jeudi, 19 octobre 2017
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manif en mauritanie

Nouvelle page ! La Mauritanie en est-elle à la réécriture de son histoire ? Une nouvelle République est-elle sur le point de naître ? Pour le projet référendaire du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui est en cours d’exécution malgré son caractère controversé, le camp du OUI n’hésite pas à avancer des arguments plus surprenants les uns que les autres.

D’abord, les partisans du OUI mettant l’accent sur l’inutilité du sénat qui pourtant est de la majorité présidentielle, pour le remplacer par des conseils régionaux ; lesquels pour le moment, n’ont aucun cahier de charge quant à leurs futures missions.

Ensuite, l’accent est mis sur la modification du drapeau national pour y ajouter deux bandes rouges horizontales, à la mémoire des prétendus résistants contre les colons, morts en défendant la Mauritanie.

Seulement, au regard des raisons de ce changement de drapeau, la surprise reste grande pour le peuple mauritanien, qui n’y retrouve ni sa diversité culturelle, ni une histoire connue et partagée par les arabo-berbère ; car, seuls quelques tribus arabo-berbères seraient concernées par ces faits d’armes et de courage.

Un autre aspect de l’histoire douloureuse de la Mauritanie, qui aurait pu connaitre un début d’apaisement et de reconnaissance historique par l’ajout des deux bandes rouges, a été carrément occulté par le résident du palais ocre. Mohamed Ould Abdel Aziz, dans sa récente sortie n’a fait aucune mention des négros mauritaniens qui ont versé leur sang pour le pays et dont le sang aussi a été versé par leurs propres frères!

Ce faisant, il accentue davantage la fracture et, surtout, le rejet d’une importante composante nationale du processus de réconciliation qui continue de miner la cohésion sociale ; celle-ci dépasse le lieu commun du vivre ensemble pour intégrer en plus de ce premier point, l’agir ensemble ; ce qui pousse l’introspection au-delà des divisions simplistes, car il intègre l’inter et l’intracommunautaire.

Il est étonnant, dans un contexte de tension en recrudescence, de revendication à l’appartenance, au droit d’être et de jouir, de constater l’attitude de surenchère depuis plusieurs années, qui pousse de plus en plus vers un risque à l’implosion de la stabilité du pays.

On a vu l’augmentation des ressources nationales, des matières premières en même temps, on a constaté que le fossé entre les nantis et les plus démunis aller crescendo. Il est un secret de

polichinelle que des richesses croissantes du pays ne profitent pas aux populations, au citoyen Lambda qui peine à joindre les deux bouts. Quid du panier de la ménagère, percé de toute part !

Le gouffre économique n’épargne nul secteur. La descente aux enfers du système éducatif, qui réalise à peine 10% d’admis au baccalauréat est hallucinante.

Les premières réformes du système éducatif à la fin des années 70 et tout au long des années 80 et 90, ne se sont pas améliorées au courant 2000 et n’ont fait que sonner le glas de toute possibilité à des milliers de mauritaniens. Ceux qui ont contribué à plomber le système éducatif, ont mis leur progéniture dans des systèmes d’éducation étrangères sur place et/ou à l’extérieur. Ils ont créé ainsi une élite, au détriment d’une très large majorité de mauritaniens, amputée de toute possibilité d’ascension sociale.

Tout ceci, s’accompagne pour beaucoup d’une réécriture de l’histoire, dont le nouvel aéroport Oumtounsi, est une illustration. D’aucuns diront que, c’est une guerre tribale qui se veut désormais nationale ; d’autres une reconnaissance méritée ; et pourtant ô combien méconnue ! On en veut pour preuve, l’émoi et l’effervescence que ce nom a suscitée au pays des millions de poètes, pourtant habitué à glorifier son histoire.

Nous sommes dans un pays de paradoxe, où les enjeux sont toujours en total décalage avec les urgences du moment. A l’heure où les frustrations s’emparent des populations, en proie à une pauvreté galopante, à un chômage de plus en plus accru chez les jeunes, quel sens donner à un référendum qui a connu un jeu de yo-yo incroyable ?

Après avoir annoncé un référendum populaire, la donne a changé, car la charge budgétaire était très lourde. L’option assemblée et Senat a été privilégié et mis en branle. La première chambre a plébiscité le OUI ; le sénat malgré le fait de devoir voter sa propre suppression, a qu’à même surpris par un NON retentissant. Les sénateurs traités de traitres à la nation par le président, qui d’après ses propres mots n’est pas né pour perdre, nous a ramené à un référendum populaire d’une bagatelle de seulement 6 milliards d’ouguiya et de 3 semaines de paralysie administrative.

Qu’on ne s’y trompe pas, ce référendum dépasse largement l’enjeu du drapeau et du Senat qui ne sont que la partie visible de l’Iceberg. Les enjeux concernent aussi la suppression de la Haute Cour de justice ; le médiateur de la république qui sera incorporé au Haut conseil des

Fatwa et des recours gracieux. Et, plus affolant encore, cet aspect du projet de loi référendaire portant révision de certaines dispositions de la constitution du 20 Juillet 1991 est accroché à la question suivante : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de certaines dispositions de la Constitution du 20 juillet 1991 ? Sans précision aucune.

A cela s’ajoute notamment les sorties inopinées du Président sur les attaques contre la communauté Haratine, les accusant de faire trop de naissances et d’accentuer la pauvreté du pays, qui pourtant, a besoin de démographie forte, de par sa taille et ses ressources abondantes.

Tous ces faits et gestes, sont de nature à diviser, indexer, amalgamer et installer le chaos au sein des composantes nationales, en mettant le pays dans une instabilité sans précédent, pour se faire valoir du titre du seul maitre à bord, capable de le sortir de l’impasse.

En face du camp présidentiel, l’opposition comme toutes voix discordantes est matée systématiquement par les autorités et ce sans distinction aucune. Ainsi on a vu la société civile, les syndicats, les étudiants en plus des partis d’oppositions faire face à de brutales répressions.

Malgré cette union de circonstance, l’opposition ne semble pas vouloir tirer son épingle des joutes électorales, car cantonnée toujours dans cette vieille recette du Boycott, qui jusque-là n’a jamais intimider, ni fait plier le Pouvoir. Le vrai enjeu pour l’opposition, devrait être de changer de fusil d’épaule, en appelant à un NON massif pour contrer le OUI présidentiel ; car Boycotter, dans une élection où le peuple semble dépité, eu égard à la très faible inscription sur les listes électorale, c’est permettre au OUI Présidentiel de passer sans coup férir.

Toure Djeinaba, activiste de la société civile mauritanienne

Commentaires   

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