Célébration des 3 ans du CNSP : à l’image de la coopération Russie-AES, le MIR-Niger fait de la souveraineté le levier pour un monde multipolaire

Dans le cadre des activités de la célébration de la Journée nationale de la Souveraineté et du Patriotisme, qui commémore cette année les 3 ans de l'avènement du CNSP au pouvoir, la branche nigérienne du Mouvement International Russophile (MIR-Niger) a organisé, dimanche 26 juillet 2026, dans la salle de réunion du Stade Général Seyni Kountché de Niamey, une conférence publique autour du thème : "Refondation, diplomatie et coopération stratégique Niger-Russie : quelles contributions à l'édification d'un monde multipolaire, pacifique et harmonieux ?". L'évènement, qui a été rehaussé par la présence d'officiels ainsi que de responsables d'institutions nationales, d'universitaires, de diplomates ainsi que de représentants de la société civile, a été marqué par deux communications qui ont porté sur la "Diplomatie et coopération géostratégique AES-Russie" et l'"Histoire de la Russie". Au sortir de la conférence, les échanges ont permis de mettre en exergue la qualité de la nouvelle dynamique de coopération entre la Russie et le Niger et, face aux mutations géopolitiques actuelles, la dynamique de refondation engagée par les États de l'AES ouvre la voie à de nouveaux partenariats stratégiques dans le cadre d'un monde multipolaire qui tienne véritablement compte, à égalité, de la souveraineté de tous les États.
Le Mouvement International Russophile du Niger (MIR-Niger) n'est pas resté en marge des activités commémoratives des trois années de l'avènement du CNSP au pouvoir, un évènement historique qui est désormais célébré chaque 26 juillet comme la "Journée nationale de la Souveraineté et du Patriotisme". C'est dans ce cadre que le Mouvement, qui a vu le jour en 2023, avec déjà une présence dans plusieurs pays du continent, a organisé, dimanche 26 juillet 2026 à Niamey, une conférence publique couplée à des prestations culturelles autour du thème : "Refondation, diplomatie et coopération stratégique AES-Russie : quelles contributions à l'édification d'un monde multipolaire, pacifique et harmonieux ?". Bien au-delà de la commémoration, la rencontre a servi de tribune à plusieurs responsables nigériens et russes pour défendre une coopération stratégique renforcée entre l'Alliance des États du Sahel (AES) et la Fédération de Russie, fondée sur la souveraineté, les échanges entre les peuples, le transfert de compétences et l'émergence d'un ordre international multipolaire.
L'évènement a été marqué par la présence de personnalités, notamment le président de l'Observatoire national de la Communication (ONC), M. Ibrahim Manzo Diallo, le ministre de l'Enseignement et de la Formation technique et professionnelle, le Professeur Farmo Moumouni, l'ambassadeur de la Fédération de Russie au Niger, Viktor Voropaev, le président du MIR-Niger, Issoufa Balé Alpha Zazi, ainsi que le représentant du MIR International, Jean Alain Ingapout, et des représentants de l'ONG Ensemble Main dans la Main Niger-Russie (EMMNR). On notait également la présence de plusieurs responsables d'associations de la société civile ainsi que d'acteurs du monde culturel, académique et associatif.

En plus des activités culturelles et artistiques, l'évènement a consisté en une conférence publique qui a été brillamment animée par d'éminents spécialistes à travers deux communications pour planter le décor et ouvrir les débats. Le premier panel a porté sur la "Diplomatie et coopération géostratégique AES-Russie" et a été animé par le ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Pr Farmo Moumouni, alors que le second a été structuré autour de l'"Histoire de la Russie", présentée par M. Jean Alain Ingapout.
La cérémonie a été ouverte par plusieurs allocutions et les échanges ont porté sur les enjeux de souveraineté, les mutations géopolitiques internationales et les perspectives de renforcement de la coopération entre l'Alliance des États du Sahel (AES) et la Fédération de Russie.
Les enjeux d’une véritable souveraineté dans un monde en pleine mutation
La cérémonie s'est ouverte par la lecture du message de l'Administrateur délégué de la Ville de Niamey, représenté par la Secrétaire générale de l'Arrondissement communal Niamey II, Mme Aminatou Soumana Gorotati.

Dans son adresse, l'autorité municipale a souhaité la bienvenue aux nombreuses personnalités présentes, tout particulièrement à la délégation russe et aux représentants de la Maison russe, rappelant que Niamey demeure une ville d'accueil, de fraternité et de souveraineté retrouvée.
