Niger : Niamey accuse N’Djamena, en complicité avec la France, d’« actes hostiles »
Dans un communiqué lu sur la télévision publique dans la soirée de ce lundi 26 octobre, le gouvernement a informé l’opinion nationale et internationale que, le 24 octobre vers 1 h, le territoire national a été la cible d’une frappe aérienne par drone menée depuis le territoire du Tchad, vers la zone d’Emilulu, dans la région d’Agadez, avec l’appui d’une puissance étrangère, la France. Deux (02) civils ont été tués, des blessés enregistrés et des véhicules endommagés. Pour le gouvernement nigérien, « cet acte ne saurait être dissocié d’un contexte connu de tous ». En effet, est-il dit dans le communiqué, depuis plusieurs mois, « le Tchad s’est inscrit dans une démarche hostile » à l’égard du Niger en offrant « une profondeur stratégique à des mercenaires » qui s’attaquent aux populations ainsi qu’aux infrastructures stratégiques et énergétiques. Après avoir fermement condamné cet « acte d’agression », le gouvernement nigérien a annoncé des mesures, notamment une protestation officielle par voie diplomatique, avant d’appeler N’Djamena à cesser toute manœuvre hostile.

Selon le gouvernement, les investigations conduites par les FDS et par les autorités judiciaires ont permis d’établir, sur la base d’éléments matériels et techniques concordants, l’origine de cette frappe, et ces éléments seront remis à la disposition des instances internationales compétentes.
« Le gouvernement condamne avec la plus grande fermeté cet acte d’agression qui constitue une violation flagrante de la souveraineté nationale, de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies et des principes fondateurs de l’Union africaine (UA) ».
Le gouvernement tient le Tchad « entièrement responsable de cet acte et de ses conséquences, exige la cessation de toutes les actions hostiles et la réparation des préjudices causés », poursuit le communiqué, dans lequel les autorités ont annoncé des mesures, tout en se réservant le droit de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour défendre sa population et son intégrité territoriale.




