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patrouille FDS FAN

Au moins trente-une (31) personnes ont été tuées mardi dans l’après-midi, dans des raids menés par des individus armés présumés terroristes, dans plusieurs villages des communes de Dessa et Mehanna, dans la région de Tillabéri. Ces attaques se sont déroulées le même jour qu’une embuscade tendue par des assaillants armés contre un convoi de l’armée, entre Torodi et Boni, et qui a fait 17 soldats tués, 20 autres blessés ainsi qu’une centaine de terroristes neutralisés dans la riposte des FDS. Dans un communiqué, la Cédéao a condamné ces attaques meurtrières et a appelé les militaires à rétablir l’ordre constitutionnel pour se consacrer à la lutte contre les groupes armées terroristes (GAT).

 

 Selon des sources locales, ce sont des individus armés présumés membres de l’EIGS qui ont menés ces raids dans les environs des villages de Tomare, Issile, Gaberi et Kodogoria. Des villages des communes de Dessa et de  Mehana où 31 victimes, toutes civiles, ont été enregistrées d’après les sources locales.

Pour rappel, la même journée et dans la même région, cette fois entre Boni et Torodi, un convoi de relève de l’armée nigérienne a été la cible d’une embuscade tendue par des individus armés et qui a fait 17 soldats tués et 20 autres blessés. Une centaine de terroriste ont été aussi neutralisés selon le bilan provisoire communiqué ce mercredi par le ministre de la défense nationale.

Ces derniers temps, on assiste à une recrudescence des attaques terroristes dans cette région de Tillabéri, située dans la zone des trois frontières. Des attaques menées par des groupes armés terroristes qui ciblent aussi bien les positions militaires que les populations civiles.

Dimanche 13 août 2023, une patrouille de l’escadron de la Garde nationale de Sanam a fait l’objet d’une nouvelle embuscade menée par des assaillants armés avec un bilan de six (6) morts selon un bilan provisoire. Le mercredi 7 août 2023, aux premières heures de la journée, la position de la Garde nationale de Bourkou-Bourkou, à une trentaine de kilomètres du site aurifère de Samira, toujours dans la région de Tillabéri, a aussi fait l’objet d’une attaque par des assaillants armés. Selon un bilan établi le lendemain de l’attaque par le Haut-commandement de la Garde nationale du Niger (GNN), cinq (5) soldats ont été tués et quatre (4) autres blessés.

D’autres raids des mêmes groupes armés terroristes ont été menés dans plusieurs localités de la zone comme à Sarakoira et des villages de ses environs. En plus de terroriser les populations qui vaquent à leurs occupations notamment les travaux champêtres, les assaillants qui circulent à motos se livrent à du vol de bétails.

La Cédéao condamne et lance un appel aux militaires

Dans un communiqué ce mercredi, la Cédéao a condamné « fermement » ces attaques et a appeler les dirigeants militaires du CNSP [Conseil national pour la sauvegarde la patrie, NDLR], la junte militaire au pouvoir à Niamey, « à rétablir l'ordre constitutionnel au Niger afin de pouvoir concentrer leur attention sur la sécurité dans le pays, qui s'est davantage fragilisée depuis la tentative de coup d'Etat contre le Président démocratiquement élu, S.E.M. Mohamed Bazoum ».

Depuis le 26 juillet dernier, le Niger traverse, en effet, une crise politique avec l’interruption de l’ordre constitution par une junte militaire qui a mis fin au régime du Président Bazoum Mohamed. Selon le Président du CNSP, le général de brigade Abdrahmane Tchiani, l’une des raisons ayant conduit à la prise du pouvoir par les Forces de défense et de sécurité (FDS), est « la dégradation continue de la situation sécuritaire » du fait d’une « mauvaise gestion » de la situation par l’ancien régime.

De l’avis de certains observateurs, cette situation pourrait profiter aux groupes armés terroristes (GAT), du fait de la désorganisation du dispositif sécuritaire avec le départ des principaux partenaires européens et américains, bien que le CNSP s’est engagé à mieux coordonner la lutte contre les groupes terroristes avec les pays voisins notamment le Burkina et le Mali qui font face aux mêmes défis sécuritaires.

Il y a quelques jours, le 9 août 2023, à la suite d’une attaque djihadiste contre une position de la Garde nationale dans la même zone, les nouvelles autorités militaires avaient accusé les forces françaises stationnées au Niger de « manœuvres de déstabilisation » en vue de créer « un désordre sécuritaire » et « discréditer le CNSP auprès du peuple». Le CNSP a, entre autre, fustigé la libération par les forces françaises de chefs terroristes interpellés dans la zone et qui ont par la suite planifié des attentats dans la zone des trois frontières. Ce que Paris a évidemment démenti.

A.Y.Barma (actuniger.com)

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