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Dans la région de Maradi, au centre-sud du Niger, les investissements réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Accélération de l’Accès à l’Électricité au Niger « HASKE », ont permis de réaliser d’importantes infrastructures énergétiques et de renforcer les services de la Société nigérienne d’électricité (NIGELEC), Agence principale de mise en œuvre de ce projet financé par la Banque mondiale. Malgré des défis et des contraintes, les réalisations ont permis d’améliorer le taux d’accès à l’électricité. De plus en plus de personnes sont raccordées au réseau, ce qui a un impact direct sur leurs activités socioéconomiques et change leur vie au quotidien. Comme en témoignent les principaux bénéficiaires. Reportage…

Le Niger figure parmi les pays ayant les taux d’accès à l’électricité les plus faibles au monde. En 2020, seulement 19,5 % de la population avait accès à l’électricité, avec de profondes disparités entre les zones urbaines et rurales. Dans les zones rurales, où vit la grande majorité de la population, le taux d’accès n’était que de 5,3 %. Cette situation constitue un frein majeur au développement économique et social. L’accès limité à l’électricité affecte la fourniture des services de santé et d’éducation, l’accès à l’eau, les activités productives et les possibilités économiques, notamment pour les femmes et les jeunes. Pour répondre à ce défi, le Gouvernement du Niger a adopté une Stratégie nationale d’électrification (SNE) et un Plan national d’électrification (PNE) avec pour principaux objectifs d’atteindre au moins 60 % d’accès en 2030 et 80 % en 2035, à travers une combinaison d’extension du réseau, de mini-réseaux et de solutions solaires autonomes. C’est dans ce cadre que la Banque mondiale a accordé un appui au Niger pour la mise en œuvre du Projet d’Accélération de l’Accès à l’Électricité au Niger « HASKE », d’une enveloppe estimée à plus de 800 millions de dollars, sur la période 2022-2030.

La première phase de l’Approche programmatique multiphase du Programme d’accès à l’énergie du Niger, «HASKE1», avec 317 millions de dollars d’investissements prévus, vise à accélérer les réalisations nécessaires pour réduire la pauvreté énergétique, améliorer les services essentiels et soutenir le développement économique du pays. A quelques mois de la fin de son déploiement, les résultats enregistrés sur le terrain témoignent de progrès significatifs malgré des contraintes et des défis.

 

Une approche programmatique multi phases  pour améliorer l’accès à l’énergie

La mise en œuvre du projet HASKÉ s’inscrit dans une approche programmatique multi phases comprenant plus précisément trois phases s’étalant sur la période 2022-2030. Cette approche Programmatique Multi phases s’aligne bien à la Stratégie Nationale d’Accès à l’Electricité (SNAE) et à la stratégie de la Banque mondiale au Sahel. Elle permet d’adresser les défis de l'accélération de l'accès à l'électricité au Niger de manière agressive et adaptative avec des financements significatifs permettant de couvrir les besoins pour doubler l’accès.

L’approche programmatique de déploiement du projet a été scindé en trois (03) phases permettant de mieux articuler la vision globale et apportant de la flexibilité pour la mise en œuvre.

Pour sa première phase (Phase 1), le projet HASKÉ  consiste en la construction des dorsales de transport et distribution pour accroitre l’accès au réseau et au développement des modèles d’affaires pour soutenir les mini-réseaux, l'énergie solaire hors réseau et de la cuisson propre à travers le pays y compris dans les zones fragiles. Le budget de cette phase est de 317,5 millions de dollars soit 185 milliards de francs CFA.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, la Société nigérienne d’électricité (NIGELEC) a été désignée comme Agence principale chargée de la coordination générale du Projet d’Accélération de l’Accès à l’Électricité au Niger « HASKE ». Avec comme principale mission de participer à accroître l’accès aux services énergétiques modernes au Niger grâce au réseau électrique.

Principal service public parapublic de production et de transport d’électricité au Niger, l’appui apporté à Société Nigérienne d'Electricité (NIGELEC) illustre toute l'importance du projet d Haské, qui a considérablement, en quelques années, à la société de renforcer son réseau de distribution d'électricité.

Les investissements importants réalisés dans le cadre du Projet « HASKE » ont, en effet,  permis, en dépit des contraintes, d’améliorer l’accès à des services énergétiques durables, fiables et abordables qui changent la vie des populations et contribuent au développement durable. C’est le cas à Maradi où des bénéficiaires du Projet témoignent de ce changement impulsé à leur condition de vie socioéconomique grâce à l’accès à l’électricité qui est désormais une réalité  de plus en plus tangible.

 

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Des poteaux et des lignes électriques dans un quartier de Maradi.