Le représentant de la Ville a ensuite souligné la portée symbolique de cette rencontre organisée au Stade Général Seyni Kountché, estimant que la célébration du troisième anniversaire du CNSP constitue désormais un jalon majeur de l'histoire récente du Niger. Selon Mme Aminatou, trois années après le changement intervenu le 26 juillet 2023, la capitale nigérienne vit pleinement au rythme de la refondation nationale, de la dignité retrouvée et du renforcement de la solidarité entre les pays de l'Alliance des États du Sahel. Elle a également insisté sur le fait que l'accueil d'un tel événement traduit la convergence entre l'affirmation de la souveraineté nationale et le développement de nouveaux partenariats stratégiques susceptibles d'accompagner les ambitions du Niger.
Les autorités municipales ont, par ailleurs, salué le choix du MIR-Niger d'associer une conférence géopolitique à une manifestation culturelle, estimant que cette approche donne une traduction concrète à une coopération fondée sur l'égalité entre les peuples et répond aux aspirations des populations à des partenariats respectueux des souverainetés nationales.
Le MIR-Niger plaide pour un partenariat stratégique entre l'AES et la Russie au service de la souveraineté
Prenant ensuite la parole, le président du Mouvement International Russophile Niger, Issoufa Balé Alpha Zazi, a dressé un long plaidoyer en faveur du renforcement des relations entre le Niger, les pays de l'Alliance des États du Sahel et la Fédération de Russie.
D'entrée de jeu, il a exprimé sa gratitude envers les nombreuses personnalités ayant répondu présentes à cette conférence, estimant que leur participation témoigne de l'intérêt croissant accordé au dialogue entre les peuples, à la coopération internationale ainsi qu'aux idéaux de paix, de souveraineté et de développement.
Pour le responsable du MIR-Niger, le thème retenu cette année dépasse largement le cadre d'une simple célébration commémorative.
À ses yeux, il invite à une réflexion collective sur les nouvelles mutations géopolitiques qui traversent le monde ainsi que sur les opportunités qu'offre une coopération reposant sur le respect mutuel, la souveraineté des États et les intérêts réciproques.
Il a expliqué que le Mouvement international des russophiles est aujourd'hui implanté dans plusieurs dizaines de pays et poursuit une ambition claire : renforcer les liens d'amitié entre les peuples tout en favorisant les échanges culturels, scientifiques, éducatifs et économiques entre la Russie et les pays partenaires.
Au Niger, a-t-il précisé, cette vision se traduit par la volonté de faire de la coopération avec la Russie un véritable levier de développement.
Cette coopération devrait, selon lui, couvrir plusieurs secteurs prioritaires, notamment l'éducation, la formation professionnelle, l'agriculture, la jeunesse, la culture, l'innovation, le transfert de compétences ainsi que le développement des ressources humaines.
Le président du MIR-Niger a ensuite révélé que plusieurs rencontres ont récemment eu lieu avec l'ambassadeur de la Fédération de Russie au Niger ainsi qu'avec les responsables de la Maison russe.
Ces échanges ont permis d'ouvrir des perspectives jugées prometteuses autour de nombreux projets de coopération portant notamment sur l'apprentissage de la langue russe, les échanges universitaires, l'octroi de bourses d'études, la coopération agricole, le développement des médias ainsi que plusieurs autres projets structurants destinés à renforcer les liens entre les deux pays.
Selon Issoufa Balé Alpha Zazi, les relations durables entre les peuples ne peuvent se construire que sur la connaissance mutuelle, le dialogue permanent et le respect des identités de chacun. C'est pourquoi le MIR-Niger entend multiplier les initiatives favorisant les échanges humains autant que les partenariats institutionnels.
L'orateur a ensuite replacé cette dynamique dans un contexte géopolitique plus large. Pour lui, le monde connaît aujourd'hui de profondes mutations qui conduisent progressivement à l'émergence d'un nouvel équilibre international.
Face à cette évolution, les États membres de l'Alliance des États du Sahel auraient engagé une dynamique de refondation reposant sur trois piliers : la souveraineté, la solidarité et l'intégration régionale. Cette dynamique ouvrirait également la voie à de nouveaux partenariats stratégiques, au premier rang desquels figure la coopération avec la Fédération de Russie.
Refusant de réduire cette rencontre à un simple débat académique, le président du MIR-Niger a insisté sur le fait que cette conférence devait avant tout constituer un espace de réflexion, de propositions et de partage d'expériences capable d'accompagner le développement des peuples de l'AES.
À plusieurs reprises, il a souligné que la souveraineté nationale demeure, selon lui, au cœur de cette nouvelle dynamique de refondation engagée par les autorités nigériennes depuis juillet 2023.
L'ambassadeur de Russie dessine les contours d'un partenariat stratégique durable entre la Russie et le Niger
L'un des temps forts de cette conférence a été l'intervention de l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie au Niger, Viktor Voropaev, qui a développé une vision de la coopération russo-nigérienne largement axée sur la diplomatie populaire, les échanges culturels, la formation des jeunes et le rapprochement entre les sociétés civiles.
