Suivi de la campagne agro-pastorale : le ministre Bilaly dans la région de Niamey

Après Agadez et Tahoua, c’est par l’arrondissement communal 5 que la mission de suivi de la campagne agro-pastorale a entamé son périple dans la région de Niamey. Dans le hameau de Lougal de Saguia Recasement, le colonel Bilaly Elhadj Gambobo, accompagné du gouverneur de la région de Niamey, le général de division Assoumane Abdou Harouna, a pu visiter une exploitation agricole (champs de mil associé au niébé) qui présente une bonne production. Même constat au niveau des cultures horticoles (moringa, aubergine, concombre…), cependant, le site est confronté aux problèmes d’ensablement et de spéculations foncières.
Au regard des résultats enregistrés, le colonel Bilaly Elhadj a insisté sur l’accompagnement et l’appui-conseil à apporter aux producteurs (engrais, semences, forages) et sur la nécessité de réfléchir à une extension des exploitations.
S’agissant des koris, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage a suggéré la mise en œuvre d’un schéma directeur pour traiter de manière consensuelle le tracé.
À Saguia amont, la délégation ministérielle a pu se rendre compte du laborieux travail conduit par l’ONAHA.
Avant la réhabilitation, la superficie réellement cultivée était de 80 ha, contre 102 ha de nos jours, et le rendement moyen est passé de 4,9 tonnes/hectare à 7,9 tonnes/hectare.
À cela s’ajoutent des économies d’électricité et l’amélioration des conditions d’exploitation.
En dépit des résultats glanés, le colonel Bilaly Elhadj Gambobo a exhorté les techniciens à redoubler d’efforts pour la mise en valeur et pour toutes les interventions.
À ce niveau, la délégation ministérielle a eu l’opportunité de visiter la parcelle de démonstration, qui met en évidence la nouvelle formule d’utilisation et de vulgarisation d’engrais.
Autre motif de réconfort : la station de pompage, avec le chenal repris et les nouvelles pompes disponibles.
Toujours dans l’arrondissement communal Niamey 5, la délégation ministérielle a visité un site privé de 5 hectares où la plante fourragère à haute valeur nutritive pour le bétail, le Maralfalfa, est expérimentée.
« Initier une politique de ramassage et de redistribution des boutures aux autres producteurs », a indiqué le colonel Bilaly Elhadj Gambobo.
Enfin, la délégation ministérielle s’est rendue au niveau des services techniques déconcentrés (directions régionales) de l’Élevage, de la CAIMA, du Génie rural, de l’Agriculture et de l’ONAHA.
Principales contraintes : les moyens logistiques et humains, le fonctionnement et la réhabilitation de certains bâtiments.