 

Des investissements importants pour renforcer l’offre des services de la NIGELEC

Dans la région de Maradi, l’impact de ses investissements réalisés le cadre du Projet HASKE dans l’amélioration de la desserte en électricité des populations est visible et se mesure en termes de chiffres qui parlement d’eux-mêmes.  En 2026, plus de 14.000 branchements ont été réalisés contre seulement 3.296 en 2025 comme l’explique M. Moussa Djibrillou, Directeur régional de la Nigelec. Un écart qui s’explique notamment par les difficultés d’approvisionnement en matériel qui ont considérablement ralenti les interventions l’année dernière. « Dès que nous avons pu disposer des équipements nécessaires, nous avons réorganisé nos équipes afin de résorber progressivement le stock de demandes en attente », a-t-il précisé.

Conformément au plan de mise en œuvre du projet, les investissements ont consisté en une amélioration de l’offre des services avant celle des infrastructures.

La Direction régionale de Maradi compte 11 agences, dont 3 dans la ville de Maradi et 8 à l’intérieur de la région, au niveau des départements. Face à l’accumulation des demandes de branchement, la Direction a dû renforcer son organisation interne pour accélérer le raccordement des nouveaux abonnés. « Notre stratégie consiste à répartir les équipes en fonction du volume des demandes en instance dans chaque agence. Lorsqu’une agence est débordée, la Direction régionale mobilise des équipes supplémentaires pour lui apporter un appui. Cette mutualisation des moyens nous permet de mieux répondre aux besoins, même si la Direction régionale elle-même a été fortement sollicitée », a-t-il expliqué pour mettre en exergue les travaux réalisés en amont pour bien préparer le terrain. Et cela a marché.

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« Au-delà des chiffres sur la desserte qui s’est considérablement amélioré, les branchements réalisés ont des effets concrets sur la vie des populations. Sur le plan économique, l’accès à l’électricité permet à de nombreux petits entrepreneurs de développer leurs activités : meuniers, vendeuses de glace, soudeurs, tailleurs, réparateurs de téléphones portables ou encore boutiquiers. Lorsqu’un quartier jusque-là non alimenté est raccordé au réseau, de nouvelles possibilités d’activité s’ouvrent à ses habitants. L’électricité contribue ainsi à créer des emplois et à dynamiser l’économie locale. L’impact est également social. Des centres de santé intégrés (CSI) et des établissements scolaires ont été raccordés. Dans les familles, l’accès à l’électricité améliore les conditions de vie et d’étude des enfants. Auparavant, certains devaient se rendre chez des voisins pour pouvoir étudier dans de meilleures conditions. Aujourd’hui, avec un compteur installé à leur domicile, ils disposent d’un environnement plus favorable pour apprendre. Les bénéfices sont donc visibles aussi bien sur le plan économique que social ». M. Moussa Djibrillou, Directeur régional de la Nigelec

Selon Ali Ibrahim Mounkaila, chef du service technique régional de la Nigelec à Maradi, la région de Maradi occupe la deuxième place au niveau national en matière de couverture électrique, de nombre d’abonnés et de consommation d’énergie. Ce qui en fait un réseau assez vaste qui s’étend sur environ 798 kilomètres de lignes moyenne tension (HTA) et 913 kilomètres de lignes basse tension (BT), avec quelque 507 postes de distribution publique. « Dans le cadre du programme HASKE, nous avons bénéficié de plusieurs extensions du réseau », fait-il remarquer. Sur la période 2025-2026, quatre (04) postes cabines ont été construits dans les quartiers de Zaria et de Tibiri, des infrastructures qui représentent une puissance totale d’environ 1.360 kVA et s’accompagnent de quelque 58 kilomètres de lignes HTA-BT. Depuis leur mise en service, poursuit-il, 3.790 clients, dont 42 meuniers et les autres branchements concernant des ménages. « Ces réalisations contribuent à élargir l’accès à l’électricité et à répondre aux besoins croissants des populations », tient à préciser M. Mounkaila qui indiquent que les travaux se poursuivent également dans d’autres localités. Neuf (09) localités font actuellement l’objet d’opérations de densification du réseau, tandis que quatre  (04) sont concernées par des projets d’hybridation. Des centrales thermiques classiques sont également en cours d’hybridation dans le cadre du programme HASKE. À cela s’ajoute l’électrification de 91 villages, également prévue dans le même cadre.

 

Des réalisations qui impactent le quotidien des populations

Poumon économique du Niger, la région de Maradi, située en plein centre du pays, à la frontière avec le Nigeria, regorge d’importantes potentialités économiques offrant diverses activités génératrices de revenus aux populations. Le manque d’accès à l’électricité a longtemps impacté les activités socioéconomiques dans cette dynamique région.

L’amélioration de la desserte induite par les investissements réalisés dans le cadre du Projet « HASKE » est venu changer la donne au grand soulagement des bénéficiaires qui voient désormais leurs commerces prendre une nouvelle ampleur avec de nouvelles perspectives de croissance.