Dès l'entame de son allocution, le diplomate russe a tenu à remercier les responsables du Mouvement International Russophile Niger pour leur invitation, rappelant que l'ambassade de Russie à Niamey, installée depuis décembre 2025, entend multiplier les contacts directs avec les différentes composantes de la société nigérienne.
S'adressant aux participants, Viktor Voropaev a salué l'intérêt grandissant que manifestent les Nigériens pour la Russie, sa langue, sa culture, son histoire et ses traditions. Selon lui, cet engouement témoigne de l'existence d'une proximité spirituelle entre les peuples russe et nigérien, mais également d'une aspiration commune à la vérité, à la justice et au respect mutuel, capable de transcender les frontières géographiques et les contextes politiques.
L'ambassadeur a également souligné la portée symbolique du choix de la date du 26 juillet pour l'organisation de cette conférence. Pour lui, les événements intervenus au Niger en juillet 2023 ont profondément modifié la trajectoire politique du pays.
Faisant référence à l'ouvrage "Pour le Niger : l'héritage d'un peuple" du Président du CNSP, le Général d'armée Abdourahamane Tiani, Viktor Voropaev a estimé que les réformes engagées depuis trois ans visent à restaurer la souveraineté nationale dans plusieurs secteurs, à promouvoir les valeurs traditionnelles et le patriotisme, tout en construisant un État où les décisions seraient prises exclusivement dans l'intérêt du peuple nigérien.
Selon le diplomate russe, ces évolutions interviennent dans un contexte international marqué par de profondes transformations. Il a ainsi développé l'idée selon laquelle le monde serait engagé dans une transition irréversible vers un ordre international multipolaire fondé sur l'égalité entre les États, le respect mutuel et le droit de chaque peuple à choisir librement son destin.
Dans cette perspective, Viktor Voropaev a estimé que la diplomatie classique ne pouvait, à elle seule, répondre aux défis actuels. Il a défendu le rôle de la diplomatie populaire, qu'il considère comme un levier essentiel pour rapprocher directement les citoyens, les organisations culturelles, les universités, les associations et les acteurs économiques des deux pays. Selon M. Voropaev, ces liens humains constituent la véritable force des relations internationales puisqu'ils résistent davantage aux crises politiques et aux tensions diplomatiques.
Au cours de son intervention, le diplomate russe est également revenu sur ce qu'il qualifie de campagne internationale de "russophobie". Il a dénoncé les tentatives d'isolement culturel, médiatique et sportif visant son pays, évoquant notamment les restrictions imposées aux artistes, aux sportifs et aux productions culturelles russes dans plusieurs pays occidentaux. L'ambassadeur a également estimé que le dialogue direct entre les peuples constitue le meilleur moyen de lutter contre les stéréotypes et les perceptions erronées. Il a, à cet effet, rappelé que le président Vladimir Poutine considère le Mouvement international des russophiles comme un acteur important dans la promotion de la culture russe et dans le renforcement des liens entre les peuples.
Analysant les relations entre Moscou et le continent africain, Viktor Voropaev a également évoqué les récentes consultations entre la Russie et les États membres de l'Alliance des États du Sahel. Il a notamment rappelé la visite effectuée le 8 juillet dernier à Niamey par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ainsi que les consultations ministérielles organisées avec les représentants de l'AES. Selon lui, ces différentes initiatives préparent le terrain au 3e Sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou, qui devrait donner une nouvelle impulsion aux relations entre la Russie et les pays africains.
L'ambassadeur a ensuite consacré une large partie de son intervention à la jeunesse nigérienne. Selon lui, le développement des relations entre les deux pays passe nécessairement par la formation des jeunes générations. Il a salué l'intérêt croissant des étudiants nigériens pour l'apprentissage de la langue russe, rappelant que celle-ci est parlée par plus de 260 millions de personnes dans le monde et constitue l'une des six langues officielles des Nations unies. À ses yeux, maîtriser cette langue permet non seulement d'accéder à la littérature et à la culture russes, mais également aux avancées scientifiques et technologiques du pays.
Dans cette optique, il a réaffirmé l'engagement de la Russie à accompagner la formation d'une nouvelle génération de spécialistes nigériens capables de contribuer au développement du Niger tout en consolidant le partenariat entre les deux pays. Le diplomate a d'ailleurs rendu hommage aux anciens étudiants nigériens formés dans les universités soviétiques et russes, estimant qu'ils ont joué un rôle important dans la construction de l'économie nationale après les indépendances.
Au-delà des déclarations d'intention, Viktor Voropaev a formulé plusieurs propositions destinées à structurer durablement les relations entre les deux pays. Il a d'abord suggéré que le MIR-Niger élargisse sa composition en intégrant les anciens étudiants des universités russes et soviétiques, les fédérations sportives collaborant déjà avec la Russie - notamment dans les disciplines des échecs, de l'athlétisme ou du sambo - ainsi que la Maison russe, afin d'organiser régulièrement des rencontres de concertation.
