partant, pour le développement endogène du Niger. Dans son exposé, le ministre a tenu à expliquer et à motiver chaque décision, à en justifier la pertinence sans omettre de reconnaître les failles et les difficultés qui persistent, là où cela s’impose. La reddition des comptes, c’est aussi la transparence, et en cela Abdoulaye Seydou s’est refusé à toute démagogie, rappelant à l’occasion que la Refondation est un long processus et qu’il n’y a pas de recette miracle, mais de l’ambition et de l’effort.
C’est du reste pour cela que le ministre a tenu à rappeler à chacun ses responsabilités dans cette noble œuvre de construction nationale. L’appel lancé à ce sujet au secteur privé, dont il a mis en évidence le rôle stratégique, s’inscrit dans ce sens puisqu’il est le premier pourvoyeur d’emplois devant la fonction publique. Pour Abdoulaye Seydou, en effet, « le renforcement de la compétitivité des entreprises est indispensable pour favoriser une croissance durable et offrir davantage d’opportunités aux jeunes et aux femmes ». À juste titre, il a évoqué l’appel lancé par le Président de la République en faveur des investissements des opérateurs économiques nigériens dans leur pays, tout en assurant que son département poursuivra le dialogue avec les acteurs du secteur privé à travers un mécanisme de redevabilité et des rencontres périodiques consacrées aux défis, aux perspectives et à l’amélioration du climat des affaires dans le pays.
Et c’est en cela qu’au-delà d’un simple exercice de reddition de comptes, le ministre a convaincu, comme l’ont montré les commentaires qui ont suivi sur les réseaux sociaux. C’est un bilan d’étape, un exercice auquel, du reste, les Nigériens n’étaient pas habitués et qui se révèle d’une pertinence remarquable dans le contexte national actuel. Au-delà d’exposer les réalisations aux populations pour qu’elles se fassent leur propre opinion sur la marche du pays, c’est aussi l’occasion de recueillir les avis et les critiques pour peaufiner, voire parfaire la suite, et c’est là l’essentiel, ce qui atténue ce que certains détracteurs ne manqueront pas de dénicher pour avoir matière à redire.
C’est le cas de le dire : au regard de l’entretien-bilan du ministre, tant dans la forme que dans le fond, il est loin d’être exagéré de dire que, s’il s’agissait d’un examen de passage, le ministre Abdoulaye Seydou l’a réussi avec brio. Il y a certes à dire, et même des reproches à faire, mais il faut aussi reconnaître que des efforts ont été faits et que les choses bougent et avancent au ministère du Commerce et de l’Industrie, et elles portent l’empreinte du ministre Abdoulaye Seydou !