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C’est le cas de Souleymane Djibo, 48 ans, meunier établit dans le quartier de Zaria, l’un des plus populaires de la ville de Maradi. Son activité, il l’exerce depuis 28 ans aujourd’hui. Marié et père de huit enfants, il a construit une bonne partie de sa vie autour de cette activité. Plusieurs fois, il a tenté de se reconvertir, mais chaque expérience l’a finalement ramené à son moulin. Un métier exigeant, qui lui a néanmoins permis de bâtir sa maison, de fonder sa famille et même de contribuer au mariage de ses enfants. « Grâce à ce métier, j’ai pu construire ma propre maison, me marier et même marier mes enfants », confie-t-il, avec la fierté de celui qui mesure le chemin parcouru. Mais derrière cette réussite, les difficultés n’ont pas manqué. Avant son raccordement au réseau électrique de la Nigelec, Souleymane faisait fonctionner son moulin au gasoil. Une solution coûteuse, qui absorbait une grande partie de ses recettes et rendait son activité particulièrement vulnérable aux pannes. « Tout ce que je gagnais partait dans le gasoil, l’huile nécessaire au fonctionnement du moteur et de quoi subvenir à mes besoins. Il était très difficile de mettre de l’argent de côté. Et lorsqu’une panne survenait, j’étais obligé d’emprunter pour financer les réparations », raconte-t-il.

Dans ces conditions, chaque incident mécanique pouvait déséquilibrer ses finances. Il fallait trouver de l’argent pour remettre le moulin en marche, tout en continuant à faire face aux dépenses du foyer. Pour ce père de huit enfants, la marge de manœuvre était étroite.

Depuis son raccordement au réseau électrique, il y a deux mois, le quotidien du meunier a sensiblement changé. Le passage du gasoil à l’électricité lui permet de réduire ses contraintes d’exploitation et de travailler dans de meilleures conditions. « Les choses ont vraiment changé. Cela fait deux mois que je suis raccordé et, pendant ces deux derniers mois, je n’ai pas connu de panne nécessitant une réparation », souligne-t-il. Au-delà de la réduction des contraintes liées au moteur thermique, l’accès à l’électricité lui a également permis de diversifier les services proposés à sa clientèle. « Avec le gasoil, nous ne faisions que moudre. Maintenant, avec l’électricité, nous proposons jusqu’à trois types de services », explique-t-il. Une évolution qui élargit les possibilités de son activité et lui permet de mieux répondre aux besoins de ses clients.

Le changement se mesure aussi dans les prix pratiqués. Avant, pour certaines prestations, les clients payaient 100 francs CFA avec le moulin fonctionnant au gasoil. Désormais, le même service leur revient à 50 francs CFA. De même, une prestation qui coûtait 50 francs CFA est passée à 25 francs CFA avec l’électricité.

Cette baisse représente un soulagement pour les clients, tout en permettant au meunier de travailler dans un environnement économique moins contraignant. « Les prix ont également diminué pour les clients. Chacun, de son côté, y trouve une amélioration », résume-t-il. Les effets dépassent désormais les murs de son atelier. Avec la diminution des difficultés qui pesaient sur son activité, Souleymane estime pouvoir mieux faire face aux besoins de sa famille et même apporter un soutien à ses proches, ce qui lui était difficile auparavant. « Avant d’avoir l’électricité, je traversais d’énormes difficultés. J’attendais simplement le jour où je pourrais être raccordé. Depuis que j’ai le courant, il y a aussi un changement dans ma famille. Aujourd’hui, je peux même me permettre d’aider des proches, alors que c’était impossible il y a quelques mois », témoigne-t-il.

Après 28 ans passés derrière son moulin, Souleymane Djibo voit ainsi son activité évoluer. Pour lui, l’accès à l’électricité ne se résume pas à un changement de source d’énergie : il modifie les conditions de travail, allège certaines charges, favorise la diversification des services et améliore les perspectives économiques de son foyer.

Dans le quartier Zaria, son expérience illustre, à l’échelle d’une petite activité artisanale, les effets que peut produire un meilleur accès à l’électricité sur les revenus, les services de proximité et les conditions de vie des familles.

A l’image de Rabiou Ousmane Amadou, alias ‘RV’, jeune commerçant de 25 ans, qui a progressivement fait grandir son activité commerciale. Spécialisé dans la vente d’accessoires pour téléphones mobiles et la recharge de batteries de téléphones , il exerce depuis environ trois ans. À ses débuts, il ne disposait que d’un simple kiosque. Aujourd’hui, grâce à l’évolution de son activité, il travaille dans sa propre boutique, où l’électricité occupe une place centrale. « Au départ, c’était juste un kiosque. Mais, grâce à Allah, j’ai évolué petit à petit jusqu’à avoir cette boutique », raconte-t-il fièrement.