Le diplomate a ensuite proposé d'engager dès maintenant les préparatifs du 55e anniversaire des relations diplomatiques entre le Niger et la Russie, qui sera célébré en février 2027.
Parmi les idées avancées figure la création d'un Parc de l'amitié russo-nigérienne, où pourrait être érigé un buste du cosmonaute soviétique Youri Gagarine, premier homme à avoir voyagé dans l'espace. Dans le domaine de l'éducation, Viktor Voropaev a proposé d'accorder des bourses universitaires aux meilleurs jeunes membres du MIR-Niger afin qu'ils poursuivent leurs études dans les établissements d'enseignement supérieur russes. Le responsable russe a également suggéré le lancement, en partenariat avec les médias nigériens, d'une émission radiophonique ou télévisée intitulée "J'apprends le russe", diffusée en langues locales une ou deux fois par semaine.
À plus long terme, il a même évoqué la possibilité d'introduire progressivement l'enseignement du russe dans certains établissements scolaires nigériens, citant l'expérience déjà menée en Tunisie.
Enfin, l'ambassadeur a encouragé l'organisation de concours musicaux réunissant des artistes du Niger, de la Russie et des autres pays de l'AES, convaincu que la culture demeure l'un des meilleurs instruments de rapprochement entre les peuples.
En conclusion de son intervention, Viktor Voropaev a renouvelé ses remerciements au MIR-Niger ainsi qu'à l'ensemble des participants, saluant leur engagement en faveur du développement de relations d'amitié entre les peuples russe et nigérien et souhaitant plein succès aux activités futures du mouvement.
L'AES incarne l'émergence d'un nouvel ordre mondial multipolaire
Après l'intervention de l'ambassadeur de la Fédération de Russie, la conférence s'est poursuivie avec l'allocution de Jean Alain INGAPOUT, représentant du président du Mouvement international des russophiles (MIR International). Son intervention, particulièrement dense sur le plan historique et géopolitique, s'est attachée à replacer l'évolution récente du Niger et de l'Alliance des États du Sahel dans une lecture plus large des relations internationales, des rapports entre l'Afrique et la Russie et de l'émergence d'un monde multipolaire.
D'entrée de jeu, Jean Alain Ingapout a rappelé que le 26 juillet 2023 coïncidait avec sa présence à Saint-Pétersbourg, où se tenait alors le deuxième Sommet Russie-Afrique. C'est dans cette ville, a-t-il expliqué, que lui et les autres participants avaient appris le changement de pouvoir intervenu au Niger. « Nous étions à Saint-Pétersbourg lorsque nous avons appris ce changement au Niger », a-t-il indiqué, précisant que ce troisième changement politique dans l'espace sahélien, après le Mali et le Burkina Faso, suscitait alors de nombreuses interrogations au sein des participants du sommet.
Selon lui, les inquiétudes étaient nombreuses face aux réactions internationales qui se dessinaient et aux menaces d'intervention évoquées contre le Niger. Mais, a-t-il ajouté, ces inquiétudes étaient tempérées par la conviction que le peuple nigérien demeurerait attaché à la voie qu'il venait d'emprunter.
Estimant que le choix effectué le 26 juillet 2023 relevait d'une démarche de souveraineté, Jean Alain Ingapout a adressé ses félicitations au peuple nigérien à l'occasion du troisième anniversaire du CNSP, tout en exprimant le souhait de voir cette dynamique se poursuivre.
Le représentant du MIR International est ensuite revenu sur les origines du mouvement qu'il représente.
Il a rappelé que le Mouvement international des russophiles a été officiellement créé en mars 2023 à Moscou, dans un contexte marqué, selon lui, par la multiplication des campagnes hostiles à la Russie à la suite du déclenchement du conflit en Ukraine.
À l'origine, a-t-il expliqué, un mouvement similaire existait uniquement en Bulgarie. Face à l'évolution de la situation internationale, ses promoteurs auraient estimé nécessaire d'internationaliser cette initiative afin de rassembler, au-delà de la Russie, les personnes souhaitant développer des relations culturelles et intellectuelles avec ce pays.
Jean Alain Ingapout a souligné que le premier congrès du mouvement avait réuni 43 pays en 2023, avant que ce nombre ne double pratiquement dès l'année suivante pour atteindre près de 90 États.
Selon lui, cette progression témoignerait de l'intérêt croissant manifesté à travers le monde pour les idées défendues par le Mouvement international des russophiles.
Au cœur de son intervention, M. Ingapout a développé une longue réflexion consacrée à ce qu'il considère comme la transition du système international vers un ordre multipolaire.
À ses yeux, les transformations géopolitiques observées ces dernières années traduisent la remise en cause progressive d'un monde organisé autour d'un seul centre de puissance.
Il a ainsi affirmé que la naissance de ce nouvel ordre mondial pouvait être symboliquement située au 24 février 2022, date à laquelle, selon son analyse, la Russie aurait refusé de se soumettre aux pressions occidentales.
