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Dans son programme politique du deuxième mandat, le Président de la République  a placé en première position de ses priorités, la « Renaissance Culturelle. ».

Notion ou option qui s’accroche encore aux lèvres, sans que personne : éminents chercheurs (philosophes et historiens) tapis dans nos différentes universités ; pédagogues  et psychologues aux talents avérés, cogitant à longueur de temps à l’INDRAP ou ailleurs ; politologues aux verbes ampoulés, se démenant sur les tribunes des débats publics ; polémistes insaisissables ; commères incontrôlables ; l’omniscient Jackou même, est resté sans ressource pour apporter la petite lueur attendue dans cette colle que s’est lui-même  posé, le président  Issoufou.

Oui !  La notion, ou  que dire, l’option reste indécodable ; l’autre,  dirait  indescriptible.

Mais que faire ?

Il  y a eu, pourtant,  des tentatives, et pas des moindres. J’ai,  par exemple, oui,  l’ex ministre de la Culture, M.Inoussa  Ousseini, s’empêtrer dans un exposé in fine, vain,  d’y apporter une lumière ; j’ai écouté le ministre en poste, dans « une chasse aux mots »  pour convaincre  l’opinion. Au tournant de l’exercice, j’ai attendu, sans les voir au rendez-vous, nos vaillants journalistes, du public comme du privé, se confinant dans un profil bas de : Mais, qu’est-ce qui se passe ? En l’occurrence, J’ai sincèrement espéré les expertises de mes deux cousins, à savoir : le philosophe Dr El Bak ADAM et l’historien Dr Mamoudou Djibo ; me voila, me morfondant de leur mutisme.

Personnellement, j’ai raté la route en pensant que « Renaissance Culturelle » est la panacée  à mes petits textes, de  trouver, cette fois, la voie de leurs honorables et légitimes promotions  et, parallèlement, la promotion tout aussi honorable et légitime de tous ces acteurs culturels, s’égosillant et griffonnant toute leur vie durant, hélas !  

Que faire donc ?

Tentons ensemble, de décrypter cette « chose simple-difficile ».

Toute modestie prise en compte, j’y vois deux Images différentes : une première, philosophique ; la plus communément perceptible et qui consiste à dire qu’il s’agit d’une option visant « un  changement de mentalité des nigériens ».

La deuxième Image, est une option pragmatique, qui doit se reposer sur un vaste plan de REFORME dynamique, avec pour terrain d’application : l’ECOLE.

L’Image I, est si simpliste qu’elle évoque ces traditionnelles déclarations d’intention de politiciens aux prises avec des échéances populaires. Elle est aussi, terriblement  ressemblante à ces fausses options, délibérément jetées dans la foule comme par diversion ou manœuvre sournoise d’occulter une faiblesse dans la gouvernance de la Cité. Dans tous les cas, elle ne peut être rationnellement retenue dans l’acception première déclinée plus haut. En effet, « Changer les mentalités » d’un peuple est une chimère. On n’a besoin que de se regarder soi-même, pour se le dire pour vrai. Et pour cause, nous sommes chacun et tous, le résultat d’un moule d’où chacun, après la créature de Dieu, est sorti, ouvré en esprit et en corps, par une école pernicieuse, car inadaptée, donc nous restons « infaçonnables » à nouveau.

Sous le contrôle des psychologues, philosophes, psychanalystes ou psychiatres, voire des charlatans mêmes,  je déduis que le nigérien, des générations centenaires et adultes vivants, ne peuvent jamais changer en mentalité.

Ainsi donc, qu’il s’agisse de la source de l’option ou de nous autres qui spéculons sur l’option, il faut redescendre aux adolescents d’aujourd’hui, pour espérer réussir une véritable RENAISSANCE CULTURELLE. C’est en cela que je porte mon regard sur l’ECOLE.

Mais quelle ECOLE ?

Enseignant de formation, donc ayant exercé l’Education sur mes semblables ; moi-même, très heureux bénéficiaire de l’Education  reçue de mes différents précepteurs que je salue vivement au passage, la comparaison qui s’impose à moi, me fait affirmer qu’il n’y a pas d’ECOLE de nos jours.

En effet, de l’école primaire au secondaire, tous cycles ; on peut avancer jusqu’à  l’université, il n’y a pas d’ECOLE.

Il y a des bâtiments d’école, on y voit des acteurs qui, en attendant de leur trouver l’appellation qui    

sied, acceptons qu’ils soient élèves, maîtres, étudiants, professeurs, enseignants chercheurs.

Sous réserve de quelques vestiges, bons enseignants, de la real ECOLE qui se démènent encore dans cette médiocrité ambiante, dans chacun de ces niveaux du système, la majorité écrasante mérite plus leurs places à l’étal qu’ici.

Les produits de cette école sont là. Hélas ! A notre corps défendant, ils gèrent notre quotidien:

-C’est cette maîtresse d’école qui soutient que la date « 12 mai 20…. » doit s’écrire avec « s » à mai.

-C’est ce professeur de français au Lycée, qui n’arrête pas de confondre le pronom personnel « leur » et l’adjectif possessif « leur »

-C’est cet enseignant chercheur qui plaque plus de vingt fautes dont plusieurs de grammaire française, dans un texte public.

-C’est cet infirmier, qui monnaie à un autre patient, les médicaments du patient mort il y a peu, faute d’avoir été pris en charge à temps.

-C’est ce médecin qui, pour engranger plus d’argent, aiguille ses patients vers la Clinique privée ouverte à cet effet.

-C’est ce fiscaliste prompt à se fondre sur le bakchich tendu par cet Opérateur économique indélicat, au détriment des Caisses publiques.

-C’est ce Douanier, expert en la matière, qui visite sa énième Villa après cinq ans de fonction.

-Ce sont ces policiers et gendarmes dont  l’assiduité et la ponctualité au boulot n’ont pas eu besoin d’un appel à l’ordre des ministres qui  gèrent leurs carrières.

-C’est aussi  ces femmes et filles aux mœurs légères qui, moralité ambiante aidant, préfèrent le gain facile à la trime noble qui fait gagner son pain à la sueur de son front.

La liste est longue, elle ne se limitera pas là, sans parler de ce politicien qui, pour sa verve ou pour son larbinisme, trouve une planque assurée à la présidence ou à la primature.

Voila de mon humble point de vue, les tares d’une Société empuantie d’halène de corruption, de concussion, de malversation, de criminalité et que dire encore, qui expliquent et justifient la né-ces-sité d’une RENAISSANCE CULTURELLE impliquant tous et acceptée par tous.

Lire la suite dans « l’Ecole et la réforme salvatrice».

TADE Amadou

Auteur nigérien ; 97 06 00, tous  réseaux.

E.Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.           

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