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Pour faire fonctionner son commerce, le jeune vendeur dépend entièrement de l’électricité. Or, avant d’obtenir son propre compteur auprès de la Nigelec, il devait acheminer le courant sur près de 500 mètres, depuis une installation située de l’autre côté de la latérite. Une solution précaire qui compliquait considérablement son quotidien. « Auparavant, j’avais tiré le courant sur près de 500 mètres pour alimenter ma boutique. Cela me posait beaucoup de problèmes, surtout pendant la saison des pluies. Le câble se coupait à certains endroits, il y avait parfois des courts-circuits et mon activité devait s’arrêter. Il était presque impossible de passer un mois entier sans que le câble ne se coupe ou ne brûle », explique-t-il.

À ces incidents s’ajoutait le risque de vol des câbles. Chaque interruption de l’alimentation électrique menaçait directement la continuité de ses activités. Pour un commerçant dont le travail repose sur l’électricité, ces difficultés pouvaient rapidement devenir un frein au développement de son entreprise.

« Sans électricité, ma boutique n’a pratiquement aucune utilité. Tout ce que je fais nécessite du courant », souligne-t-il.

Depuis moins de deux mois, le jeune commerçant dispose enfin de son propre compteur. Un changement qui lui apporte davantage de tranquillité et de stabilité dans son travail. « Maintenant, même lorsqu’il pleut, je suis tranquille », affirme-t-il. Finis, ou du moins fortement réduits, les soucis liés aux longues distances de câblage, aux coupures répétées et aux câbles endommagés. Avec son branchement individuel, il peut désormais exercer son activité dans de meilleures conditions et se consacrer davantage au développement de son commerce.

Le changement se ressent également sur le plan financier. « Avant, je payais jusqu’à 20 000 francs CFA à la personne qui m’avait raccordé. Depuis l’installation de mon propre compteur, j’ai rechargé 18 000 francs CFA », précise-t-il. Cette comparaison est d’autant plus intéressante que Rabiou indique avoir ajouté des équipements à sa boutique depuis son raccordement individuel. Malgré cet accroissement de son matériel, il estime que sa nouvelle installation lui permet de mieux maîtriser ses dépenses liées à l’électricité.

Son activité ne se limite d’ailleurs plus à la vente d’accessoires et aux recharges des téléphones. Le jeune entrepreneur est également devenu relais revendeur de codes Starlink, élargissant ainsi la gamme de services proposés à sa clientèle.

Pour ‘RV’, disposer de son propre compteur représente donc bien plus qu’un simple changement de branchement. C’est une amélioration concrète de ses conditions de travail, une réduction des contraintes qui pesaient sur son commerce et un appui supplémentaire à la progression de son activité.

Son parcours, du kiosque à la boutique, illustre les enjeux très concrets de l’accès à une électricité plus stable pour les petits commerçants : pouvoir travailler sans interruptions répétées, développer de nouveaux services et envisager la croissance de son entreprise avec davantage de sérénité.

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Come aussi Saoudé Oumarou, vendeuse de glace et de jus à Maradi. Menant son activité à Zaria, un quartier de Maradi où les poteaux et les câbles de l’extension électrique sont désormais visibles à perte de vue. L’arrivée de l’électricité a concrètement changé le quotidien des ménages. Pour Saoudé Oumarou, mère de onze enfants et résidente du quartier depuis un an et huit mois, ce raccordement représente un soulagement attendu de longue date, mais aussi une nouvelle source de revenus. « Avant, c’était vraiment difficile. Pour avoir de la glace, il fallait aller loin. Maintenant que nous avons l’électricité, nous pouvons en avoir directement à la maison. Mieux encore, nous arrivons à en vendre et à utiliser cet argent pour répondre à d’autres besoins. C’est vraiment une bonne chose surtout pour nous les femmes», témoigne-t-elle.

Dans son activité quotidienne, Saoudé vend des jus, de la glace et une préparation traditionnelle à base de souchet pilé. Autant de produits dont la commercialisation bénéficie directement de l’accès à l’électricité. Pour cette vendeuse, la différence entre la situation d’avant et celle d’aujourd’hui est évidente : elle n’a plus besoin de parcourir de longues distances pour se procurer de la glace, puisqu’elle peut désormais en disposer chez elle et en faire une activité génératrice de revenus. « Le changement est clair, il est visible. Avant, il fallait partir loin pour avoir de la glace ; aujourd’hui, nous l’avons chez nous. Cela fait moins de deux mois que nous sommes raccordés au réseau. Nous attendions vraiment ce moment », témoigne-t-elle.

Même en cette période de pluies, où la demande en glace est moins importante, cette nouvelle activité lui permet de dégager des revenus appréciables. « En ce moment, les gens ne consomment pas beaucoup de glace, mais je peux gagner jusqu’à 2 000 francs CFA par jour. Pendant les périodes de forte chaleur, les ventes peuvent atteindre 5 000 francs CFA par jour », explique-t-elle.