Sans entrer dans le détail des débats internationaux, l'orateur a estimé que cette évolution dépasse le seul cadre du conflit ukrainien et traduit une recomposition plus profonde des rapports de force mondiaux.
Pour illustrer son propos, Jean Alain Ingapout est revenu sur plusieurs étapes de l'histoire contemporaine. Il a notamment évoqué la disparition de l'Union soviétique en 1991, l'affaiblissement de la Russie au cours des années qui ont suivi, puis le renforcement progressif de son influence internationale à partir des années 2000.
Selon lui, cette évolution aurait suscité des tensions croissantes entre Moscou et les puissances occidentales, notamment autour de la question ukrainienne, qu'il a replacée dans une chronologie remontant à la Révolution orange de 2004.
Jean Alain a également consacré une partie importante de son intervention à l'histoire des relations entre la Russie — héritière de l'Union soviétique — et le continent africain.
Il a rappelé que l'Union soviétique avait, selon lui, accompagné plusieurs mouvements de libération nationale en Afrique durant la période des indépendances.
M.Ingapout a notamment cité les exemples de l'Angola, du Mozambique et d'autres pays ayant bénéficié d'un soutien soviétique dans leurs luttes d'émancipation.
Selon son analyse, cette solidarité historique expliquerait en partie les relations privilégiées que plusieurs États africains entretiennent aujourd'hui avec la Fédération de Russie.
L'orateur a également évoqué la Conférence de Bandung de 1955 ainsi que le mouvement des non-alignés, estimant que ces événements avaient constitué des étapes majeures dans la revendication de l'indépendance politique des peuples africains.
Abordant plus directement l'actualité sahélienne, Jean Alain a estimé que l'Alliance des États du Sahel représente aujourd'hui un nouvel acteur appelé à jouer un rôle important dans les équilibres régionaux.
Selon lui, la création de cette confédération traduit une volonté des États membres de renforcer leur autonomie politique, économique et sécuritaire.
Il a rappelé que lors des tensions ayant suivi les événements de juillet 2023 au Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient publiquement affiché leur solidarité avec Niamey. À ses yeux, cette solidarité s'inscrivait dans un partenariat stratégique plus large avec la Fédération de Russie.
Dans la meme lancée, M. Ingapout est également revenu sur les perspectives de coopération entre la Russie et les États africains.
Il a rappelé que le troisième Sommet Russie-Afrique est prévu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou, soulignant que cette rencontre devrait permettre d'approfondir davantage les relations entre la Russie et les pays du continent.
Il a notamment évoqué la récente visite à Niamey du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ainsi que les consultations organisées avec les ministres des Affaires étrangères de l'AES.
Selon lui, ces échanges traduisent la volonté des différentes parties de construire une coopération fondée sur le respect mutuel et les intérêts communs.
Le représentant du MIR International a également évoqué les perspectives d'un rapprochement entre l'AES et les BRICS, rappelant que la Russie s'était engagée à soutenir les démarches permettant à l'Alliance de bénéficier de nouveaux mécanismes de coopération économique et financière.
Enfin, concluant son intervention sur une note résolument optimiste, Jean Alain a estimé que, malgré les nombreux défis auxquels le continent africain demeure confronté, les nouvelles formes de coopération qui se développent avec la Russie pourraient, selon lui, contribuer à accompagner les ambitions de développement portées par plusieurs États africains.
L'AES incarne l'émergence d'un nouvel ordre mondial multipolaire
Après l'intervention de l'ambassadeur de la Fédération de Russie, la conférence s'est poursuivie avec l'allocution de Jean Alain INGAPOUT, représentant du président du Mouvement international des russophiles (MIR International). Son intervention, particulièrement dense sur le plan historique et géopolitique, s'est attachée à replacer l'évolution récente du Niger et de l'Alliance des États du Sahel dans une lecture plus large des relations internationales, des rapports entre l'Afrique et la Russie et de l'émergence d'un monde multipolaire.
D'entrée de jeu, Jean Alain Ingapout a rappelé que le 26 juillet 2023 coïncidait avec sa présence à Saint-Pétersbourg, où se tenait alors le deuxième Sommet Russie-Afrique. C'est dans cette ville, a-t-il expliqué, que lui et les autres participants avaient appris le changement de pouvoir intervenu au Niger. « Nous étions à Saint-Pétersbourg lorsque nous avons appris ce changement au Niger », a-t-il indiqué, précisant que ce troisième changement politique dans l'espace sahélien, après le Mali et le Burkina Faso, suscitait alors de nombreuses interrogations au sein des participants du sommet.
Selon lui, les inquiétudes étaient nombreuses face aux réactions internationales qui se dessinaient et aux menaces d'intervention évoquées contre le Niger. Mais, a-t-il ajouté, ces inquiétudes étaient tempérées par la conviction que le peuple nigérien demeurerait attaché à la voie qu'il venait d'emprunter.
