
La Direction Générale des Douanes du Niger a décidé de suspendre les autorisations de transit de produits pétroliers vers le Mali sauf pour la Minusma pour faire face aux questions sécuritaires compte tenu de la situation particulière de celle-ci depuis un moment. C’est à travers une note de service N°000001 de la Direction Générale des Douanes en date du 21 septembre signée par le Directeur Général que cette annonce de suspension a été portée à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale.
Selon des sources dignes de foi, cette mesure de la Direction générale des douanes intervenue trois (3) jours avant l’intervention du Premier Ministre par intérim malien à la tribune des Nations Unies n’a donc rien à voir avec cette décision. Selon la même source, la Direction générale des douanes a l’habitude de prendre ces genres de mesures d’interdiction et/ou d’autorisation des marchandises stratégiques en fonction de l’évolution du climat sécuritaire.
« J’ai l’honneur de porter à votre connaissance la suspension de la délivrance des autorisations de transit de produits pétroliers sur le Mali non destinés à la MINUSMA accordées aux usagers », telle est l’information que le patron des douaniers nigériens a voulu porter à la connaissance des parties prenantes dans le cadre de l’exportation des produits pétroliers vers le Mali voisin.
La note d’ajouter que : « En outre, l’utilisation des autorisations déjà délivrées pour accomplir les formalités de transit des produits non destinés à la MINUSMA est suspendue ».
Depuis quelques jours, des détournements sporadiques des camions citernes surtout en territoire burkinabé sont annoncés dont le dernier en date serait intervenu le 25 septembre dernier dans une localité au pays des hommes intègres.
Et comme s’il faut amplifier la situation qui est déjà tendue entre Niamey et Bamako, la note n’a commencé à circuler sur les réseaux sociaux qu’au lendemain du discours prononcé par le Premier Ministre malien par intérim à la tribune des Nations Unies où, il a qualifié le Président de la République Mohamed Bazoum d’être un non nigérien.