La demande peut même dépasser l’offre lorsque les températures grimpent. Selon Saoudé, les vendeurs de glace qui se rendaient auparavant dans le quartier parvenaient souvent à écouler toute leur marchandise, repartant sans rien rapporter. Un signe de l’intérêt que représente ce produit pour les habitants, mais aussi du potentiel économique que l’accès à l’électricité peut offrir aux petits commerçants.

Au-delà des revenus et des facilités liées à son activité, l’électrification transforme également les soirées familiales. L’éclairage apporte un nouveau confort aux habitants, notamment aux enfants, qui peuvent désormais jouer après la tombée de la nuit. « Les enfants sont heureux. Le soir, ils passent leur temps à jouer parce qu’il y a de la lumière. Avant, dès qu’il faisait sombre, chacun devait garder ses enfants près de lui », raconte-t-elle.

Pour Saoudé Oumarou, l’arrivée du courant ne se résume donc pas à une simple amélioration du confort domestique. Elle facilite l’accès à un produit devenu indispensable, ouvre des possibilités de revenus supplémentaires et change les habitudes de toute la famille. Dans ce quartier de Maradi, récemment raccordé, l’électricité se traduit déjà par des bénéfices concrets, à la fois économiques et sociaux.

 

Des témoignages édifiants sur l’impact du « Projet Haské »

Dans le quartier Zaria de Maradi, en pleine transformation grâce à l’extension du réseau électrique, le changement est visible et l’arrivée de l’électricité a changé le quotidien des populations et surtout pour ceux qui exercent des activités génératrices de revenus. Yacouba Oumarou est couturier et  se considère désormais comme entrepreneur. Chaque jour, il mesure les effets du raccordement à la Nigelec sur son activité. Célibataire et entrepreneur polyvalent, il exerce comme couturier, gère une salle de jeux équipée de PlayStation et revend également des tickets de connexion Internet via Starlink. Depuis qu’il dispose de son propre compteur, il a vu ses conditions de travail s’améliorer et ses activités se diversifier.

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« Depuis que j’ai eu le courant, il y a vraiment un changement. Avant, pour faire la couture, il y avait beaucoup d’arrêts parce que j’utilisais une machine à coudre à pédale. Avec l’électricité de la Nigelec, le travail avance beaucoup plus vite », explique-t-il.

Également raccordé au réseau depuis environ deux mois, le jeune entrepreneur constate déjà une nette progression de sa productivité. Là où il réalisait auparavant trois pièces par jour, il peut désormais en réaliser six, voire huit pièces, selon les commandes. Au-delà du nombre de pièces réalisées, il estime également que la qualité de son travail s’est améliorée. « Avant, je pouvais faire trois coutures dans la journée. Maintenant, j’en fais six, parfois huit. Même la qualité du travail n’est plus la même », affirme-t-il.

Mais l’électricité ne lui permet pas seulement de gagner du temps dans son métier de couturier. Elle lui a également ouvert la voie à de nouvelles activités commerciales. Depuis l’installation de son compteur, Yacouba a ajouté une salle de jeux équipée de PlayStation et développé la vente de tickets de connexion Internet via Starlink. Deux services qui élargissent son offre et lui permettent de diversifier ses sources de revenus. « J’ai ajouté la PlayStation et la connexion Internet depuis que j’ai eu le compteur. En une journée, ces deux activités peuvent me rapporter au minimum 5 000 francs CFA », indique-t-il.

Dans son activité principale, les revenus ont également progressé, selon son témoignage. Alors qu’il gagnait en moyenne entre 1 500 et 2 000 francs CFA par jour grâce à la couture avant son raccordement, il affirme pouvoir désormais atteindre 6 000 à 7 000 francs CFA dans la journée.

Cette évolution lui donne de nouvelles perspectives. Le jeune entrepreneur envisage déjà de réaménager son local afin de le rendre plus moderne et mieux adapté à ses différentes activités. L’accès à l’électricité devient ainsi, pour lui, un levier d’amélioration de la productivité, mais aussi de développement commercial. « Maintenant que j’ai l’électricité, je projette de réaménager mon local pour le rendre encore plus moderne. Le courant a vraiment tout arrangé. Alhamdoulilah, Dieu merci », conclut-il.

Le parcours de Yacouba Oumarou illustre les possibilités qu’une alimentation électrique plus accessible peut offrir aux petits entrepreneurs : mécaniser une partie du travail, augmenter la production, développer de nouveaux services et envisager l’agrandissement de son activité. À Zaria, l’arrivée du courant ne facilite donc pas seulement le quotidien des ménages ; elle contribue aussi à ouvrir de nouvelles perspectives économiques aux jeunes commerçants.