Estimant que le choix effectué le 26 juillet 2023 relevait d'une démarche de souveraineté, Jean Alain Ingapout a adressé ses félicitations au peuple nigérien à l'occasion du troisième anniversaire du CNSP, tout en exprimant le souhait de voir cette dynamique se poursuivre.
Le représentant du MIR International est ensuite revenu sur les origines du mouvement qu'il représente.
Il a rappelé que le Mouvement international des russophiles a été officiellement créé en mars 2023 à Moscou, dans un contexte marqué, selon lui, par la multiplication des campagnes hostiles à la Russie à la suite du déclenchement du conflit en Ukraine.
À l'origine, a-t-il expliqué, un mouvement similaire existait uniquement en Bulgarie. Face à l'évolution de la situation internationale, ses promoteurs auraient estimé nécessaire d'internationaliser cette initiative afin de rassembler, au-delà de la Russie, les personnes souhaitant développer des relations culturelles et intellectuelles avec ce pays.
Jean Alain Ingapout a souligné que le premier congrès du mouvement avait réuni 43 pays en 2023, avant que ce nombre ne double pratiquement dès l'année suivante pour atteindre près de 90 États.
Selon lui, cette progression témoignerait de l'intérêt croissant manifesté à travers le monde pour les idées défendues par le Mouvement international des russophiles.
Au cœur de son intervention, M. Ingapout a développé une longue réflexion consacrée à ce qu'il considère comme la transition du système international vers un ordre multipolaire.
À ses yeux, les transformations géopolitiques observées ces dernières années traduisent la remise en cause progressive d'un monde organisé autour d'un seul centre de puissance.
Il a ainsi affirmé que la naissance de ce nouvel ordre mondial pouvait être symboliquement située au 24 février 2022, date à laquelle, selon son analyse, la Russie aurait refusé de se soumettre aux pressions occidentales.
Sans entrer dans le détail des débats internationaux, l'orateur a estimé que cette évolution dépasse le seul cadre du conflit ukrainien et traduit une recomposition plus profonde des rapports de force mondiaux.
Pour illustrer son propos, Jean Alain Ingapout est revenu sur plusieurs étapes de l'histoire contemporaine. Il a notamment évoqué la disparition de l'Union soviétique en 1991, l'affaiblissement de la Russie au cours des années qui ont suivi, puis le renforcement progressif de son influence internationale à partir des années 2000.
Selon lui, cette évolution aurait suscité des tensions croissantes entre Moscou et les puissances occidentales, notamment autour de la question ukrainienne, qu'il a replacée dans une chronologie remontant à la Révolution orange de 2004.
Jean Alain a également consacré une partie importante de son intervention à l'histoire des relations entre la Russie — héritière de l'Union soviétique — et le continent africain.
Il a rappelé que l'Union soviétique avait, selon lui, accompagné plusieurs mouvements de libération nationale en Afrique durant la période des indépendances.
M.Ingapout a notamment cité les exemples de l'Angola, du Mozambique et d'autres pays ayant bénéficié d'un soutien soviétique dans leurs luttes d'émancipation.
Selon son analyse, cette solidarité historique expliquerait en partie les relations privilégiées que plusieurs États africains entretiennent aujourd'hui avec la Fédération de Russie.
L'orateur a également évoqué la Conférence de Bandung de 1955 ainsi que le mouvement des non-alignés, estimant que ces événements avaient constitué des étapes majeures dans la revendication de l'indépendance politique des peuples africains.
Abordant plus directement l'actualité sahélienne, Jean Alain a estimé que l'Alliance des États du Sahel représente aujourd'hui un nouvel acteur appelé à jouer un rôle important dans les équilibres régionaux.
Selon lui, la création de cette confédération traduit une volonté des États membres de renforcer leur autonomie politique, économique et sécuritaire.
Il a rappelé que lors des tensions ayant suivi les événements de juillet 2023 au Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient publiquement affiché leur solidarité avec Niamey. À ses yeux, cette solidarité s'inscrivait dans un partenariat stratégique plus large avec la Fédération de Russie.
Dans la meme lancée, M. Ingapout est également revenu sur les perspectives de coopération entre la Russie et les États africains.
Il a rappelé que le troisième Sommet Russie-Afrique est prévu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou, soulignant que cette rencontre devrait permettre d'approfondir davantage les relations entre la Russie et les pays du continent.
Il a notamment évoqué la récente visite à Niamey du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ainsi que les consultations organisées avec les ministres des Affaires étrangères de l'AES.
Selon lui, ces échanges traduisent la volonté des différentes parties de construire une coopération fondée sur le respect mutuel et les intérêts communs.
Le représentant du MIR International a également évoqué les perspectives d'un rapprochement entre l'AES et les BRICS, rappelant que la Russie s'était engagée à soutenir les démarches permettant à l'Alliance de bénéficier de nouveaux mécanismes de coopération économique et financière.
