Ouhoumoudou DPG Gouv Bazoum

La question sécuritaire a été l’un des sujets dominants des débats et interventions qui ont suivis la présentation mercredi à l’Assemblée nationale par le premier ministre de la Déclaration de politique générale du gouvernement (DPG). En réponse aux critiques de certains députés de l’opposition et notamment sur la présence des bases étrangères au Niger, le chef du gouvernement a justifié cette coopération qui, selon lui, a de nombreux avantages et offre de nombreuses opportunités au pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

 

 

Cela a le mérite d’être clair : en dépit des critiques parfois subjectives et des interrogations souvent objectives, le gouvernement d’Ouhoumoudou Mahamadou compte bien renforcer la coopération entre le Niger et les partenaires étrangers dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Mercredi à l’Assemblée nationale, il l’a réitéré dans la Déclaration de politique générale (DPG) avant de répondre sur les commentaires voire critiques de certains députés de l’opposition sur l’utilité de la présence des forces étrangères au Niger. « Il n y a pas de forces étrangères, il n y a que des forces alliées qui sont chez nous dans le cadre des accords de coopération que nous avons signés avec nos partenaires», avait d’ailleurs déclaré le PM qui a justifié cette présence par plusieurs avantages qu’elle à notre pays notamment en terme de formation des Forces spéciales, d’équipements des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et aussi de renseignements au regard des moyens dont ils disposent en la matière.

« Notre pays renforcera sa coopération militaire avec ses alliés du fait de leur rôle crucial en matière de formation, de fourniture d’équipement, de partage de renseignements et d’appui aérien ». PM Ouhoumoudou Mahamadou

« Ceux qui demandent le départ des forces alliées font le jeu de l’ennemi», a défendu le chef du gouvernement qui a laissé entendre que certains pays voisins qui ont essayé d’entamer des négociations avec les groupes terroristes se sont vus poser comme première revendication par ces derniers, le départ des troupes étrangères. Selon le PM, la guerre contre le terrorisme nécessite des alliances et des coalitions internationales et aucun  pays au monde ne peut y parvenir à lui seul comme le démontrent plusieurs exemples de part le monde et impliquant de grandes puissances.

A l’évidence, la coopération et donc la présence des forces étrangères ou alliées a de beaux jours devant malgré les nombreuses voix qui s’élèvent surtout au sein de la société civile et une bonne partie de l’opinion pour demander le départ de ces forces étrangères dont certains doutent de l’utilité au regard de l’amplification des menaces sécuritaires avec la multiplication des attaques terroristes ces derniers mois. « Notre pays renforcera sa coopération militaire avec ses alliés du fait de leur rôle crucial en matière de formation, de fourniture d’équipement, de partage de renseignements et d’appui aérien », a en tout annoncé et assumé le chef du gouvernement lors de son grand oral devant les députés.

A.Y.B (actuniger.com)