
Au moins onze (11) civils ont été tués dans une attaque nouvelle attaque terroriste, vendredi 29 décembre, qui a visé deux villages du département de Bankilaré, dans la région de Tillabéri. Selon le ministère de la Défense, l’attaque a été menée par des assaillants venus à motos et une opération de ratissage a été aussitôt engagée dans cette zone, à la frontière burkinabé, où les forces de défense et de sécurité (FDS) mènent des opérations d’envergure contre les groupes armés terroristes (GAT).
Selon le bulletin des opérations militaires du ministère de la Défense nationale, les assaillants venus au guidon de plusieurs motos ont fait irruption dans les villages d'Amara et de Loudji, situés à une trentaine de km au sud-est de Bankilaré, où ils s'en sont pris aux paisibles citoyens en tuant onze d'entre eux. « L’attaque est survenue vendredi alors que des Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes mènent de multiples offensives aéroterrestres qui ont réduit à néant les moyens de nuisance de déplacement et communication des terroristes » a indiqué la même source qui indique que c’est cette pression militaire qui conduit les terroristes « à s'attaquer à des personnes sans défense ».
Selon toujours le ministère, un soldat a été tué et cinq blessés, vendredi dernier, lorsque leur véhicule de patrouille a roulé sur une mine artisanale (EEEI, IED) dans la commune de Ouro Gueladjo, à quelques 70 km de la capitale Niamey.
La région de Tillabéri, principalement le long de la frontière burkinabé, fait face à une recrudescence des attaques terroristes depuis plusieurs années. Suite au coup d’état du 26 juillet 2023, les autorités militaires ont intensifié les opérations des FDS dans cette région située dans la zone des trois frontières. Dans un entretien diffusé le 17 décembre, le président du CNSP et Chef de l’Etat, le général Abdourahamane Tiani, avait affirmé que le pays assistait « à une normalisation progressive de la situation sécuritaire grâce aux multiples succès remportés par l'armée ».
Malgré la relative accalmie observée depuis plusieurs semaines dans la zone dite des trois frontières entre Burkina Faso, Mali et Niger, les groupes armés terroristes (GAT), notamment l'Etat islamique au Sahel (EIS), continuent de mener des attaques contre les civils. Dans le cadre de la nouvelle Alliance qu’ils ont lancé en septembre dernier, les autorités de transition des 3 pays du Sahel ont annoncé la mutualisation de leurs efforts pour faire face aux menaces sécuritaires dans la sous-région.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)





