mardi 29 novembre 2022

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Mercredi 2 septembre dernier, les différents fronts politiques de l’opposition ont lancé une nouvelle coalition électorale en vue des prochaines élections de fin 2020 et début 2021 : la Coalition pour une Alternance Démocratique (Cap 20-21).  Une vingtaine de partis politiques se sont ainsi engagés à faire front commun pour faire barrage aux ambitions du pouvoir actuel de la Renaissance du PNDS Tarraya, de se maintenir au pouvoir. En 2016 déjà, les mêmes partis, à quelques exceptions près, se sont également engagés dans une Coalition de l’Opposition Politique pour l’Alternance (COPA 2016) qui s’est finalement périclitée sans atteindre son but, comme ce fut un peu le cas en 2011avec l’ARN. Cette fois, pourtant,  les leaders de la CAP 20-21 entendent y croire. « La CAP 20-21 ne sera pas comme la COPA de 2016 », a martelé l’opposant Hama Amadou, arrivé au second tour de la dernière présidentielle de 2016 et qui aurait été le grand bénéficiaire de la COPA 2016. Le leader du MODEN/FA Lumana, a expliqué qu’«en 2016, nous sommes partis naïvement en pensant qu’un minimum de principes et d’honneur seront respectés par nos adversaires au pouvoir». Il a ensuite rappelé et dénoncé « les fraudes massives » ainsi que toutes « les basses manœuvres » qui ont permis au « PNDS Tarraya de transformer son échec en victoire ». D’autant que selon Hama Amadou, le peuple nigérien s’est laissé et a laissé faire alors « qu’en d’autres circonstances et dans d’autres pays, le peuple se serait révolté ». « La Cap 20-21 a appris avec les déboires de la COPA 2016 », a ajouté l’ancien président de l’Assemblée nationale qui a admis que pour les prochaines élections, l’opposition a été jusque-là conciliante. Toutefois, a lancé le candidat désigné du MODEN/FA Lumana (malgré sa condamnation judiciaire), « nous ne sommes plus au stade ou nous demandons, mais celui de nous battre pour imposer nos droits ». En ce sens, il a déclaré : « nous allons nous mobiliser parce que nous ne pouvons plus accepter que la fraude élise un président au Niger !». Et c’est pourquoi, en plus de la mobilisation qu’il a lancé depuis son retour en force sur la scène politique pour « imposer » un code électoral, une CENI et une Cour constitutionnel consensuels, il s’est insurgé contre le Fichier électoral national biométrique. « Si nous allons aux élections avec ce fichier, il n y aura plus question d’alternance. C’est pourtant l’engagement que nous venons de prendre, celui de l’alternance et c’est au nom de vous les jeunes », a-t-il, en substances, lancé à l’endroit des militants de l’opposition qui ont rempli pour l’occasion, la grande salle du Palais des Sports de Niamey.

Les sorties médiatiques de Hama Amadou sont toujours, et quoi qu’on dise, un évènement qui suscitent diverses interprétations au sein de l’opinion. Pour nos lecteurs et pour l’histoire, nous publions ici une partie de l’intervention du leader de l’opposition politique nigérienne le 3 septembre dernier au Palais des sports de Niamey.

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Hama Amadou : « nous n’allons plus accepter que la fraude élise un président au Niger !»

Mercredi 2 septembre dernier, les différents fronts politiques de l’opposition ont lancé une nouvelle coalition électorale en vue des prochaines élections de fin 2020 et début 2021 : la Coalition pour une Alternance Démocratique (Cap 20-21).  Une vingtaine de partis politiques se sont ainsi engagés à faire front commun pour faire barrage aux ambitions du pouvoir actuel de la Renaissance du PNDS Tarraya, de se maintenir au pouvoir. En 2016 déjà, les mêmes partis, à quelques exceptions près, se sont également engagés dans une Coalition de l’Opposition Politique pour l’Alternance (COPA 2016) qui s’est finalement périclitée sans atteindre son but, comme ce fut un peu le cas en 2011avec l’ARN. Cette fois, pourtant,  les leaders de la CAP 20-21 entendent y croire. « La CAP 20-21 ne sera pas comme la COPA de 2016 », a martelé l’opposant Hama Amadou, arrivé au second tour de la dernière présidentielle de 2016 et qui aurait été le grand bénéficiaire de la COPA 2016. Le leader du MODEN/FA Lumana, a expliqué qu’«en 2016, nous sommes partis naïvement en pensant qu’un minimum de principes et d’honneur seront respectés par nos adversaires au pouvoir». Il a ensuite rappelé et dénoncé « les fraudes massives » ainsi que toutes « les basses manœuvres » qui ont permis au « PNDS Tarraya de transformer son échec en victoire ». D’autant que selon Hama Amadou, le peuple nigérien s’est laissé et a laissé faire alors « qu’en d’autres circonstances et dans d’autres pays, le peuple se serait révolté ». « La Cap 20-21 a appris avec les déboires de la COPA 2016 », a ajouté l’ancien président de l’Assemblée nationale qui a admis que pour les prochaines élections, l’opposition a été jusque-là conciliante. Toutefois, a lancé le candidat désigné du MODEN/FA Lumana (malgré sa condamnation judiciaire), « nous ne sommes plus au stade ou nous demandons, mais celui de nous battre pour imposer nos droits ». En ce sens, il a déclaré : « nous allons nous mobiliser parce que nous ne pouvons plus accepter que la fraude élise un président au Niger !». Et c’est pourquoi, en plus de la mobilisation qu’il a lancé depuis son retour en force sur la scène politique pour « imposer » un code électoral, une CENI et une Cour constitutionnel consensuels, il s’est insurgé contre le Fichier électoral national biométrique. « Si nous allons aux élections avec ce fichier, il n y aura plus question d’alternance. C’est pourtant l’engagement que nous venons de prendre, celui de l’alternance et c’est au nom de vous les jeunes », a-t-il, en substances, lancé à l’endroit des militants de l’opposition qui ont rempli pour l’occasion, la grande salle du Palais des Sports de Niamey.

Les sorties médiatiques de Hama Amadou sont toujours, et quoi qu’on dise, un évènement qui suscitent diverses interprétations au sein de l’opinion. Pour nos lecteurs et pour l’histoire, nous publions ici une partie de l’intervention du leader de l’opposition politique nigérienne le 3 septembre dernier au Palais des sports de Niamey.

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