Il faut dire qu’au-delà des activités commerciales, l’impact des réalisations du projet « HASKE » s’étend également à d’autres domaines sociaux. En plus de l’électrification des ménages, les Centres de Santé (CSI) ainsi que les écoles et autres institutions d’enseignement et de formation ont également bénéficié de cette possibilité d’améliorer la qualité de leurs services. C’est le cas au Collège d’Enseignement technique (CET) de Maradi. Situé dans la commune 2, il offre neuf filières de formation. Au cours de l’année académique 2025-2026, le centre a accueilli 1 134 apprenants, dont 483 filles, avec une équipe pédagogique et administrative composée de 31 agents, contractuels et titulaires. « Dans un établissement comme le nôtre, l’énergie électrique est indispensable au bon déroulement des formations, notamment pour les travaux pratiques (TP). Certaines filières en dépendent directement, en particulier les filières électricité et soudure-construction métallique. Les apprenants doivent pouvoir manipuler les équipements, réaliser des câblages, assembler des pièces et effectuer des opérations de soudage dans des conditions proches de celles qu’ils rencontreront dans le monde professionnel », explique M. Ibrahim Tahirou Abdou Fataou, Directeur du CET de Maradi 2. Le Collège vient d’être raccordé à l’électricité, ce qui en fait une fierté pour l’administration, le personnel encadrant et les apprenants. « Sans énergie disponible, il devient difficile de mener les exercices à leur terme et de respecter le programme pédagogique », explique le Directeur Abdou Fataou qui rappelle qu’avant le raccordement au réseau de la Nigelec, l’approvisionnement en électricité constituait une véritable contrainte pour la qualité des formations. « Nous utilisions des groupes électrogènes pour les travaux pratiques de construction métallique, tandis que les activités de la filière électricité reposaient sur l’énergie solaire et les groupes électrogènes, notamment pour les exercices de câblage. Ces solutions présentaient toutefois plusieurs limites. Les groupes électrogènes exigeaient un entretien régulier et des opérations de maintenance qui compliquaient leur utilisation. Quant à l’énergie solaire, sa disponibilité dépendait des conditions climatiques et de l’ensoleillement. Pendant certaines périodes, notamment lorsque le soleil se faisait moins présent, nous ne disposions pas toujours de l’énergie nécessaire au moment voulu », explique-t-il.

Ces difficultés avaient des conséquences directes sur l’organisation des enseignements. Lorsqu’un équipement ne pouvait pas fonctionner faute d’électricité, les enseignants étaient parfois contraints de reporter les travaux pratiques à une séance ultérieure et de réaménager leur programme. Au lieu de réaliser un assemblage, un soudage ou un test technique prévu, il fallait trouver une autre activité en attendant que les conditions soient réunies. « Le raccordement au réseau électrique a changé cette situation. Avec l’extension du réseau dans la zone, nous avons pu souscrire un branchement auprès de la Nigelec. Nous disposons désormais d’une source d’énergie plus fiable pour organiser nos activités pédagogiques et réaliser les travaux pratiques dans de meilleures conditions », se réjouit le Directeur du CET Maradi 2.

Les contraintes liées à la maintenance des groupes électrogènes et à la dépendance aux conditions climatiques ont ainsi été considérablement réduites. Cela améliore la qualité de la formation. « Nous pouvons mieux planifier les séances, limiter les reports et permettre aux apprenants de consacrer davantage de temps à la pratique, qui constitue un volet essentiel de leur formation technique. Pour un établissement comme le nôtre, où les compétences s’acquièrent aussi par la manipulation des équipements et la réalisation concrète d’ouvrages, la disponibilité de l’électricité représente un atout important. Elle contribue à améliorer les conditions d’apprentissage et à rapprocher la formation dispensée des exigences des métiers auxquels nous préparons nos élèves. Aujourd’hui, nous disposons d’une source d’énergie sur laquelle nous pouvons davantage compter lorsque nous en avons besoin. C’est un changement important pour le fonctionnement du collège et pour la continuité de nos enseignements pratiques », a tenu à faire remarquer Ibrahim Tahirou Abdou Fataou, Directeur du CET de Maradi 2.

 

Des investissements énergétiques en milieu urbain et rural

Les investissements réalisés dans le cadre du projet « HASKE » ne ne se limitent pas aux villes, mais concernent aussi les villages où le manque d’accès à l’énergie pénalise également les conditions de vie socioéconomiques.

À Bamo Jigo, village situé à 25 km de Maradi, sur la RN1, les réalisations ont aussi agi positivement sur la vie des populations et des activités commerciales. C’est ce dont témoigne Tassiou Mari, 65 ans, chef du village de Bamo Jigo qui compte plus de 500 ménages. « Cela fait maintenant près de 5 ans que nous avons le courant ici. Avant que le courant n’arrive ici, nous avions d’énormes difficultés dans notre vie. Par exemple, pour la simple glace, lors du mois du Ramadan pendant lequel nous avons vraiment besoin de produits rafraîchissants, il fallait se rendre souvent à moto jusqu’à Maradi ville et sans aucune garantie d’ailleurs d’en avoir. Maintenant, c’est disponible dans nos maisons, et ce sont même nos femmes qui s’en occupent ».