Enfin, concluant son intervention sur une note résolument optimiste, Jean Alain a estimé que, malgré les nombreux défis auxquels le continent africain demeure confronté, les nouvelles formes de coopération qui se développent avec la Russie pourraient, selon lui, contribuer à accompagner les ambitions de développement portées par plusieurs États africains.
La souveraineté intellectuelle comme fondement de toutes les autres souverainetés
Après les analyses diplomatiques et géopolitiques, la conférence a pris une dimension plus philosophique avec l'intervention du ministre de l'Enseignement et de la Formation techniques et professionnels, Professeur Farmo Moumouni, qui a proposé une réflexion approfondie sur la notion même de souveraineté.
Son intervention, l'une des plus longues et des plus structurées de la journée, s'est éloignée des considérations diplomatiques pour interroger les fondements intellectuels, culturels et historiques de la souveraineté des États africains.
Professeur Farmo Moumouni : "La souveraineté intellectuelle, socle de la refondation des États africains"
Si les précédents intervenants ont principalement abordé les dimensions diplomatiques et géopolitiques des relations entre l'Alliance des États du Sahel (AES) et la Fédération de Russie, le Professeur Farmo Moumouni, ministre de l'Enseignement et de la Formation techniques et professionnels, a choisi d'emprunter une approche résolument philosophique, historique et intellectuelle.
Son intervention, ponctuée de références à l'histoire africaine, à la philosophie politique et aux travaux de plusieurs penseurs africains, s'est voulue une réflexion de fond sur ce que signifie réellement être un État souverain au XXIe siècle.
Dès les premières minutes de son intervention, le ministre a tenu à assumer clairement sa sympathie pour la Fédération de Russie. "Il faut bien le dire, j'aime la Russie", a-t-il affirmé, expliquant que cette proximité s'explique notamment par le rôle qu'il attribue à ce pays dans les mouvements d'émancipation des peuples africains au cours des décennies ayant suivi les indépendances.
Mais très vite, son propos s'est éloigné de la coopération russo-africaine pour se concentrer sur une question beaucoup plus fondamentale : qu'est-ce que la souveraineté ?
Pour le Professeur Farmo Moumouni, réduire la souveraineté à sa seule expression politique constituerait une erreur. Il rappelle qu'au niveau individuel, être souverain signifie ne reconnaître aucune autre autorité au-dessus de soi-même.
Appliquée à un État, cette notion implique qu'aucune puissance extérieure ne puisse imposer ses décisions, tandis qu'à l'intérieur de ses frontières, l'État demeure l'unique détenteur de l'autorité publique.
Cependant, cette définition classique apparaît, selon lui, largement insuffisante au regard des défis contemporains.
Le Pr FARMO n'a pas manqué de mettre en exergue que la souveraineté moderne comporte plusieurs dimensions indissociables : souveraineté alimentaire, énergétique, économique, monétaire, militaire, scientifique, culturelle et, surtout, intellectuelle.
Évoquant la souveraineté militaire, le ministre a lancé un appel aux ingénieurs, chercheurs et inventeurs nigériens afin qu'ils contribuent au développement d'une industrie nationale de défense. Il s'est notamment référé à l'histoire du sultan Amadou Kourandaga qui, à la fin du XIXe siècle, avait fait fabriquer des canons par ses propres forgerons pour résister à l'avancée des colonisateurs.
À ses yeux, il est paradoxal qu'au XXIe siècle, alors que les connaissances scientifiques sont infiniment plus développées, les pays africains demeurent fortement dépendants de l'extérieur dans ce domaine stratégique.
Mais c'est surtout autour de la souveraineté intellectuelle que le ministre a développé son argumentation.
Pour lui, cette dimension constitue le véritable socle sur lequel reposent toutes les autres formes de souveraineté.
Il la définit comme la capacité d'un peuple à produire sa propre pensée, ses propres concepts, ses propres modèles de développement et ses propres références intellectuelles en s'appuyant sur son histoire, sa culture et ses réalités sociales.
Autrement dit, un peuple qui pense avec les catégories des autres, selon les références des autres et à travers les valeurs des autres ne peut prétendre être pleinement souverain.
Selon Pr Farmo Moumouni, la souveraineté intellectuelle participe directement à la construction de l'identité nationale et de la conscience collective. Sans elle, les souverainetés politique, économique ou militaire demeurent fragiles.
Le ministre a ensuite identifié ce qu'il considère comme le principal obstacle à cette souveraineté intellectuelle : le pastichage. Par ce terme, il désigne la reproduction mécanique et servile des modèles étrangers, qu'il juge responsable de ce que Cheikh Anta Diop qualifiait d'"avortement culturel".
Selon lui, plusieurs siècles d'esclavage et de colonisation ont profondément marqué les sociétés africaines.
