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Le Niger célèbre aujourd'hui, la 26ème Journée internationale de lutte contre l'abus et le trafic illicite des drogues. A la veille de cette commémoration, le ministre de la Justice, Garde des sceaux et Porte parole du Gouvernement, M. Marou Amadou a livré un message. Dans ce message Marou Amadou a rappelé les objectifs poursuivis à travers cette journée avant de dresser un tableau du trafic et de la consommation des drogues au Niger ainsi que les efforts consentis par les pouvoirs publics en vue d'éradiquer ce phénomène.
Le thème de cette 26ème édition de la Journée est : ''Les drogues et la criminalité en tant que menaces au développement''.
Le ministre de la Justice a d'abord exprimé le soutien moral du gouvernement aux toxicomanes et à leurs familles et leur a souhaité une prompte désintoxication. Et Marou Amadou de souligner les objectifs poursuivis à travers cette journée décrétée par les Nations Unies depuis 1987. ''Il s'agit de sensibiliser les producteurs et les trafiquants, sur les risques encourus par la culture, le trafic, la vente et la consommation de ces substances, car toutes ces étapes sont étroitement liées'' a-t-il indiqué. Le ministre de la Justice d'évoquer ensuite les conséquences néfastes du trafic des drogues sur les sociétés.
''Le trafic des drogues a des conséquences particulièrement graves en raison des énormes profits illégaux qu'il génère'' a-t-il expliqué. En effet, ce sont plus de 322 milliards de dollars américains ou 162.288 milliards de FCFA qui sont générés chaque année selon les statistiques de l'ONUDC, l'organisme onusien en charge de la lutte contre le trafic des drogues. ''Dans les régions de transit de drogue, les groupes criminels sapent l'autorité de l'Etat et la primauté du droit en alimentant la corruption'' a ajouté le ministre Porte parole du gouvernement. A ces conséquences économiques, il ajouter les effets néfastes physiologues et psychologues que provoquent la consommation des drogues sur l'organisme humain. Ce qui sape les bases de développement des sociétés. Et il faut dire qu'aucun pays n'est épargné.
Au Niger, malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics, les trafiquants trouvent encore du chemin. Les statistiques du Centre de coordination de lutte contre la drogue (CCLAD) sont suffisamment éloquentes. ''Il a été saisi pour l'année 2011, plus d'une tonne de cannabis, 203.729 comprimés de diazépam, 91 g de cocaïne, 4 g d'héroïne, 25 g crack héroïne et 3.347 kg de résine de cannabis'' a annoncé le ministre Marou Amadou. 628 personnes de diverses nationalités (âgées de 20 à 49 ans) dont 12 femmes ont été interpellées selon le Garde des sceaux. 236 d'entre elles sont détenues dans les différents centres de détention de notre pays.
Et les conséquences de l'abus et de la consommation illicite des drogues sont aussi réelles. En effet, d'après le ministre de la Justice, 6.157 cas d'intoxications chroniques et 386 cas d'intoxications aigues aux différentes drogues ont été admis par les services psychiatriques de l'Hôpital national de Niamey pour l'année 2011. A cela, il faut ajouter 358 autres cas pour le seul premier trimestre de l'année 2012. Face à ce fléau, le ministre de la Justice, Garde des sceaux et porte-parole du gouvernement a rappelé que la lutte contre le trafic, l'abus et la consommation des drogues est l'affaire de tous.
''La société, les familles, les écoles, les associations et organisations religieuses ainsi que les médias doivent apporter leur contribution pour sensibiliser l'opinion sur les dangers de la drogue'' dit-il. Au niveau du gouvernement, un Plan national d'actions a été adopté depuis 2000. ''Le volet sécuritaire est déjà exécuté et plusieurs autres volets sectoriels seront mis en œuvre très prochainement avec l'appui des partenaires au développement, particulièrement l'ONUDC, la Cellule de lutte contre la drogue de la CEDEAO'' a indiqué M. Marou Amadou. Le ministre de la Justice a saisi cette occasion pour encourager tous les acteurs intervenant dans le domaine de la lutte contre le trafic des drogues, en l'occurrence les membres de la Commission nationale, les services du CCALD, de la Douane, de la Gendarmerie, de la Police et de la Garde nationales ainsi que les Ongs.
Siradji Sanda
Le Sahel
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