Sur le plan commercial aussi, la présence du courant a changé la vie des populations locales. « Avant, il fallait se rendre à Maradi pour faire des soudures par exemple, lorsqu’on est au champ, tu peux avoir une partie de ton instrument de travail qui se casse, maintenant, c’est une question de quelques minutes, il suffit d’envoyer un enfant vite chez le soudeur et c’est vite réparé », témoigne le Chef du village.

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L’arrivée du courant électrique a aussi permis d’électrifier la case de santé qui, auparavant, fonctionnait la nuit avec des lampes à pétrole ou des lampes torches. « Aujourd’hui, tout cela est passé, la case de santé est alimentée en courant et nous espérons très vivement l’arrivée du plateau qui nous a été promis pour cette année qui permettra de prendre en charge les accouchements par césarienne », affirme fièrement le Chef du village de Bamo Jigo qui se félicite aussi de toutes ces activités que mènent les habitants notamment les jeunes et les femmes, depuis que le village est électrifié.

Dans le même village, Issaka Bakoye, 53 ans, marié et père de six enfants, est forgeron qui exerce ce métier hérité de ses parents depuis plus de 30 ans. Nous le rencontrons dans son atelier de forge artisanale, où sont exposés plusieurs outils et produits métalliques fabriqués ou travaillés par ses soins. On y distingue des clous de différentes tailles, des pointes métalliques, des pièces de fixation, des outils à manche en bois et diverses pièces en fer ou en acier. Il travaillait avec une machine artisanale à entraînement manuel, équipée d’une grande roue et d’un axe de transmission. « C’est ce travail qui me nourrit et me permet de nourrir ma famille, même si de temps en temps, je vais aussi au champ pour cultiver », fait-il savoir avant d’égrener les difficultés qu’il rencontrait avant l’arrivée du courant. « Avant d’avoir l’électricité, le travail était fastidieux. Maintenant qu’il y a le courant, je travaille toujours avec les deux outils, mais j’utilise beaucoup plus celui qui fonctionne avec le courant. Je gagne beaucoup plus, puisque maintenant les choses ont évolué, il y a une avancée remarquable dans ma santé et mes activités », indique-t-il avant de souligner qu’auparavant, certains travaux étaient envoyés ailleurs parce qu’il était impossible de les réaliser sur place avec les outils artisanaux. « Maintenant, nous les faisons ici sur place et mieux, il y en a même qui viennent ici pour qu’on leur fasse cela. Avant, en fait, je ne pouvais faire que les outils qui concernent l’agriculture, alors que maintenant je peux faire beaucoup d’autres tâches, c’est donc une grosse avancée. Avec l’autre méthode, sans courant, ça demande beaucoup plus d’énergie. Ce qui me demandait 5 mn avant, je peux le faire maintenant en une minute, c’est donc une autre avancée. Avant, je gagnais difficilement 2 000 francs par jour,  mais maintenant, je peux me retrouver avec 5 000 francs et plus avec, mieux encore, la qualité du travail même n’est pas la même », se félicite le forgeron qui se voit désormais plus en entrepreneur du fait de l’amélioration de ses activités.

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Des défis et des contraintes

Comme il fallait s’y attendre, la mise en œuvre du Projet « HASKE » ainsi que la réalisation des différentes infrastructures ne s’est pas faite sans des défis et des contraintes dont certaines majeures. L’un des principaux défis reste la disponibilité du matériel. « Aujourd’hui, nous sommes notamment en rupture de compteurs de 3 kW, alors que nous avons reçu des câbles et des accessoires de branchement. Cette situation limite encore notre capacité à satisfaire toutes les sollicitations », reconnaît, par exemple, le Directeur régional de la NIGELEC de Maradi.

À ce défi s’ajoutent les contraintes logistiques avec, comme beaucoup d’autres régions, le vieillissement du parc automobile. « Pour pallier ces difficultés, nous organisons des missions d’appui en fonction des besoins, en déployant les équipes là où les demandes sont les plus importantes », a expliqué le directeur régional.

