Niamey : l’ONG Ensemble Main dans la Main Niger–Russie mise sur la couture pour autonomiser les jeunes filles
À Niamey, l’ONG Ensemble Main dans la Main Niger–Russie (EMMNR) entend faire de la couture un véritable tremplin vers l’autonomie économique. Lancée mardi 25 août dans l’Arrondissement communal Niamey 1, une formation pratique de trois mois permettra aux jeunes filles d’acquérir les bases du métier avant de recevoir chacune une machine à coudre neuve et un kit complet de matériel pour démarrer leur propre activité génératrice de revenus.
Pendant trois mois, les participantes seront encadrées par des formateurs qualifiés et plongées dans un apprentissage essentiellement pratique. L’objectif est de leur permettre de maîtriser progressivement les techniques de la couture et d’acquérir un savoir-faire directement exploitable dans le cadre d’une activité professionnelle.
Pour l’ONG EMMNR, l’enjeu ne se limite toutefois pas à transmettre une compétence. Il s’agit surtout de donner aux jeunes filles les moyens de transformer cet apprentissage en source de revenus. Une fois la formation achevée, chacune d’entre elles recevra une machine à coudre neuve, accompagnée d’un ensemble de matériels et d’accessoires nécessaires à son activité.
L’appui doit ainsi permettre aux bénéficiaires de passer rapidement de la formation à la pratique. À domicile ou dans un futur atelier, elles pourront mettre à profit les compétences acquises, proposer leurs services et construire progressivement leur propre clientèle.
De la formation à l’autonomie
Cette approche constitue l’un des aspects centraux de l’initiative. En dotant les participantes de leur principal outil de travail, l’ONG entend lever l’un des obstacles auxquels sont souvent confrontées les personnes formées à un métier : disposer des compétences, mais manquer de moyens pour commencer.
La perspective est donc celle de l’autonomisation progressive. Apprendre à coudre, mais aussi pouvoir utiliser immédiatement une machine ; acquérir un savoir-faire, puis le convertir en activité génératrice de revenus.
À l’issue des trois mois, les bénéficiaires recevront également des attestations de formation. Ces documents viendront formaliser les compétences acquises et pourront contribuer à leur parcours d’insertion professionnelle.
Pour elles, le début d’une nouvelle vie professionnelle
Pour les jeunes filles bénéficiaires, l’initiative est accueillie avec enthousiasme. Dans leur mot prononcé à l’occasion du lancement, elles ont présenté cette formation comme une véritable opportunité de changer leur quotidien.
« Le lancement de cette formation de couture au profit de ces femmes et filles est le début d’une importante carrière qui va sans nul doute changer positivement leur vie », ont-elles déclaré, avant de remercier l’ONG Ensemble Main dans la Main Niger–Russie pour son accompagnement.
Elles voient notamment dans la remise des machines à coudre une possibilité concrète de poursuivre leur activité après la formation et, à terme, de créer leurs propres ateliers.
À travers cette initiative, l’ONG Ensemble Main dans la Main Niger–Russie inscrit son action dans une démarche plus large en faveur de la formation professionnelle et de l’insertion socio-économique des jeunes.
Le pari est celui d’un accompagnement qui ne s’arrête pas au dernier jour de cours : transmettre une compétence, fournir l’outil nécessaire à son exploitation et laisser aux bénéficiaires la possibilité de construire, progressivement, leur indépendance économique.
Pour ces jeunes filles, les trois prochains mois seront donc consacrés à l’apprentissage. Mais l’ambition affichée est déjà ailleurs : faire de la machine à coudre non seulement un instrument de travail, mais le premier outil d’une nouvelle autonomie.







