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Cinq (05) personnes sont décédées et deux autres grièvement blessées dans un tragique accident de la route, jeudi 13 août, aux environs de 16 h, sur la RN1 entre Dosso et Birni N’Gaouré. La tragédie fait suite à une collision entre un véhicule 4x4 et un tricycle, communément appelé « Adaydayta », qui assurait le transport de voyageurs. Les victimes sont les passagers du tricycle qui était en surcharge, en plus de violer les textes en vigueur sur le transport interurbain. Cet accident, qui fait suite à celui de la semaine dernière à Doukou-Doukou, toujours sur la RN1, entre Madaoua et Guidan-Roumdji, vient rappeler l’ampleur de l’hécatombe qui sévit sur nos routes malgré les engagements répétés des autorités à prendre les mesures qui s’imposent pour réduire le taux de prévalence des accidents de la route au Niger, l’un des plus inquiétants de la sous-région.

La route a encore tué au Niger ! Quelques jours après le tragique accident qui a fait 22 morts et 37 blessés à la suite d’une collision entre deux bus de transport de voyageurs, à Doukou-Doukou, entre Madaoua et Guidan-Roumdji, un autre accident sur la même route a fauché des vies, occasionné des blessés ainsi que des dégâts matériels.

Le jeudi 13 août dernier, aux environs de 16 h, un tragique accident est survenu sur la RN1, entre Birni et Dosso. Un véhicule 4x4 est entré en collision avec un tricycle communément appelé « Adaydayta » qui transportait sept (07) personnes.

Le choc a été fatal pour cinq (05) des passagers du tricycle, qui sont morts sur le coup. Parmi lesquels, une infirmière et son enfant. Les deux autres passagers, dont le conducteur de l’« Adaydayta », ont été grièvement blessés.

Ce tragique accident vient rappeler l’ampleur de l’hécatombe qui sévit sur nos routes et surtout l’imprudence humaine avec le non-respect des textes par certains conducteurs, qui est à la base de la majorité des accidents de la circulation au Niger.

Dans le cas de cette dernière tragédie, le tricycle était de toute évidence en surcharge et surtout les « Adaydayta » ne sont pas autorisés à assurer le transport interurbain au Niger, ou même intercommunal. Sur beaucoup d’axes pourtant, on assiste à une prolifération de cette nouvelle activité de transport de personnes entre plusieurs localités par les engins à trois roues. D’abord, les « Adaydayta » avaient commencé à assurer cette activité entre les centres urbains et les quartiers ou villages périphériques. Depuis un certain temps, leur champ d’activité s’est considérablement étendu et désormais, les engins à 3 roues desservent des localités distantes de plusieurs dizaines de kilomètres, profitant de la complicité ou du laxisme des syndicats ainsi que des services de sécurité routière, pour transporter des passagers sur des voies réservées aux véhicules à 4 roues.

Des pratiques au mépris de la sécurité des personnes et de leurs biens qui expliquent bien la prévalence inquiétante du taux d’accidents de la circulation au Niger. Selon les estimations officielles, le Niger est l’un des pays qui affiche un taux alarmant d’accidents de la route dans la sous-région.

Des tragédies qui sonnent l’alerte sur l’insécurité routière au Niger

Cette nouvelle tragédie vient rappeler l’ampleur inquiétante que ne cesse de prendre l’insécurité routière au Niger. Elle sonne comme une alerte, surtout pour les autorités, afin qu’elles puissent prendre véritablement les mesures qui s’imposent pour atténuer la prévalence des accidents de la circulation dans le pays.

Pour rappel, le 07 août dernier, deux bus des compagnies de transport de voyageurs STM et SONITRAV sont entrés en collision, aux environs de Doukou-Doukou, sur la RN1, entre Madaoua et Guidan-Roumdji. L’accident a occasionné vingt-deux (22) décès, dont 17 militaires de retour d’une formation, ainsi que trente-sept (37) blessés et d’importants dégâts matériels.

D’après les chiffres publiés en avril dernier par l’Agence Nigérienne de la Sécurité Routière (ANISER), en 2025, quelque 7 116 cas d’accidents corporels ont été enregistrés au Niger, engendrant 1 245 morts et 4 439 blessés graves.

Les accidents de la circulation routière constituent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, de sécurité et de développement, car ils entraînent chaque année des pertes en vies humaines, des blessés graves et des conséquences socio-économiques importantes pour le pays.

D’après la même source, la criminalité routière est préoccupante puisque 99,24 % des accidents sont liés aux comportements humains. L’analyse des causes fait ressortir principalement l’excès de vitesse, le refus de priorité, l’imprudence, le non-respect de la signalisation routière, l’inattention, la conduite en état d’ivresse, la surcharge du véhicule, la somnolence au volant.

Face à cette situation préoccupante, plusieurs initiatives ont été lancées pour enrayer la recrudescence des accidents de la route et leurs conséquences. La dernière en date est celle du Ministère des Transports et de l’Aviation Civile, en collaboration avec l’ANISER, pour faire de l’année 2026 « l’Année de la Discipline Routière », avec le lancement d’une vaste campagne nationale de sensibilisation de la population sur la sécurité routière, conduite par l’Agence Nigérienne de la Sécurité Routière (ANISER), sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif affiché par le gouvernement à travers cette campagne est de réduire de 30 % le nombre de personnes tuées sur les routes, de 50 % le nombre d’accidents de la circulation routière et d’atteindre 100 % de port de casque de sécurité homologué sur l’ensemble du territoire national.

Au-delà de ces initiatives, des textes existent et, pour que l’objectif visé soit atteint, il est impératif de veiller à leur stricte application et de prendre les sanctions qui s’imposent. À la suite de la tragédie de Doukou-Doukou, le ministre des Transports et de l’Aviation civile, le colonel-major Abdrahamane Djibo Amadou, a réuni les principaux acteurs du secteur du transport interurbain pour tirer la sonnette d’alarme et les mettre face à leurs responsabilités. Des sanctions ont été annoncées et de nouvelles mesures édictées pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens sur les routes. Il va falloir étendre visiblement l’initiative aux autres acteurs du domaine des transports.

Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)



Commentaires

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Yampabou
1 heure ya
Le même jour, un bus de Salim transport a écrasé deux personnes à la sortie Est de Doutchi. Il s'agit d'un étudiant en fin de cycle à l'ENS de Niamey et son jeune frère. Tous les deux sont morts.
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