« Pour garantir la fiabilité du réseau et pérenniser les installations, nous misons sur le suivi des travaux, la maintenance périodique et la surveillance permanente des équipements. Le service technique régional assure la coordination des interventions, avec plusieurs équipes mobilisées sur le terrain. Nous disposons également d’une équipe de permanence capable d’intervenir à toute heure, y compris en pleine nuit, en cas de panne ou de problème sur le réseau. La maintenance reste la base de la durabilité des installations. Nos défis demeurent néanmoins importants. La population exprime de nombreuses attentes et des quartiers entiers sollicitent encore la Nigelec pour être raccordés. Malgré les projets en cours et les extensions déjà engagées dans la région, les besoins restent considérables. Nous devons donc poursuivre l’extension du réseau, tout en veillant à la maintenance des infrastructures existantes. Pour y parvenir, nous avons besoin d’une disponibilité régulière du matériel, notamment des compteurs, afin de répondre plus efficacement à la demande croissante de la population ». M. Moussa Djibrillou, Directeur régional de la Nigelec de Maradi

En dépit des avancées enregistrées, les besoins restent aussi importants. « La démographie de Maradi connaît une croissance rapide et plusieurs quartiers ne sont toujours pas couverts par le réseau électrique. Nous sollicitons donc un accompagnement supplémentaire du programme HASKE pour étendre les infrastructures aux zones qui n’ont pas encore bénéficié de ces investissements, sans oublier les villages dont l’électrification reste à achever », ajoute le Directeur Technique à la DR Nigerlec Maradi. Selon Ali Ibrahim Mounkaila, « l’enjeu ne consiste pas seulement à étendre le réseau, mais aussi à renforcer les infrastructures qui permettent de l’alimenter ».

Actuellement, Maradi dispose de trois postes sources d’alimentation en énergie électrique (Gazaoua, Takalmaoua et Maradi 2), et c’est à partir de ces installations que l’alimentation électrique de la région est assurée. Avec les nouvelles extensions, le renforcement de ces postes sources et des départs HTA devient indispensable pour garantir une alimentation fiable et prendre en charge l’augmentation de la demande. « Aujourd’hui, l’alimentation électrique de la région de Maradi repose sur la ligne d’interconnexion de 132 kV entre Katsina et Gazaoua, d’une capacité de 80 mégawatts. Or, nous avons enregistré cette année une pointe de consommation d’environ 68,7 mégawatts. Nous devons donc anticiper l’évolution de la demande et renforcer nos capacités afin d’éviter que cette ligne n’atteigne ses limites dans les prochaines années », souligne le chef du service technique régional de la NIGELEC.

La principale préoccupation reste toutefois la production locale. « Nous avons besoin d’une capacité de réserve, notamment d’une réserve froide, pour prendre le relais en cas d’indisponibilité de la ligne d’interconnexion. Actuellement, notre parc de production installé à Maradi ne représente que 2,5 mégawatts, alors que la pointe de consommation de la ville est estimée à 25,74 mégawatts. En cas de coupure de l’interconnexion, notre capacité locale ne permettrait donc de couvrir qu’environ 10 % de la demande de la ville », déplore-t-il. « Le renforcement de la production locale est ainsi essentiel pour sécuriser l’alimentation électrique et limiter les conséquences d’une éventuelle interruption de la ligne », n’a pas manqué de plaider Ali Ibrahim Mounkaila.

 

De nouvelles perspectives pour la souveraineté énergétique

Fort heureusement, ces préoccupations ont été bien prises en compte dans le cadre de la phase II du Projet « HASKE » qui se prépare activement pour consolider les acquis. Du 5 au 9 octobre 2026, une équipe de la mission énergie du groupe de la Banque mondiale au Niger a séjourné dans la région dans le cadre de l'appui à la mise en œuvre des projets énergies. Elle s’est notamment intéressée au suivi de la mise en œuvre des composantes 1 et 2 de la Nigelec, de la revue de passation des marchés du projet Haské. Les experts des deux parties ont saisi l’occasion pour échanger sur la préparation de Haské phase 2. Les aspects relatifs à la gestion financière, aux sauvegardes environnementales, sociales et genre, et bien d’autres ont été débattus dans la sérénité avec les partenaires de mise en œuvre ainsi que les populations bénéficiaires pour tirer les leçons, identifier les obstacles et envisager les mesures pour y remédier.

Au lancement de la mission par le ministre de l’Économie et des Finances, les aspects de fond sur la politique de l'énergie au Niger ont été également abordés notamment pour le Haské 2. Les deux parties Gouvernement et Banque mondiale, se sont engagé à discuter conformément aux intérêts des populations nigériennes. Un langage de vérité a été tenu sur l'avenir des investissements dans le secteur de l'énergie, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour l’amélioration de l’accès à l’électricité au Niger, au grand bénéfice des populations et conformément aux priorités nationales définies par les autorités dans le cadre de l’atteinte des objectifs du Programme de la Refondation de la République (PRR) qui s’inscrivent dans ceux des les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies sur lesquels s’alignent la stratégie de la Banque mondiale au Sahel. Avec les progrès déjà enregistrés sur le terrain, le Niger, grâce à l’appui de la Banque mondiale, est en train  de réaliser un grand bond en avant pour l’atteinte de sa souveraineté énergétique, gage d’un développement durable, inclusif et prospère.

Aboulkarim moumouni, envoyé spécial à Maradi (actuniger.com)



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