Au-delà de la domination politique, ces périodes auraient laissé des séquelles psychologiques durables : complexes d'infériorité, peur, dépendance intellectuelle, imitation systématique des modèles venus d'ailleurs et perte de confiance dans les propres capacités des peuples africains.
Pour le ministre, la véritable souveraineté exige donc un travail de reconstruction intérieure.
Il appelle les Africains à revisiter leur histoire, à interroger leurs représentations et à débarrasser leurs institutions, leurs lois et leurs modes de pensée des héritages qu'il considère comme incompatibles avec une pleine autonomie intellectuelle.
Selon le Professeur Farmo Moumouni, cette reconquête de la souveraineté intellectuelle passe par un processus en quatre grandes étapes.
La première consiste à déconstruire les idéologies de domination ainsi que les systèmes de pensée qu'il estime hérités de la période coloniale. La deuxième vise à décomplexer les populations africaines en les libérant de la peur, du sentiment d'infériorité et de la dépendance intellectuelle envers les modèles étrangers. La troisième repose sur l'instruction et l'éducation. Pour le ministre nigérien, en effet, il ne suffit pas de transmettre des connaissances techniques ; il faut également former des citoyens conscients de leur histoire, de leur identité et de leurs responsabilités. Enfin, la quatrième étape est celle de la vulgarisation. Les savoirs produits doivent être rendus accessibles au plus grand nombre afin que cette souveraineté intellectuelle irrigue progressivement toute la société, a-t-il estimé.
Poursuivant son raisonnement, Farmo Moumouni a insisté sur la nécessité pour les peuples africains de se réapproprier leur histoire.
À ses yeux, la restauration de la dignité passe d'abord par une meilleure connaissance du passé.
Il estime que tout Africain désireux de défendre la souveraineté de son pays devrait connaître un certain nombre de faits historiques qu'il considère comme essentiels. Le ministre a ainsi rappelé que les plus anciens vestiges humains connus ont été découverts en Afrique, notamment Lucy en Éthiopie ainsi que Toumaï et Abel au Tchad. À partir de ces découvertes, il a soutenu que l'Afrique constitue le berceau de l'humanité et que les premières migrations humaines vers les autres continents sont parties du continent africain.
Poursuivant cette démonstration, il a également évoqué les travaux attribuant à l'Égypte antique une place centrale dans l'histoire des premières grandes civilisations.
Selon lui, cette civilisation a joué un rôle majeur dans le développement de nombreuses disciplines, notamment les mathématiques, l'astronomie, la philosophie, les sciences et l'écriture.
Il a estimé que cette réalité historique doit contribuer à renforcer la confiance des jeunes Africains dans leurs propres capacités intellectuelles et scientifiques.
La promotion de la langue russe également mise en avant
Au-delà des interventions des principaux conférenciers, la rencontre a également été marquée par plusieurs contributions axées sur le renforcement des échanges culturels et éducatifs entre le Niger et la Fédération de Russie.
Intervenant au nom de l'ONG Ensemble Main dans la Main Niger-Russie (EMMNR), le Professeur Serguei Semenov a encouragé les participants, en particulier les jeunes, à s'intéresser davantage à l'apprentissage de la langue russe, qu'il considère comme un véritable outil d'ouverture sur les opportunités académiques, scientifiques et professionnelles offertes par la coopération entre les deux pays.
À cette occasion, il a invité toutes les personnes désireuses d'apprendre cette langue à rejoindre les cours de russe organisés au siège de l'ONG, situé sur le boulevard Mali Béro, au quartier Plateau de Niamey. Selon lui, cette initiative s'inscrit dans la volonté de rapprocher davantage les peuples nigérien et russe à travers les échanges linguistiques, culturels et universitaires.
Une conférence qui inscrit la souveraineté au cœur du débat public
Après plusieurs heures d'échanges, cette conférence publique organisée par le Mouvement International Russophile Niger aura permis d'aborder, sous des angles complémentaires, les principaux défis auxquels le Niger et les États de l'Alliance des États du Sahel disent être confrontés.
Qu'il s'agisse de diplomatie, de coopération internationale, de développement économique, d'éducation, de culture ou de souveraineté intellectuelle, les différents intervenants ont développé une vision convergente autour de la nécessité de renforcer les capacités propres des États, de diversifier leurs partenariats et de promouvoir des relations internationales fondées, selon eux, sur le respect mutuel et l'égalité entre les peuples.
Au-delà de la commémoration du troisième anniversaire de l'avènement du CNSP, cette rencontre aura ainsi servi de tribune pour exposer différentes lectures des mutations géopolitiques en cours, des perspectives offertes par le partenariat entre l'AES et la Fédération de Russie, ainsi que des enjeux liés à la refondation politique, institutionnelle et intellectuelle du Niger.
A.K. Moumouni (actuniger.com)


